Je suis une éponge

Mon corps à moi me plait assez

 

Je suis grande, et j’ai été maigre longtemps, pendant mon enfance, mon adolescence, puis j’ai pris des kilos à 15 ans, j’avais enfin des formes, des seins !

Et depuis, je grossis régulièrement. Beaucoup plus ces derniers temps.

Quand on me croise, on peut se dire que je suis bien foutue, mais ce n’est pas tout à fait ça. Non.

Je commence à me dire que je vais devoir faire quelque chose pour mes trois ventres, mes trois bouées. Et mes cuisses aussi.

Avoir des seins plus gros, par contre, ça ne me dérange pas, au contraire ! J’avais toujours rêvé d’en avoir des gros. Je suis passée de la planche à pain au collège à un confortable 90D aujourd’hui, et j’adore les mettre en valeur !

Oui mais le ventre a grossi en proportion…

« Ne fais pas comme ta mère ! » me dit ma mère, qui est ronde, juste ronde, mais qui se voit bien plus grosse…

J’ai trois fesses aussi, résultat d’une mauvaise chute dans des escaliers, c’est resté comme ça !

 

Mais mon corps est une éponge.

 

Tout de que je ressens, tout ce qui m’attriste, tout ce qui me stresse, tout agit sur mon corps.

Championne des maladies psychosomatiques.

Je suis stressée. Depuis toujours.

Depuis toujours j’ai des maux de tête à force de serrer mes mâchoires en permanence.

J’ai connu une rupture difficile, j’en ai récolté un tas de cheveux blancs, une urticaire géante qui réapparait souvent, en plus « gentil », juste des petites plaques, des méchantes démangeaisons quand je suis stressée, quand j’ai chaud, quand je transpire, quand je suis serrée dans mes vêtements, quand je suis au soleil…

 

Et j’ai la « gratouille », ce toc stupide qui me vaut des cicatrices, c’est plus fort que moi, le moindre bouton, le moindre truc qui dépasse, je gratte.

Sous mes cheveux surtout : ça ne se voit pas ?

Si. Mes gestes se voient.

Toute la journée, quand je travaille, quand je réfléchis, quand je suis stressée, j’ai ce réflexe. C’est plus fort que moi. Et je me dis que les gens autour de moi doivent trouver ça bizarre. C’est comme ça.

 

Je me dis que je devrais me mettre au yoga, me relaxer… je devrais…

Quand j’aurai fini ma thèse et que je trouverai une bonne raison pour prendre des vacances, des vraies.

 

Pour que mon corps se détende réellement, au moins une fois.

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Corps de rêve, corps rêvé, apprivoisé, subit.

J’ai un beau visage. Je m’en fou de l’avis des autres. J’ai un beau visage. Je l’aime. C’est tout. Mon ventre est une bouée de sauvetage. Je sais nager, je n’ai plus besoin de bouée. Je ne l’aime pas cette bouée.

Je ne suis pas faite pour la minceur. Je suis jolie à 75/80kilos. Mais impossible d’en trouver le chemin. Les psychologue de comptoir balance que c’est une carapace, que je veux me protéger. Les autres, que c’est un détraquement hormonal.

J’ai connu l’anorexie, la boulimie prandiale. 2 enfer. Le premier m’a rendu trop jolie. Oui, on peut-être trop jolie quand on cette fragilité. Façonné, éduqué par un pédophile, j’ai des portes ouvertes sur l’agression sexuel. 3 faucheur de corps, de cœur. Une plainte, classé sans suite, contre le dernier. Il a re-violé parait-il. Etonnant ? Les deux autres faucheurs, un père, mort. Même pas mon père biologique. Je l’ai su tard. C’est quand même fou ce que je lui ressemble. L’autre, il vit sa vie. Il fréquente toujours des enfants. Je ne peux oublier leurs odeurs, leur gout… le plaisir forcé, mécanique. Bordel, le jour où j’ai lu cette canadienne victime d’un père abuseur parler de ça. J’ai dit « oh, je ne suis pas seule, pas folle, pas perverse ». Alors, il parait que j’ai une carapace de graisse à cause de ça.

Merde à la psychologie. J’en parle là. Mais 10 ans de psy, un bon psy. Je n’ai pas peur de jouir, de vivre, de rire, de pleurer, d’aimer, d’avoir du plaisir, de la peine, de la colère, de la joie.

Je suis grosse, et je ne bouffe pas. Je mange assez peu.

Je le connais mon corps rêvé. Un peu moins gras. Un peu moins.

Ca y est, toute façon, je mets du 46. Je peux m’habiller ailleurs que dans les grande taille. Ça ne vous scandalise pas les « grandes tailles ». On n’a pas le droit à la même mode. Non c’est « ample », toujours un peu « fou ». Oui. Bon ça va 5 min. Je n’ai pas envie d’avoir soit du fou-fou flashy au couleur que je n’aime pas ou du sérieux terne. J’ai envie d’être femme. Il parait que ça existe. Mais je n’ai pas le budget. Fait chier.

Je m’en fou, j’y arriverais au 42.

J’ai 2 enfants. A la naissance du 2°, j’ai voulu être « femme », « féminine ». Un tour chez le coiffeur, un cours de maquillage… des jupes.

