Mon corps, mon combat contre les autres

Bonjour,

Ça y est après de longues heures d’hésitation j’ai décidé de me lancer et de me montrer telle que je suis ! Donc voici mon texte et mes photos pour le blog et merci pour cette belle idée:

Parfois, j’aimerais être un homme, pour ne pas subir le dictat du corps parfait ! Sur un homme une petite bouée ça rassure, ça réconforte, on aime s’y blottir … chez une femme ça perd tout son charme et pourtant …

Il y a peu, les canons de la beauté étaient bien en chair ; un bassin large était un signe d’extrême féminité (mais peut-être était-ce parce que à cette époque une femme était avant tout une mère ?!).

Mais à notre époque, c’est quoi être belle ?

 

Si c’est ressembler à ces mannequins longilignes, assexués, déformés par les logiciels de retouche photo que l’on voit dans les magazines, alors je ne veux pas être belle !

Si c’est être heureuse, avec et malgré son corps, alors je suis en train de le devenir …

 

Depuis longtemps j’essaie de vivre avec mon corps, ce corps que je traîne comme un fardeau dont il m’est impossible de me débarrasser. Mon histoire de désamour avec cette part de mon être a commencé très jeune, trop jeune sûrement, à une époque où le souci principal devrait être de trouver le moyen de convaincre ses parents de nous offrir un chien …

 

Tout d’abord il y a eu mes pieds mal formés à cause d’une croissance trop rapide ce qui m’a obligé à porter des chaussures orthopédiques, mes « chaussures d’handicapée » comme mes « camarades » disaient. Je me rappelle m’être faite frapper par un « grand » à cause de ça ! Cruauté éphémère qui laisse pourtant une trace indélébile …

 

 

Ensuite, il y a eu ma taille : 1m72 à 12 ans ça ne passe pas inaperçu (heureusement pour moi ma croissance s’est arrêtée là) !! Pas facile de plaire aux garçons quand on fait une tête de plus qu’eux et que commence doucement à pointer un mal être qui ne fera que grandir au fil du temps pour finir par occuper la place du moteur de ses décisions !

 

A 10 ans : très facile de me retrouver !

 

Puis vint le problème de la poitrine. Ce symbole actuel de la féminité, je l’ai espéré … pendant des mois … des années. Ce n’est qu’à 20 ans que j’ai enfin eu quelque chose qui me convenait, des seins bien ronds et fermes ; enfin je pouvais arrêter de penser à la « planche à repasser » et aux autres colibets !

 

A 16 ans

 

 

 

Il y a également mes chevilles (un de mes nombreux héritages de famille). Ces deux poteaux difformes mal dessinés, à peine différenciés de mes mollets, ces deux masses qui m’empêchent de porter les chaussures que j’aimerais, qui me donnent des jambes identiques à celles de ma grand-mère. Quand je les regarde j’ai l’impression d’être un cheval de trait au milieu de pur-sang arabes !

Mes poteaux télégraphiques !

 

 

 

Le temps passe et puis on part, on fuit, vers la ville, vers un monde peuplé d’anonymes où personne ne s’intéresse à son prochain, où personne ne connait son voisin.

 

Là je me sens à ma place loin des miens.

Mais les blessures profondes d’une enfance difficile son

t malgré tout là et vient alors le problème du surpoids qui s’aggrave à chaque contrariété, à chaque critique. Peu à peu chaque partie du corps se modifie au point qu’on ne se reconnait plus … et l’amour, le soutien d’un conjoint n’y changent rien : le problème est ailleurs, caché derrière un besoin de reconnaissance filiale qui ne vient pas malgré les tentatives.

 

C’est alors que se produit une chose inattendue, un petit être a décidé de s’immiscer dans notre vie. Petit à petit il grandit au sein de ce corps qu’on ne peut supporter et c’est là que se produit le plus grand changement : je suis enfin devenue femme, je suis devenue mère.

 

Mes seins que j’avais tant espérés portent les traces de ces mois d’allaitement, de ces moments partagés où pour la première fois j’ai senti que j’étais indispensable à quelqu’un. Peut importe leurs vergetures et leur relâchement : c’est la marque que j’ai nourri, protégé un petit miracle, ma chair, mon sang …

 

Mon ventre est vide à présent, marqué, flasque, tombant, mais c’est un mal nécessaire ; il a fallut faire de la place pour notre ange, pour qu’il grandisse pleinement pendant ma grossesse.

 

Les kilos qui 9 mois après mon accouchement refusent de partir sont les réserves que mon corps a faites pour que d’un petit haricot je fasse un magnifique petit homme.

