Le mal dans la peau

 

Je ne me souviens plus comment ça a commencé, je pense que c’était il y a un an ou peut-être un peu plus.
Le mal est apparut discrètement, en grattant un bouton comme n’importe qui dans une salle de bain.
Puis deux, puis trois, puis un archarnement qui se termine en carnage.
La souffrance est vécut en voyant les dégâts, d’abord on cammoufle mais on sort quand même…

Ensuite vient la période où on se rend compte que le cammouflage des débuts est sans doute encore plus moche que les dégâts et où l’on voit que nos relations se ternissent car on est là mais insupportable car on ne se supporte pas..

Et là: L’isolement après les crises, la fuite, les annulations, les certificats médicaux, en attendant que ça cicatrise …

Pour vivre pendant quelques jours, profiter et puis…

Retomber, une bosse est apparue, il faut que j’arrache tout ça…

Et là, on recommence, on s’éloigne un peu plus…

J’ai commencé une lutte contre se mal dans la peau, accepter d’être imparfaite et vivre à nouveau

M’zelle.

Publicités

Pas beau le pso !

Le psoriasis envahie mon corps depuis prés de 15 ans … d’abord le crane , puis les bras , puis les jambes et parfois le visage …

Maladie auto imune psychosomatique …et héréditaire … la photo ne montre que mes jambes car finalement c’est là ou il me pose le plus de probleme mettre une robe / jupe / short ??

Impossible ça gratte , ça brule et ça part jamais . J’ai du mal a rencontrer des hommes depuis car moi ça me dégoute alors comment ne pas dégouter les autres ? c’est moche et ça gache ma vie … quelques plaques ont pris résidence définitivement .. mais d’autre locataire vont et viennes parfois jusqu’a 50 plaques sur mes pauvre jambes … sur mes cheveux on dirait que j’ai des pellicule , car les croutes tombe et j’en ai sur les vetements ectt c’est dégeu … ça me stress et ça me gratte , ça me brule , et ça part jamais … sur mes bras/ mains ..

Ca m’a causé beaucoup de probleme quand j’ai voulu faire un cap esthetique .. ont m’a refusé l’accé a cause de ça en disant que c’etait dégoutant . sur le visage … j’etais vendeuse … j’etais et le bon mot .

Ah oui, histoire d’accompagner ce pso j’ai une magnifique ligne sur la jambe .. cette cicatrice !!! 2 opérations et un réve brisé …

Mes pointillés

 

Mes cicatrices et moi, c’est une grande et longue histoire d’amour. (Faut dire que ça a commencé tôt).

La première fois, j’avais 1 an et demi, sur la lèvre du haut de ma bouche : bing-la-tête-la-première-sur-le-levier-de-vitesse ( ???), et bam-1-point-de-suture. Celle-là, je ne m’en souviens évidemment pas, elle s’est tout de suite faite fine, en plus. Elle ressemble un peu à un signe de ponctuation (un trait avec un point de chaque côté, en symétrie ; hum, pas clair..). Ce qui a été pratique, c’est qu’elle a longtemps été un signe de distinction avec ma sœur jumelle. Je l’ai appelée Géraldine, comme ma maîtresse de petite section. 10 ans après, presque jour pour jour, j’ai remis ça : bing-la-tête-contre-le-volant-des-auto-tamponneuses-crac-je-me-mord, et bam-5-points-de-suture. Là, je m’en rappelle, je saignais, je saignais, je n’arrêtais pas de saigner. Une fois les fils enlevés, elle s’est « mise une boule », ma cicatrice. Beaucoup plus visible, sur ma lèvre du bas. Ma mère m’a consolée en me disant que plus tard, je pourrais la cacher avec du rouge à lèvres (elle qui ne se maquille jamais, tu parles si ça m’a parlé !…). Que nenni, ma cicatrice, elle se voit encore plus avec du rouge dessus. Bon, tanpis. Deuxième signe distinctif. Je l’ai appelée Angéline (qui était le deuxième prénom d’une de mes arrières grand-mères, je crois). Très vite, je me pose LA question qui tue : et si ça m’empêchait d’embrasser de façon agréable ?… Alors pour mon premier baiser, j’ai demandé à mon premier amoureux si ma bouche toute recousue le dérangeait. Ouf que non.