Mon corps, il n’est pas facile. Il est usé. Ma peau est fragile, sensible au stress. Psoriasis, tu serras le feux entre mes cuisses. On ne le sait pas, mais le psoriasis « en milieu humide » ça brule. Oui, humide. En été, mes grosse cuisse se frottent aussi l’une à l’autre. La chaleur, la sueur, la brulure. Je mets des cycliste pour éviter ça. Le moindre stress, c’est le cuisse, les coudes, la tête. Ça gratte, ça pique.

Je n’aime pas les photos de femme enceinte. Elles ne sont pas des bouée échouée sur une plage ces femmes. Elles sont belles. On la voit leur grossesse. Moi, je le sens cet utérus qui grandit, qui prend de la place, sous ma graisse. Il est volumineux. J’entame mon 4°mois. Personne ne le voit avant le 7 ou 8 mois que j’ai « un hôte ». Moi aussi je voudrais pouvoir montrer au monde ma rondeur, ma douceur maternelle qui accueille cette hôte pas programmé, mais désiré par la réunions de nos inconscients. (Oui, je m’autorise un brin de comptoir psy).

J’aimerais faire ces jolies photo « mois à près mois ». Ça me fait rêvasser. C’est beau de voir la vie grandir. Mais non. Y a une bouée de sauvetage qui me coule à la place. La graisse va se déplacer sur les côtés. C’est tout.

Ironie du sort. Enceinte, je perds du poids. Ce qui confirme la thèse « hormonal » pour ma doc. Mais voyons, comme j’allaite « encore », je n’ai pas vraiment le droit à une attention médical, et au final… J’ai tellement à gérer. Un fils avec un léger handicap pas du tout reconnu par les médecins, un autre qui est à une légère perde d’audition à cause d’un traitement, des problèmes de tune (comme tout le monde), bosser, m’occuper de la vie courante… Je me calle « quand » pour un bilan de santé ? Entre 7h00 et 7h01 ? Je préfère dormir. Désolé, j’en ai besoin.

Le plus drôle, c’est que ce petit topos rapide de mon quotidien doit faire croire que je le déteste. Mais non. J’aime m’occuper de mes zouaves. J’aime accompagner le premier qui a 4 ans et demi ne sait toujours pas dessiner un bonhomme, a du mal à causer. J’aime sa présence, sa clarté, son univers, ses passions. Mon second, il compense admirablement à légère perte. Il me montre ce que c’est un enfant qui se développe a un rythme classique. Un enfant qui dit ses premiers mots, qui a une pèche, qui est drôle, surprenant et qui me montre qu’il est prêt à plein d’expérience nouvelle, qui marche enfin dans la rue… J’adore faire de la photo, mon métier que je lance bénévolement depuis trop longtemps. J’aime faire des sites web pour les autres. J’aime mes projets d’atelier qui commence. Bordel. Ma vie est BELLE.

Un jour, je ferais du 42. Je vous monterais mon cul parfait pour les mains de mon mec, l’absence de bouée de sauvetage, et même si je sais qu’un jour, je finirais en fauteuil roulant parce que mon dos a un gros problème… vous verrez que ça, ce n’est pas un soucis.

Alors voilà. 1 bouée, un beau visage, des cuisses qui brule parfois. Et une vie que je grave dans ma peau, un bébé qui pousse, 2 enfants qui grandissent, des projets, des envies. Il faut juste que je ne sois jamais nue devant une glace. Parce que là, je deteste ce que je vois.

 

PS : Étonnant… j’ai passé « sous silence » la violence physique que j’ai subit… les 15 ans de coups quasi quotidien…
Pas que je sois encore prise dedans… comme si ce n’est qu’un détails concordant avec le père violent

Mes fesses

Me voila ,

 

Cette partie de mon corps , ce truc que je déteste en moi .

Je le déteste car cela n’est même pas spécialement du au fait d’avoir porté la vie .

Ma fille à maintenant bientot 7 ans .

Avant ma fille , j’étais entre 65 et 70 kilos pour 1m70 , ca va hein !

J’ai toujours eu des formes , des larges hanches ( je tiens cela de ma mamie) , des os larges etc etc …

Pendant ma grossesse j’ai pris 20 kilos … M’en fichait complétement , 20 kilos de bonheur , c’était mon premier bébé .

Après la naissance hop , perdu 20 kilos .. mais retombé a 70 kilos jamais moins , pas grave je me trouvais plutot bien .

Puis s’en est suivi un divorce ou j’ai commencé a reprendre un peu de poids , je frolais désormais les 75 , mais bon la encore rien de bien choquant .

Puis la dernierement un traitement a base d’anti dépresseur …Pam 10 kilos en 4 mois , pas besoin d’expliquer ou ils sont …

Et encore on ne vois que mes fesses … mais j’ai des bourrelets au ventre ( chose que je n’avais jamais eu ) , mes vergetures violettes sur le ventre … mes bourrelets sous le soutif dans le dos …

Alors je pleure , je pleure , parce que c’est pas complètement ma faute si je suis devenue CA !

C’est vrai je mange pas toujours hyper bien mais je fais de mon mieux mais rien n’y fais , je perds 2-3 kilos et hop ils reviennent …

Je me sens mal , j’ai honte de ca , quand je m’habille je ne vois que ca …

CA …. CA , ce truc laid et hideux !! qui fait que maintenant je suis a 85 kilos …J’ai jamais eu ce poids la , en dehors de ma grossesse …

 

 

Brunette …