Il y a des soirs ou le passé vous rattrape

Il y a des soirs ou le passé vous rattrape. Ou tous ce qui était bien rangé au fond de votre mémoire refait surface, ou toute une partie de vous ressurgie. Des soirs pires que d autres ou toutes les parties de votre cerveau même celle que vous avez désespérément essayé d enfouir réapparaissent. Il y a des soirs comme ça… Aussi loin que je me souvienne j ai toujours détesté ce corps … J ai toujours détesté ce qui fait de moi ce que je suis. Un homme l a meurtri a l aube de mes 12 ans je n est d ailleurs aucun souvenir avant de ce moi, de celle que j étais ,de celle que j ai bien pu être . Sûrement une jeune fille pleine de vie je ne sais pas, je ne m en rappelle plus. Toujours est il que ce jour la, j ai appris a me détester a me haïr, a lui infligé le pire. Aussi loin que je me souvienne j ai toujours eu une relation très particulière avec la nourriture et les aliments. Effacé ce corps qui avait pu être le mien ce jour la, Effacé la petite fille qui ne pouvais pas hurler sous ses mains. Mon seul but ?. Effacé les traces qu il avait laissé, Nettoyé , lavé, rendre neutre ce corps pas encore formé. Reprendre possession de moi et maîtriser… Avoir la maîtrise de soi, de ce que l on est, de ce qui passe par soi. Je crois que j ai arrêter de manger durant cette période .

J ai arrêté de m alimenter pour m effacé. J ai alors 15 ans et je pèse 38 kg pour 1m76. Je suis seule… mes journées sont rythmé par les crises j invente toujours plus de stratagèmes pour évité les repas, je cache la nourriture, me réfugie dans ma chambre… J ai d ailleurs plus de 10 ans plus tard beaucoup de mal a rester a table. Et ce corps alors ? J ai réussi a jouer avec, a prendre possession de cette chose décharnée. Je l ai mutilée. Je l ai sali, j ai joué et j ai perdu… Je l ai mutilée en essayant de lui donner la mort pour que tout s arrête et que tout disparaisse. Arrêté de penser pour fuir la réalité pour fuir un passé et détruire un avenir. J ai joué en repoussant les limites, mes limites. Je sais que j en était proches que j allais mourir et j ai eu peur. Peur de perdre ce rien qui était moi . Je l ai sali pour qu on m aime pour avoir de l attention pour me sentir vivre et pour m abandonner. Chercher de la douceur la ou il n y en avait pas ,perdre pied dans des bras qui n était pas les miens. J ai perdu et je me suis perdu j ai jouer un rôle la première partie de ma vie. Rebelle et insignifiante Grande gueule et meurtri. Personne n a su voir qui j étais vraiment et pourquoi je me haïssais. Emprisonné dans un corps qui devenait celui d une femme alors que mon esprit était resté celui d une enfant.

J ai connu l hôpital, la réanimation, les traitements. Ceux qui vous abrutisse pour ne plus penser Ceux qui font rentrer les souvenirs dans des cases et qui les empêchent de remonter . Ils sont pourtant toujours la tout près, toutes les nuits, tous les soirs .J ai grandi, le temps a eu raison de mes kilos j ai repris tant bien que mal une alimentation et j ai donné la vie par deux fois …J ai aimé être enceinte je me suis regardé j ai aimé ce ventre rond , j ai porté la vie alors que j étais morte a l aube de mes 12 ans. Plus forte que tout, plus rien ne pouvais me détruire j étais deux. Je suis née le 16 novembre 2007 en donnant la vie. Mon tout petit je l ai nourri au sein sa première année je lui ai donné le meilleur de moi même mon bébé joufflu je le nourrissais de moi . J ai recommencé en 2009 avec sa petite sœur petit bébé surprise la vie me faisait le plus jolie cadeau a défaut d être une femme j étais une mère .