 

Me voici donc maintenant …

 

J’étais (je suis encore parfois) une cible pour qui voulait me blesser : incapable de répondre aux brimades, les gens ne voyaient pas ma détresse. Si avec le temps je suis devenue associale c’est pour ne plus souffrir, ne plus être déçue (surtout par ceux que j’aime) !

Mais maintenant les choses changent ! Oui, maintenant je suis déterminée à gagner la guerre, ma guerre, et à vivre heureuse telle que je suis, envers et contre tous !

Chaque jour est pour moi un combat contre les moqueries d’un temps oublié, contre une société formatée qui stigmatise les rondeurs, contre une famille intolérante … mais je m’accroche parce que j’ai trouvé ma voie : j’ai maintenant deux hommes merveilleux dans ma vie !

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Brûlée

Mes pieds

Que j’ai tant aimé jusqu’à ce jour ou 3 litres d’huile bouillante me les ont détruit

Dure cicatrisation mais ils font parti de moi

On les regarde les ignore me demande mais comment ??

Au début je les cachais et puis me suis dit zut ce sont les miens après tout alors tampis pour le regard osé interrogateur des gens je les montre

Voila pour cette partie de mon corps

Je te ferai parvenir autre chose bientôt

Je m’en fous

voila mon ventre a 22 ans

maman a 20 ans je savais dès le début que mon corps serait massacré

j’avoue j’espérait moins que ça mais c’est le prix a payer

se ventre il me gêne

parfois je m’en fou d’autre fois je me dit sa serait tellement mieux sans

évidement se n’est pas la seule partie de mon corps massacré

mes seins mon bas du dos mes hanche mes bras mes mollets rien n’a été épargné

mais voila j’ai la plus belle des poupettes et j’en suis fière

 

 

ma cicatrice sur mon pied droit

preuve d’un malheur mais d’un miracle en même temps

malformation ma mère a eu jusque son 6 ème mois de grossesse pour avorter

car les médecins ne savaient pas vraiment mon degrés d’handicap

heureusement pour moi ma mère assuma jusqu’au bout

a la naissance on me réanima hémorragie au cerveau

j’ai failli être hémiplégique

au final de légères séquelles a la main et un tendon d’Achille qui ne suit pas ma croissance

opéré a 3 ans comme séquelle je boite légèrement et je ne peut pas bougé mon pied correctement mais je marche et je suis en vie c’est tout ce qui compte merci maman

Mon corps…Moi

 

Mon corps… Certaines me l’envient, mais il n’a rien d’exceptionnel, j’ai simplement la chance

d’avoir hérité d’une structure filiforme qui me permet de me laisser aller à la gourmandise.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, mon ventre est là, présent, un peu gras, un peu mou, sans abdos.

Un peu vide surtout. Il refuse de porter la vie… A 33 ans, je vais avoir besoin d’aide pour l’y implanter.

J’accepte mon corps, il est mien, il est particulier, il est moi.

Mes os sont solides, mais fins, si fins, mes poignets semblent si fragiles, et mes doigts sont si osseux.

Ma peau est claire, trop claire, vraiment pâle, et mes veines saillantes, très visibles, surtout sur les mains.

Mais j’aime mon corps.

J’ai beaucoup de points de beauté, c’est joli, comme des pépites de chocolat, mais il faut aussi les surveiller régulièrement.

Mes douleurs. Je suis de constitution nerveuse, mon dos est fragile, mes épaules toujours courbaturées, mon cou souvent coincé.

Mes seins, si petits… Ils sont mignons, tout ronds, mais seul mon homme peut les apprécier vraiment,

car ils sont trop discrets dans la plupart des vêtements.

Mes yeux, beaux, mais myopes…

Des cicatrices, quelques unes, un point enlevé au bas du dos, un coup dans le sourcil, un os surnuméraire retiré du pied, un accident avec un chien, …

Mes pieds, mes grands pieds, trop fins, avec des orteils très mobiles et extrêmement longs, j’ai mis longtemps à m’habituer à eux, et ils continuent à me poser souci. Ils n’ont pas la même taille, et sont trop fins pour les chaussures ouvertes.

Mon corps… Moi.

