Bourrelets, kesako ?

avant, étant plus mince, je rigolais des personnes qui étaient « grosse » ba oui, car moi je ne savais pas ce que c’était, et surtout je gagnais ma vie en posant à des objectifs de mode!

je portais des préjugés, me disais qu’il fallait juste un peu d’effort pour prendre soin de soi etc.

Un jour, un souci de santé et j’ai pris 30 Kg d’un coup, en 6mois. fini les contrats de mode, fini les tailles 34/36…bonjour la catégorie de femme classique, tailles 42, puis maintenant 44!

 

 

Aujourd’hui, je partage ce bout de mon corps, car j’imagine bien que des femmes toutes minces, toutes menues qui ne comprennent pas qu’une personne puisse se laisser aller et « grossir »autant, vont visiter ce blog (et je l’espère). Juste pour leur dire que le corps humain devient beau quand il s’abime, car chaque déchirure, chaque bourrelet a une histoire.

L’histoire de mon bourrelet en photo? : « JE SUIS EN BONNE SANTE, merci de s’en inquiéter. »

JG »

 

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Complexée

J’ai toujours été complexée par mon corps . Mais quand on a 16 , 18 ou 20 ans, on a beau « avoir la ligne », on trouvera toujours un petit quelque chose qui ne va pas . Certaines ont un reel probleme, un vrai, qui se reglera seulement par la chirurgie. D’autres, s’inventeront des complexes , pour qu’on leur dise « mais non, tu es tres jolie »

Sans me vanter, on me disait assez regulierement que j’ETAIS jolie , plutot pas mal… enfin tout ça quoi (on pourrait d’ailleurs le constater grace au nombre d’aventures que j’ai eu, avant d’etre avec mon mari …….)

 

Aujourd’hui, j’ai presque 24 ans . 20 kilos et une grossesse de + qu’il y a seulement 3 ans … Je ne regrette pas ma nouvelle vie, mais mon ancien corps ! Je regrette d’avoir tant dis « pfff j’suis trop grosse, j’ai trop de ventre patati patata !  »

 

 

Mon 1er gros complexe, a toujours été mes seins ….

C’est une photo qui date d’aujourd’hui, mais la difference a toujours ete tres flagrante ! toujours ce probleme, quand j’achete de nouveaux sous vetements, ou meme juste des vetements ! y’a pas mal de petits hauts que je ne peut pas mettre, sinon la difference est beaucoup trop flagrante , et ça me gene ! combien de fois, ai je entendu « t’as mis plus de coton d’un coté que de l’autre » ? Combien de fois en ai je pleuré ??Combien de fois ai je rembourré le « petit » avec des chaussettes ?

J’ai bien pensé à la chirurgie… si seulement j’osais me montrer !! c’est pire maintenant qu’avant !

 

 

Y’a qu’à constater la différence :

 

Ces horribles vergetures , cette cellulite, ce ventre pendouillant, ces seins qui tombent, ces 79kg , c’est mon nouveau corps . Deformée par une petite princesse que je ne regrette evidemment pour rien au monde !

Je suis vraiment complexée, et me dit dit que peut etre, en vous montrant ces photos, j’arriverais à mieux m’accepter ! Mon mari dit que je suis toujours aussi belle … Mai moi je suis mal. Je ne me met meme pas en maillot pour aller a la piscine !

 

 

Merci de m’avoir lue, et, regardée !

Un grand soutien moral à toutes celles qui ont vecu la meme chose

 

 

(je pense que certaines me reconnaitront, grace a mes tatouages , mais tant pis !)

Je déteste le mot obèse

 

J’ai 25 ans et je suis -comme dirait mon IMC – Obèse.
Je déteste ce mot et pourtant je pense m’accepter tel que je suis (même si des fois j’aimerais être autrement)

 

Jamais vous ne verrais des bouteilles de soda chez moi.
Je bois de l’eau…
Jamais vous ne trouverais de paquets de bonbons.
Je ne grignote pas…
Jamais vous ne trouverais de petits gateaux
Je les trouve souvent trop sucré…

(Si si je vous assure !!)

 

Et pourtant je suis comme ça et ce depuis ma tendre enfance.

Un écart et je prend du poids de suite !
C’est dans ma nature. Ma mère et Dieu m’ont faite ainsi. Que voulez vous ?

J’ai porté ma fille dans ce ventre pendant 9 mois. Malgré que la grossesse a aggravé encore plus les choses

J’ai appris à m’accepter comme je suis avec le temps.

Cette poitrine a nourri avec amour ma fille pendant plus de 5 mois,
Ce ventre a accueilli ce petit bébé pendant 9 mois.,
Ce corps est remplis d’amour et de gentillesse dans ces moindres recoins.
Et pour cela il fallait de la place :)

Mon corps…Moi

 

Mon corps… Certaines me l’envient, mais il n’a rien d’exceptionnel, j’ai simplement la chance

d’avoir hérité d’une structure filiforme qui me permet de me laisser aller à la gourmandise.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, mon ventre est là, présent, un peu gras, un peu mou, sans abdos.

Un peu vide surtout. Il refuse de porter la vie… A 33 ans, je vais avoir besoin d’aide pour l’y implanter.