Je crois qu’ On ne m a jamais aimé pour ce que j étais vraiment on n a même jamais vraiment cherché a savoir qui j étais.. J étais la et ça suffisait . Spectatrice de ma propre vie… Le passé vous rattrape toujours il y a des soirs comme ça… Apres huit ans de vie communes de promesses ratés je suis partie. J ai quitté ce qui avait un faux semblant de jolies.J ai quitté le neant, le rien qui me construisais. Je combat mes démons, ils sont toujours la ,je commence juste a amadoué mes peurs. Je ne vis plus contre elles je vis avec. Chaque nouveaux aliments goutés et une victoire et un pied de nez a ma peur d avoir en moi ce que je ne connais pas. Aujourd’hui hui j ai 25 ans, aujourd’hui hui j ai refait ma vie… Aujourd’hui hui je réapprend a aimé ce corps, j ai grossi. Je vis la passion avec un homme celui qui malgré lui me réapprend a m’aimer il sait tout de moi le seul et l unique. Le pire et le meilleur. La douceur et la douleur. J ai mal dans ce corps trop grand pour moi mais je m efforce tout de même a aimer celle que je suis désormais . J ai 25 ans un corps de femme un cœur qui bat, des rondeurs et des complexes . Mais je suis aussi entourée de rires, de cris d enfants de douceur et d amour .Je remercie la vie de l avoir fait entré dans la mienne a pas de loup a force de patience et d amour,de promesses et de vertiges. J ai la tete qui me tourne de tout ce bonheur..J ai peur que tout s arrête, peur de perdre ce que je n ai jamais réussi a atteindre . De lui faire partagé ce bagage trop lourd a porter, me soulager de cette peine que je porte seule depuis 15 ans. Il m apaise me console et je me noie dans ses yeux. Il est le sens de ma vie… Aimer a en mourir ? Oui Se faire la promesse d un avenir meilleur … Juste lui et moi mes douceurs et le reste on s en fou..

Aujourd’hui hui j ai 25 ans et j ai fait le pari fou d être heureuse

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Mon corps, assumé, ni plus, ni moins

 

Je me suis dit que montrer le vrai corps des femmes, le vrai corps des mères aussi, c’est souvent casser l’image du corps idéal… mais parfois aussi tordre un peu le cou à l’idée un peu effrayante qu’on se fait de ce que sera notre corps après nos enfants.

 

J’ai pensé à l’image qu’on se fait des seins après ou pendant l’allaitement. Dès qu’on aborde le sujet d’un allaitement un tant soit peu long les commentaires fusent « ouah t’imagines l’état des seins après!! ». Récemment j’ai été surprise en lisant les commentaires d’une certaine photo, de constater qu’il était évident pour plusieurs mamans que l’allaitement faisait disparaître seins… comme si le bébé les avait mangés?? curieux.

 

Alors voilà mes seins, ils ont vécu 2 grossesses, 5 ans d’allaitement en continu. Ils n’allaitent plus depuis quelques moins maintenant. Ils sont toujours là ;) Moins fermes qu’à mes 20 ans, sûrement, mais ils sont là, à peu près de la même taille qu’avant, un chouïa plus. Évidemment ça n’a pas valeur de généralité, mais maintenant au lieu de devoir imaginer l’état des seins après 5 ans d’allaitement, vous en aurez vu au moins une fois ;)

 

Mon rapport avec eux? le même qu’avant je crois… je les ai toujours trouvés trop ceci ou pas assez cela, même quand ils étaient jeunes et fermes. Alors ma foi si je les trouve aujourd’hui un peu trop tombants, pas assez fermes… y a rien de neuf. Je suis, comme d’habitude, jamais tout à fait contente de ce que je vois dans la glace, et puis en même temps ça ne m’empêche pas de vivre. La pudeur? ni plus ni moins qu’avant, j’ai toujours été du genre à me changer devant les copines sans trop y réfléchir… enfin bref c’est mes seins, ça a toujours été mes seins, ça reste mes seins… le fameux « sein qui allaite » n’est pour moi pas si différent de celui qui n’allaite pas.

Mes seins, mes meilleurs ennemis

Mes seins, en tant que femme ont souvent été mes meilleurs amis. Je les ai aimés, montrés, mis en valeur.