*Zab*

Mes pieds bots varus equin

Que dire sur cette partie de mon corps….. j’aurai pu te parler de choses qui m’ont complexé après la naissance de mes enfants, comme mes seins que j’ai fait refaire, mon ventre certe plat mais détendu, des vergetures….. mais non, parce que MON complexe c’est ce pied….. Née avec des pieds bots varus equin, j’ai toujours du supporter les railleries des enfants, prendre sur moi vu que je ne pouvais pas mettre toutes les chaussures que je voulais (parle à mon mari des essais chaussures pour le mariage…..lol), ne pas pouvoir faire de danse classique, car impossible de mettre des pointes…… Mais finalement, ces étapes ont forgé mon caractère!!! Je me suis endurcie (meme un peu trop) et comme m’a dit un jour mon medecin à l’adolescence « ce ne sont pas mes pieds que les mecs regarderont…. ». Avec l’age et le recul, ca me fait sourire et il avait raison!!
Non, ma grosse angoisse finalement aura été au moment des grossesses….. Et si mes enfants avaient la même chose. Je ne voulais pas qu’ils connaissent toutes les opérations que j’ai subi, la douleur quasi quotidienne, la broche à vie qui retient mes os, le complexe…… Ce fut ma 1ere question aux échos….. Merci, ils n’ont rien!!
A 33 ans, j’assume enfin plus ce pied, je mets depuis l’année dernière des chaussures ouvertes et du vernis….. j’ai décidé de ne plus me prendre la tête, ce sont les autres en face que ça dérange, moi je fais comme si je ne voyais pas leurs regards…. ou de temps en temps, je me fais plaisir en les mettant mal à l’aise avec un regard insistant et un sourire, en souvenir de toutes les bonnes reflexions que j’ai pu avoir……
voilà, ce blog me semblait l’endroit approprié pour parler de cette chose ultra intime et dont je ne parle quasi pas avec mes amis…..

Mon corps en revue

Tout d’abord mon ventre:

Avant mes grossesses il était plat, musclé et ferme et mon tatouage s’y fondait parfaitement…
Maintenant il est flasque, plus si plat, remplis de vergetures et mon tatouage est devenu affreux et difforme, il es boursoufflé et le soleil d’avant ressemble plutôt à un dessin d’enfant de 4 ans…
Mais peu importe je ne suis pas superficielle et mon ventre ne me déplait pas tant que ça finalement, et heureusement mon mari non plus n’y voit aucun inconvénient, au contraire, souvent on s,amusent comme deux gamins a tripoter toute cette peau molle et en faire des bourrelets, on essais d’en faire le plus possible en une seule fois, on as déjà réussi, en rentrant bien le ventre a prendre une poignée qui contenait 6 bourrelets :D

Ensuite mes seins:

Mes seins sont vraiment LA seule partie de mon corps que je n’aime pas particulièrement ou plutôt que je n’aimais pas avant…Avec mon homme je n’ai aucuns complexes, mais il reste que, je ne sais pas si vous remarquez mais, j’ai d’énormes mamelons, d’énormes auréoles surtout…Avant ça me gênais de mettre nue devant un homme, surtout que j’ai les seins qui pendaient beaucoup plus que ça avant d’avoir mes enfants, la grossesse m’as raffermi un peu tout ça, vous imaginez jusqu’où ça tombait avant! Par contre je reçois souvent des compliments de la parts des hommes de mon entourage concernant ceux ci lorsque je met un décolleté avec un soutif qui soutient correctement, juste pour cela je les aiment bien finalement ;)

Mes fesses:

Elles ont toujours été ainsi, larges et molles avec la graisse qui pend bien sur les cuisses, mais je ne m’en fait pas trop avec ça, c’est derrière donc je ne les vois pas souvent!

Finalement mon pied gauche:

Lui il m’écoeure carréement…j’avais un oignon au gros orteil, vous savez l’orteil qui pousse de travers et qui fait que l’os ressort sur le coté du pied, résultat c’est la merde trouver des chaussures correct…À 16 ans je me suis fait opéré, ils on cassé l’articulation pour mieux replacer l’orteil droit, ont mis une plaque de métal et une vis pour bien tenir le tout en place, 3 mois le pied dans le plâtre a souffrir le martyr! Maintenant il me reste une énorme cicatrice et une région du pied hyper sensible en plus d’une sympathique vis qui justement semble se dévisser un peu plus chaque année…Bah oui le podiatre avait oublié de nous dire que je devais retourner 6 mois après l’opération pour faire retirer la vis et la plaque…Je me suis rendue compte il y as 4 ans que la vis ressortait beaucoup, on la voit à travers la peau (juste sous la petite flèche), et j’avais été consulter pour me faire  »ha bah fallait revenir la faire enlever y a 10 ans »….Du coup je peut la garder aussi longtemps qu’elle ne me dérange pas…Elle n’est pas dérangeante mais juste elle me dégoûte, j,ai des frissons chaque fois que je la touche…BERK!

Voilà ^^
Cordialement, Marie-Jo alias Ériu sur la blogosphère!