J’accepte mon corps, il est mien, il est particulier, il est moi.

Mes os sont solides, mais fins, si fins, mes poignets semblent si fragiles, et mes doigts sont si osseux.

Ma peau est claire, trop claire, vraiment pâle, et mes veines saillantes, très visibles, surtout sur les mains.

Mais j’aime mon corps.

J’ai beaucoup de points de beauté, c’est joli, comme des pépites de chocolat, mais il faut aussi les surveiller régulièrement.

Mes douleurs. Je suis de constitution nerveuse, mon dos est fragile, mes épaules toujours courbaturées, mon cou souvent coincé.

Mes seins, si petits… Ils sont mignons, tout ronds, mais seul mon homme peut les apprécier vraiment,

car ils sont trop discrets dans la plupart des vêtements.

Mes yeux, beaux, mais myopes…

Des cicatrices, quelques unes, un point enlevé au bas du dos, un coup dans le sourcil, un os surnuméraire retiré du pied, un accident avec un chien, …

Mes pieds, mes grands pieds, trop fins, avec des orteils très mobiles et extrêmement longs, j’ai mis longtemps à m’habituer à eux, et ils continuent à me poser souci. Ils n’ont pas la même taille, et sont trop fins pour les chaussures ouvertes.

Mon corps… Moi.

*Zab*

Mes nouveaux seins d’il y a longtemps

Mes seins ont poussé comme des gros champignons, pouf comme ça, d’un coup, à l’adolescence. Je les ai découverts déjà lourds et tombants, à vrai dire, j’avais les seins de ma nounou, une femme qui, dans le pays où je vivais, m’a complètement adoptée.

Pour certains parents ça aurait été insupportable de voir cette nounou faire sienne de cet enfant que j’étais, pour les miens ça a été accueilli comme un plus dans mon parcours d’enfant.

 

Alors cette femme est un peu aussi mon repère maternel, je me suis fabriquée son corps. J’avais ses seins lourds et tombant, j’avais sa peau un peau rugueuse, j’avais ses pieds de kanaks. Mais, en blanc.

 

D’elle j’ai gardé sa peau, ses pieds, mais des seins je n’en ai pas voulu. Fichus machins qui me bousillaient la vie, qui paraissaient beaux et énormes du dehors (j’étais imbattable sur l’achat DU bon soutien gorges), qui me faisaient pleurer quand un homme, regard envieux et gentil me disait regardant mon pull : « tu as de la chance d’avoir des seins comme ça, c’est très important pour les hommes les seins des femmes. »

 

C’était gentil, j’étais jeune, mais ça m’a blessé terriblement, parce qu’il disait vrai et que mes seins à moi ne répondaient pas à « la norme » de seins tout neufs.

 

J’ai donc entrepris de me faire opérer les seins, assez jeune, il a même fallu vérifier que ma croissance était terminée. Ma mère a eu l’intelligence de dire oui, sans même les voir car je ne les avais montré à personne. Même pas moi je crois.

 

Ils ont été refaits, des jolies pommes, j’ai maigri, beaucoup maigri, et j’ai pu enfin me laisser approcher.

 

Maintenant, ils vivent leur vie de sein, 3 grossesses, de l’âge en plus, ils restent jolis, je pense. Je n’en sais rien, je ne sais pas me voir, je ne sais pas appréhender mon corps.

PS : pas de photo de moi toute nue, à travers ce texte, on peut me reconnaître facilement ;o)

Soi est dedans


© azadpicture 2008


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Roxanne Petitier


© Roxanne Petitier

Comme beaucoup d’autres femmes, j’ai dû, et je devrai, apprivoiser cette image du corps, changeante et en inadéquation avec LE modele mais tellement en harmonie et en réponse à mon chemin de vie. L’adolescence et ses rondeurs, trop et pas assez,
l’âge béni où je me trouvais belle,
la maternité et ce gros ventre tendue dont j’etais si fière mais aussi ce corps si soudainement transformé.
Un ventre parchemin sur lequel sont inscrites les lignes de mon amour pour mon fils et son père, et puis mes formes arrondies moins bien définies que je n’arrive pas à envisager comme miennes encore. Des seins vidés de leur lait et ce « soleil » dessiné autour de mes mamelons.
J’ai été mannequin un peu, avant, le corps allait bien avec l’attente. Au debut de ma grossesse, on me sollicite encore, j’ai quelques belles photos.
Et puis il n’allait plus, trop grossi pendant la grossesse, un photographe qui tarde à venir faire la séance qui immortaliserait mon ventre tendu, des photos ratées…
Et puis, j’ai eu la chance de rencontrer une artiste qui trouvait que « mon corps avait de la matière et que c’etait interessant à travailler en clair obscur. » j’avais accouché depuis 7 mois, j’ai adoré cette séance et le résultat m’a permis de l’apprivoiser un peu.
J’ai encore du mal sur la plage, j’ai encore du mal à accepter les vergetures, je suis une adulte responsable voilà, je suis maman, et c’est un si grand bonheur, que parfois, j’arrive à les voir comme un témoignage d’un instant si fugace, 9 mois passés trop vite, où j’ai été serre avant d’être mère.

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