Puis il y a eu l’appendicite (un 24 décembre, à la montagne, hum-hum). Assez moche aussi, celle-là, mais pas trop visible. Ou en tout cas, facile à camoufler. Je l’ai appelée Maryline (je n’avais pas beaucoup d’idée de prénom en -ine). Six mois plus tard, mon intestin a fait un nœud, une occlusion intestinale ça s’appelle, j’ai le droit à une cicatrice verticale, sous le nombril. Le doute n’est plus permis, j’ai vraiment compris que je ne cicatrisais pas bien du tout du tout. Ça me fait une vallée au milieu du ventre, c’est pas joli, presque complexant, alors je l’appelle Eglantine (j’aimais beaucoup ce prénom, c’est thérapeutique). Elle a une tête de ver de terre. Un ver de terre qui semble me grignoter le nombril.

C’est au tour d’un gros grain de beauté que je dois enlever « au cas où », en plein milieu du dos. Que même le dermato s’excuse de m’avoir fait une aussi vilaine cicatrice. Celle-ci est restée anonyme, puisque je ne la vois jamais. Elle ressemble beaucoup à Eglantine, un autre genre de ver de terre, mais de l’autre côté de mon ventre. Ce médecin m’explique quand-même que j’ai la peau très (trop) élastique, ce qui justifie ces cicatrices devenues difformes, qui se sont trop écartées.

Ma cinquième cicatrice, c’est mon épisio (j’aurais peut-être dû la prendre en photo ?…), et là, alleluia ! La sage-femme me dit chaque jour à la maternité « qu’est-ce que vous cicatrisez bien !… ». Ah. C’est sûr que c’est une chance. Je suis super contente de bien cicatriser de là, hein. L’avantage d’avoir beaucoup d’élastine dans la peau, c’est que mes tatouages, ils sont passés impecc. Pas de croûte, dès le lendemain, c’était nickel. (J’aurais pu me faire tatouer une paire de ciseaux qui fait mine de découper, tiens).

 

Moi, on peut me découper selon les pointillés, si on veut. Et ça me plaît bien, au final. Y’en a pas deux comme moi, du coup ! A suivre ?…

Ma peau, cette plaie.

Mon visage.. recouvert de ses trous, de ses petits boutons..

Lors de la montée des hormones ils se bousculent pour trouver une place au premier rang!
Plus jeune, mes parents me disaient qu’ils partiront avec le temps, qu’il ne fallait pas les toucher.

-Oui, oui papa, oui, oui maman..

Oui,oui, mais ce n’est pas eux qui se rendait au collège avec ces horreurs sur la tronche, donc je les tritouillais en cachette, afin qu’ils « s’en aillent plus vite. »

Ensuite j’ai découvert le fond de teint! (ALLLLLELUIA) lorsqu’on me présentait à des gens, on aurait pu tout aussi bien dire; J’te présente « peau » de peinture! :)
J’en ris aujourd’hui, mais combien de fois je me suis retrouver « punis dans mon chez moi », car monsieur le petit bouton blanc disgracieux avait décider de se loger sur le bout de mon nez.. sur le coin de ma bouche.. au milieu de ma joue.

Je me rappelerais tjs le regard de « mes copains » du lycée qui essayaient de calculer où poser leurs lèvres, afin de ne pas faire éclater la menace qui jonchait sur mon visage.

Plus le temps passe…plus mes petits boutons s’accrochent.
ce que j’aime chez eux? c’est qu’ils me font toujours le même numéro; Un entretiens d’embauche, hop, hop ! sur le nez, sur le front.

