Mon corps , mes grossesses et la femme que je suis ….

Ventre

37 ans , toutes mes dents enfin pas vraiment et ce corps de maman qui a porté 8 bébés dont 5 venus nous combler et nous faire travailler sur notre chemin de vie …..

1er bébé à 23 ans , 18 kg de prit pour avoir un joli bébé tout rond et moi qui a toujours été mince , je me retrouve avec un ventre en serpillière …
Au début je l’aime comme j’aime mon BB .
Notre puce arrive 18 mois aprés habillant encore un peu de vergetures ce ventre , ensuite c’est le tour de notre 3ième larron et là après ectte grossesse , je ne me reconnais plus , un ventre toujours rond alors que j’aborde une jolie robe de mariée , que je pars en voyage de noce dans les Iles entourées de si jolies nanas .

Mon homme m’aime comme je suis , pour moi c’est plus dur …..je ne me reconnais plus ….

Et puis je reprends le sport , des arts martiaux plusieurs fois par semaine , je perds mon poids , retrouve mon corps de jeune fille avec toujours ce ventre strié .

7 ans de sports intensifs , je pense trop tard à la chirurgie qui n’est plus remboursé .

Puis 2 autres loulous arrivent avec des grossesses superbes ou je me suis sentie si belle , juste du ventre me retrouvant à chaque accouchements plus mince qu’avant …..

Maintenant je ne pense plus à la chirurgie , j’ai accepté ce corps de femme et je l’aime comme ça , je me sens belle et sexy avec mes seins qui ont donné du lait et mon ventre zébré ;)

Je ne désire plus d’enfants , ma vie ayant pris vraiment uen autre direction plus intérieur et en même temps plus extérieur ;) J’accompagne de belles mamans pendant leure grossesses , j’accompagne de belles personnes quelque soit leur formes ;)

Popoya

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Ces seins…

seins

Mon Histoire, peu de personnes la connaissent. Si des amis proches en savent quelques bribes, cela n’en reste que quelques bribes…

Ces seins, ils ont commencé à prendre forme dès mes dix ans. Et ces seins, ils ont attiré un Homme, le forçant à les regarder, à les caresser, à les toucher, à y prendre du plaisir, à entrer dans l’interdit.

Cet inceste, je l’ai vécu durant deux années. Un temps, où même, je n’étais pas consciente de ce qui m’arrivait, de ce qu’il me faisait, de cet impact si puissant, que même devenue Maman, je n’ai pu entreprendre ne serait-ce que l’idée l’allaiter mon enfant.

Ces seins, ils m’ont dirigée sans le savoir, vers le Homme que je n’aurai jamais dû connaître. Cet Homme qui, tout contre lui, me démontrait de l’émotion, et leur vouait un culte, le culte de l’interdit.

Je ne savais pas que c’était mal, car mes parents n’ont jamais été portés sur l’affect. Ils n’ont jamais démontré ce que c’était que le véritable amour, verbal ou corporel. Ainsi, je ne savais pas que c’était interdit. Je ne savais pas que la limite était franchie. Je ne savais pas que j’allais porter cette cicatrice mentale et physique toute ma vie.

Aujourd’hui, ces seins continuent d’attirer les Hommes. Et je m’en sers comme outil de domination. Je contrôle.

Aujourd’hui, ils sont mon arme, contre un passif que je n’ai voulu, contre un passif qui reste présent.

Je me bats pour rien, mais c’est plus fort que moi. Je me bats contre celle que je vois dans le miroir.

Je me bats pour oublier ses mains, son regard sur moi, mon traumatisme.

J’avais 10 ans. Et mon Grand-père a abusé de moi.