Un rencard avec THE homme; « vous bousculez pas!!!! y a encore de la place sur le cou. »
Un bon soin à l’argile; « NOOOOOOON, faites place aux plaques rouge! »

Ma foi à bientôt 30 ans je me suis inclinée face à eux, qu’ils profitent du spectacle.

(P.S: je tiens à préciser que j’ai essayer l’eau de javel.. oui, oui mesdames, messieurs, quand on est jeune et co*, on réfléchit bizarrement. mais tout ça pour vous dire que je suis une personne propre.)

 

=NESS=

Un histoire de tache

Ma tache.

Ma petite tache, jolie. Je l’aime cette tache, ronde, discrète, pigmentée d’une belle couleur caramel. Elle donne envie de mordre dedans, pour vérifier si ce n’est pas un caramel breton échoué sur ma peau.

Elle est en haut de ma cuisse, sur l’extérieur.

Petite erreur de programmation de répartition de mélanine, moi qui est une peau très blanche, je trouve ça cocasse.

Cette petite tâche je l’aime parce qu’elle est a moi. Personne ne m’a dit qu’il ne l’aimais, jamais non plus qu’il la détestait. Personne ne m’a dt que je devrait l’enlever, ou la faire blanchir, personne ne l’a jamais regardé avec dégoût, vous savez cette moue que l’on essaye d’effacer au moment ou on se rend compte l’avoir faite.

Ô oui je l’aime cette tache, elle me suit depuis l’enfance, « une tache de naissance ». C’est la seule chose que j’aime regarder chez moi. Elle ajoute ce petit côté asymétrique a ma silhouette, comme une mouche sur le fard d’une noble dame de temps moyenâgeux.

Mais surtout, elle me permet de me concentrer sur un point, sur ce point quand je suis face a un miroir. Pour regarder quelque chose, comme une mire, plutôt que de regarder le reste, ce reste boursouflé, ce menton dédoublé, le gras du ventre qui fait un bisous lascif des plus nauséeux. J’ai été jolie, mais ce n’est qu’aujourd’hui que je le vois, sur ces photo qu’on m’a volé l’époque. Un joli visage fin, des yeux en amande aux couleurs changeante, un petit nez en trompette même que quand je bronze j’ai une trace clair a sa base. Des cheveux noirs qui boucle en anglaise naturellement, même si c’est une horreur a démêler le matin, c’est joli et sans trop de peine.

Oui mais a l’époque j’avais mal, mal en dedans de trop de question sans réponses, d’un père trop porté sur le tonneau et une maman a qui je refusais de parler d’autre chose que de la météo. Et cette douleur, si sourde et si poignante, silencieuse. Bonne élève, musicienne, vive d’esprit, mais mal a s’en couper la peau, le soir, en haut des bras pour pouvoir le cacher avec un t-shirt. Et puis une fois le rasoir disparu, je n’ai jamais su comment exactement, même si je suppose que ma mère l’a trouvé et jeté, je me suis mise a manger.

A quoi bon faire attention, j’ai d’autre nœud a régler. Et puis manger ça rempli, et finalement un manque se comble de chocolat en bonbon, voire même boite de ravioli froids, juste comme ça en sortant de la supérette, faut pas que maman me voie manger. En plus je mange moins aux repas, tout le monde est content.

Et voilà le joli corps généreux, puis enrobé, puis gros, puis carrément dégoûtant. Avec des haut et des bas.

Aujourd’hui, je ne regarde pas. Je casse la gueule a des gâteaux quand je sens mes nerf en pelote, et puis tant pis advienne que pourra, pire ne serait pas si grave, au point où j’en suis.

Alors dans mon miroir, le matin, je regarde ma tache. Ma jolie tache caramel, là juste là. Et je l’aime.

Mon naevus géant congénital et ma cicatrice

Voilà.