‘Gé

Cachez ces seins que je ne saurais voir…

seins

 Mes seins, je vous ai toujours trouvés trop petits mais votre forme me plaisait, avant… Maintenant, je dois vous accepter.
Avant, j’avais les seins bombés, petits avec leur 85B à peine rempli mais avec une jolie forme qu’un petit soutien gorge forme corbeille mettait en valeur. Avant, c’était avant ma deuxième grossesse … Je fais partie de ces femmes qui ne prennent pas de graisse, deux grossesses, 15 kilos pris lors de chacune d’elle et perdus en un mois… Un bébé, 2 mois d’allaitement, le retour d’un corps parfait, une peau intacte, un joli bombé. Un autre bébé, 6 mois d’allaitement et des seins littéralement vidés, plissés, plats… Allongée, ils sont comme ceux d’une grand-mère. Vite, cachons cette atrocité, il ne faut pas que l’homme puisse voir les dégâts ! Le drap, la couverture, mes mains, je cherche vite un truc pour ne pas qu’il voit ces rides, ces plis, ce creux à la place d’un sein…honte, peine, dégout de moi.
Pourtant, je les ai bichonnés, crémés, massés mes seinsounnets mais non, ils ont décidé de s’enfuir. Aïe, rien ne peut les remplir, même pas ces 3kg repris, au cas où. Voilà, moi aussi je l’ai, cette cicatrice de mes maternités. Moi aussi, je peux dire, « oui mon corps a souffert mais c’était pour la bonne cause ». Il faut que j’accepte. Ma mère a eu le cancer du sein à 36 ans, elle n’en a plus qu’un vrai, sa sœur aussi. Alors, chirurgie, seule qui pourrait redonner du bombé à ces œufs crevés, je te dis non car j’aurais trop peur que tu me caches cette boule qui se développera peut être.
Comme maman, si je dis « oui » à la chirurgie, ce ne sera que si elle est réparatrice, que si le cancer m’attrape puis me laisse vivre. En attendant, mes seins, je dois vous accepter, je dois accepter d’avoir la poitrine d’une dame plus âgée mais pourquoi ça me fait si mal, si honte, d’avoir des seins tout vides et plissés ? Aucun soutien gorge n’arrive à combler ces creux, plus rien ne les rend bombés. Allez mes seins, je vous aime quand même, on va faire la paix.

Mes petits seins adorés! »

photo 2

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J’ai 30 ans, 2 enfants en bas-âge. J’ai allaité.
Quelques mois après la naissance de mon deuxième, un nodule bénin dans mon sein (fibro-adénome), repéré et suivi depuis quelques années, s’est mis à grossir.
Après échographie, mammographie et biopsie, mon gyneco à décidé de m’opérer rapidement.

L’année dernière, je suis donc passée sur le billard. J’angoissais beaucoup par rapport au résultat esthétique qu’aurait l’opération sur ma poitrine. Aux répercussions sur ma vie de femme, mon couple (oui, mes seins, j’y tiens)

L’opération a finalement duré plus longtemps que prévu: au lieu d’un fibro-adénome, le chirurgien à découvert et retiré une grappe de mini-fibro-adénomes… Équivalant à une boule d’environ 3 cm de diamètre. Mon chirurgien m’a expliqué après-coup qu’il avait du me retirer une très grosse partie de ma glande mammaire, et qu’il avait tout reconstruit à partir de ma propre glande, qu’il avait en quelque sorte « étirée » pour la ramener vers l’avant.
Moi qui donnais l’impression de rester assez détachée et cool par rapport a tout ça, je suis tombée dans les pommes lorsqu’il m’a tout expliqué, et qu’il m’a dit qu’en chirurgie, tant qu’on n’a pas opéré, on n’est jamais sûr de ce que qu’on va trouver.
Il m’a annoncé dans la foulée qu’après analyses, ce qu’on m’avait retiré était bénin.

3 semaines après l’opération et des soins infirmiers 3 fois par semaine, j’ai pu retirer le pansement qui me comprimait le sein. J’ai été bluffée par le résultat. Mon sein était parfait, avec un joli bombé, presque mieux qu’avant. Mon chirurgien avait fait des miracles, et comme il me l’avait précisé, avec des petits seins comme les miens, son boulot n’était pas facilité.