Il y a beaucoup de choses que je n’aime pas chez moi… tellement…
Mais 2 choses sont juste intolérables…

La première photo n’est pas mon plus vieux complexe… c’est le plus récent, mais le plus douloureux.
La cicatrice qui, TOUS LES MATINS, m’envoie en pleine face que la vie est fragile et qu’elle peut s’envoler à cause d’un débile.
Cette cicatrice est sur ma joue, elle ne se voit pas beaucoup selon les gens… mais moi je la vois, je la sens… elle est là, tous les jours.

Elle me fait souffrir le martyre, cette cicatrice…

Elle me rappelle que je partais danser, un soir, tranquillement, et qu’un gars, à moto, a percuté ma voiture à une vitesse folle. Éjectant ma voiture à plus de 50m du point d’impact me laissant prisonnière de cette voiture, inconsciente, brisée de partout, la joue en sang parce qu’un morceau de vitre était logé dedans.

Et cette cicatrice me rappelle TOUS LES JOURS la malhonnêteté des gens.

Parce que ce gars (qui s’en est sortit sans trop de dommages…) a menti. Sur toute la ligne, il a menti. Il a dit que je téléphonais au volant, que je n’avais pas mes phares allumés, que je lui ai coupé la route… tout ce qui pouvait être inventé comme mensonge, il l’a dit.

Alors que la seule chose qu’il avait à faire, c’était de dire « pardon ». Parce que rouler en ville à 150 km/h…

 

 

La 2ème photo est MON complexe.
Celui contre lequel je ne peux rien, je ne pourrai jamais rien faire.
Les gens disent que c’est une « tâche ».

Moi, je dis que c’est un « naevus géant congénital ».
1) Parce que c’est le cas.
2) Parce que « tache »… c’est…

Une tâche, c’est quelque chose qui est là mais qui n’aurait pas dû être là, quelque chose de laid, une tâche, c’est quelque chose qu’on doit effacer… Moi, je ne peux pas. Alors je dis que c’est un naevus géant congénital.

Mais c’est dur.

Je relativise, je me dis que c’est dans mon dos et que ce naevus aurait pu être sur mon visage…

Mais les dos nus: jamais porté
les robes bustier: jamais porté
les débardeurs avec mes cheveux relevés: jamais fait…

Et il fait chaud là ou j’habite… Tant pis. Je transpire.

 

 

Voilà…

Moi et mon eczéma

 

Mon eczéma est super cool. Un peu de stress, de la fatigue, et hop, le voilà qui surgit pour me tenir compagnie.

Grâce à lui je ne supporte pas mes écharpes l’hiver. Grâce à lui, la transpiration me brûle l’été.

J’habite un pays la température passe en quelques mois de -10° à 38°. Mon eczéma m’accompagne donc sans cesse, il ne veut pas me laisser seule. Dès qu’il entend parler de chauffage ou de climatisation, il accourt pour ne pas me laisser seule dans cette épreuve.

 

 

Mon eczéma adore mes tétons et en a détruit un, ce qui m’a empêché d’offrir ce téton à mon premier fils lorsqu’il est né. Mais le lait maternel a été plus fort que mon eczéma lors de mon deuxième accouchement. Mon eczéma a préféré rester en retrait pendant tout ce temps que mon fils avait besoin de ce sein, soit 17 mois. 17 mois sans me voir ! C’en était trop, mon eczéma est revenu de plus belle depuis le sevrage…

 

 

Il est cool mon eczéma, il me tient compagnie, et puis sur presque tout le corps, il aime bien ça.

Faut dire que je lui achète tout plein de trucs à mon eczéma: crème bios, gélules de poisson… Il fait un peu la gueule depuis que j’ai réussi à le sevrer de la cortisone, il y a 3 ans.

 

 

Il m’accompagne partout, non mais vraiment, il est cool mon eczéma.

 

 

Sauf que mon eczéma, il n’a pas encore compris que je serais mieux seule que mal accompagnée.