Un an après, mon mamelon a repris toute sa sensibilité, la peau de ma cicatrice s’est bien assouplie. J’ai une cicatrice en zigzag de 4 cm autour de mon téton, mais qui ne se voit pratiquement pas, car elle s’est éclaircie petit à petit.
Je me rendais malade avec l’aspect esthétique de la chose…. Je me suis aperçue, quelques semaines après, que si j’avais fait une fixation sur l’aspect physique des mes petits seins adorés, c’était pour ne pas penser à autre chose, qui aurait pu être pire.
J’ai su après mon opération que ma gyneco avait eu un doute sur l’aspect bénin de mon nodule, d’où son empressement à me faire opérer. Car une de ses patientes, du même âge que moi, et qui avait eu la même chose que moi, avait eu la malchance de découvrir une tumeur maligne, alors même que le diagnostic pré-opératoire était bénin.

Alors voilà. Régulièrement je regarde mes seins dans la glace, je me dis qu’on ne voit presque pas les traces de l’intervention… et je dis OUF… Et MERCI à mon chirurgien!

Signé: Framboise.

Sein opéré: celui qui est à gauche sur la photo.

Mes gros seins

Tour de poitrine 95, bonnet F. Je sais, des milliers de femmes à travers la planète dépensent des fortunes pour des implants mammaires, synonymes de féminité, de sensualité, de maternité…
Aujourd’hui je rentre en clinique et je vais dépenser une fortune pour l’inverse. Je vais me faire faire deux énormes cicatrices pour effacer la plus grande plaie de ma vie.
J’avais 11 ans lorsque mes seins ont commencé à « pousser ». Je ne pense pas m’en être rendue compte. J’étais vraiment encore qu’une toute petite fille. Je suis entrée au collège, et j’ai entendu pour la première fois une remarque « mais enfin tu pourrais mettre un soutien gorge, ils sont gros tes nichons ». Je suis restée contrariée par cette remarque un moment. Mais bien obligé d’admettre qu’effectivement, il était temps pour moi de porter un de ces trucs réservé aux femmes… mes copines n’en avaient pas, cela me donnait une particularité pas si désagréable…
Mes seins cette années là, ont pris une place de plus en plus importante, dans mon soutien gorge comme dans ma vie.
Un jour, les «grands», les «3èmes» du sexe masculin, ceux qui avaient les droits dans la cour du collège, ceux qui fumaient dans le « coin de fumeurs », ce lieu sacré et secret que les pions connaissaient mais feignaient d’ignorer pour avoir la paix, m’ont interpellé.
«Hé ! Comment tu t’appelles ? Tu veux venir avec nous ? On va discuter…». Mes copines étaient épatées. J’avais une touche avec les mecs de troisième, quelle chance !
Alors j’y suis allée, dans le lieu sacré-secret. Les types m’ont attrapé. Ils m’ont ploté par-dessus, puis par –dessous le pull, m’ont appelé « salope », m’ont dit des choses qu’alors je ne comprenais pas. J’étais mortifiée, et, couverte de honte, je n’ai jamais raconté cette histoire jusqu’à écrire ces lignes. J’ai compris ce jour là que mes seins seraient très lourds à porter et qu’ils encombreraient mon corps à jamais. Depuis, ma poitrine a toujours été un sujet d’intérêt, pour tout le monde. J’aurais voulu être LE sujet d’intérêt…

Aujourd’hui, 25 ans et 3 enfants (et un bonnet en prime !) plus tard, je vais enlever le poids de cette honte, je vais soulager mon dos et mon cœur !
Aujourd’hui, je vais dire merde à tous ces cons qui me dévisagent la poitrine dans la rue !
Aujourd’hui, je vais taire ma colère à l’égard de ces atrophiés du cerveau (prof compris) qui me touchaient pendant les cours de sport, au point que j’ai par la suite fuit les cours de sport toute ma scolarité, puis toute ma vie.
Aujourd’hui, je vais arrêter de faire ce cauchemars où mes seins grossissent jusqu’à m’étouffer.
Je vais enfin vivre une féminité qui est la mienne, débarrassée de ces attributs qui n’ont jamais été signe de sensualité ni de quoi que ce soit de positif pour moi.
Je vais être moi pour moi.

Je suis une éponge

Mon corps à moi me plait assez

 

Je suis grande, et j’ai été maigre longtemps, pendant mon enfance, mon adolescence, puis j’ai pris des kilos à 15 ans, j’avais enfin des formes, des seins !

Et depuis, je grossis régulièrement. Beaucoup plus ces derniers temps.

Quand on me croise, on peut se dire que je suis bien foutue, mais ce n’est pas tout à fait ça. Non.

Je commence à me dire que je vais devoir faire quelque chose pour mes trois ventres, mes trois bouées. Et mes cuisses aussi.

Avoir des seins plus gros, par contre, ça ne me dérange pas, au contraire ! J’avais toujours rêvé d’en avoir des gros. Je suis passée de la planche à pain au collège à un confortable 90D aujourd’hui, et j’adore les mettre en valeur !

Oui mais le ventre a grossi en proportion…

« Ne fais pas comme ta mère ! » me dit ma mère, qui est ronde, juste ronde, mais qui se voit bien plus grosse…

J’ai trois fesses aussi, résultat d’une mauvaise chute dans des escaliers, c’est resté comme ça !

 

Mais mon corps est une éponge.

 

Tout de que je ressens, tout ce qui m’attriste, tout ce qui me stresse, tout agit sur mon corps.

Championne des maladies psychosomatiques.

Je suis stressée. Depuis toujours.

Depuis toujours j’ai des maux de tête à force de serrer mes mâchoires en permanence.

J’ai connu une rupture difficile, j’en ai récolté un tas de cheveux blancs, une urticaire géante qui réapparait souvent, en plus « gentil », juste des petites plaques, des méchantes démangeaisons quand je suis stressée, quand j’ai chaud, quand je transpire, quand je suis serrée dans mes vêtements, quand je suis au soleil…

 

Et j’ai la « gratouille », ce toc stupide qui me vaut des cicatrices, c’est plus fort que moi, le moindre bouton, le moindre truc qui dépasse, je gratte.

Sous mes cheveux surtout : ça ne se voit pas ?

Si. Mes gestes se voient.

Toute la journée, quand je travaille, quand je réfléchis, quand je suis stressée, j’ai ce réflexe. C’est plus fort que moi. Et je me dis que les gens autour de moi doivent trouver ça bizarre. C’est comme ça.

 

Je me dis que je devrais me mettre au yoga, me relaxer… je devrais…

Quand j’aurai fini ma thèse et que je trouverai une bonne raison pour prendre des vacances, des vraies.

 

Pour que mon corps se détende réellement, au moins une fois.

Moi et mes prothèses PIP

En janvier 2002, lasse d’attendre de me sentir « finie » en tant que femme, je me suis fait refaire la poitrine qui était jusque là inexistante (ou presque !).

Une poitrine de taille normale et qui pourrait durer à vie selon les dire de mon chirurgien qui m’affirmait utiliser les meilleurs produits du marché.

Je suis donc passée raisonnablement d’un petit 85A à un 90B.

Fini les rembourages dans le soutien gorge ! A moi les jolis décolletés !

Rapidement cette poitrine est devenue la mienne, au point d’en oublier rapidement « l’ancienne ».

Les années ont passées, la vie a continué et j’ai eu 2 beaux enfants avec lesquels j’ai pu vivre 2 beaux allaitements harmonieux de 11 et 15 mois.

Ma poitrine en a perdu un peu de tonicité mais rien de dramatique ! Je voulais une poitrine, pas forcement un poitrine parfaite…

Tout allait bien finalement jusqu’il y a peu, jusqu’à ce qu’on me parle des fameuses prothèses PIP défectueuses et que j’apprenne que j’étais concernée.

Lundi dernier, j’ai fait en sorte de savoir si mes prothèses étaient intactes ou non en allant faire une mamographie et une échographie.

Le verdict est tombé: rupture de la prothèse droite et celle de gauche est très altérée.

J’attends que mon chirurgien me rappelle afin qu’on fixe un rendez vous pour retirer « ses bombes », j’ai peur pour ma santé et pour celle de mes enfants qui ont été allaités.

Je me sens coupable de m’être infligé ça pour des raisons esthétiques et je me sens trahie par ce corps que j’avais si bien adopté…

Christelle