J’ai 35 ans et j’arbore une poitrine ferme, ronde, insolente…

Ils ont attiré l’oeil sur la plage, suscité des commentaires qui m’ont fait rougir de gène mais aussi de fierté.

 

A géométrie variable ils ont évolué avec moi : très petits, moyens, plutôt généreux pendant mes grossesse, ils n’ont jamais souffert des ces changements, me sont restés fidèles!!!

 

Je sais que des femmes les jalousent, les envient… Les hommes les aiment.

 

La nature ne m’a pas donné que des atouts : petite, des dents tordues, une peau assez moche… mais je dirais qu’elle s’est rattrapée par là.

Enfin je le croyais…

 

Je ne me suis rendue compte de ma « malformation » que très tard…

 

Avec les premières caresses, les premiers jeux amoureux.

Déjà j’ai constaté que le contact avec mes tétons était très désagréable, que je détestais quand les hommes jouaient avec, les embrassaient ou pire, les mettaient en bouche. Et un jour, une remarque d’un jeune homme m’a mise face à la réalité : je n’ai pas de tétons, enfin si, mais ils rentrent au lieu de sortir. J’avoue que sur le moment cela ne m’a pas plus ennuyé que ça.

 

Et voilà qu’un jour je suis devenue mère : la première fois, stressée par mes seins, non informée, je n’ai même pas pensé à allaiter.

 

Puis je suis redevenue maman, et là je souhaitais donner mon lait à mon enfant. Et mes meilleurs amis sont devenus mes pires ennemis : un enfant incapable d’attraper mes mamelons, qui s’énervait, qui m’a blessée… Ces seins qui ont été ma fierté sont devenus ma souffrance autant physique que morale. J’ai eu peur, j’ai eu mal, j’ai abandonné. Je me suis sentie blessée dans mon rôle de mère. La nature s’est vengée, c’était trop beau.

Pourquoi un geste aussi naturel m’était rendu aussi compliqué : c’était injuste…

J’ai détesté mes seins, j’ai refusé mes seins à mon mari…

 

Mais aujourd’hui un tout petit être m’offre la possibilité de montrer que je suis plus forte que mes tétons : je les aurais, je les tromperaient… Mes seins auront de nouveau de quoi être fier!!!! Et mes tétons n’auront plus honte de se montrer…

 

Tralala

 

 

Le sein nourricier

Je « nourris » mon fils, comme on dit. Oui, j’allaite mon fils. Neuf mois déjà. Encore? Me diront certains. Bravo! Me diront d’autres. Naturellement. Je leur réponds.

 

Cet allaitement, ce bébé, mon bonheur, ma fierté.

Ici je vous dévoile mon sein nourricier. Oui, au singulier. Par choix, par habitude. De la même façon dont on ne se sert que d’une main pour écrire. L’unique, qui à la fois apaise et nourri mon bébé. Jours et nuits.

 

Devinez lequel.

 

Mes seins je les ai tant aimé. Pour les mauvaises raisons. Je les ai tant admirés. Dans le regard des hommes. Parfaits. Ronds. Harmonieux. Fermes.

 

Mes seins je les redécouvre depuis neuf mois. Mes seins je les adore. Pour ce qu’ils représentent. Pour moi. Pour mon fils. Je les redécouvre pour ce qu’ils sont vraiment. Pour le sens profond de leur existence. Ils ne sont plus fermes. Ils ne sont plus harmonieux. Ils ne sont plus esthétiques. Et pourtant je les aime comme jamais. Ils sont l’extension de ma fierté. Ils sont la preuve de ma maternité.

 

Mes seins ont évolués. Ils changeront encore. Tout comme moi je grandis avec eux. Tout comme ils font grandir mon fils.

 

Un œil extérieur pourrait les trouver disgracieux. Quelqu’un d’autre que moi pourrait en faire un complexe. Difficile de ne pas remarquer la différence de taille!

 

Mon fils, lui, s’en fiche.

 

mumtobe

 

Siliconnée

Je suis siliconnée..voilà, pas la peine de tourner autour du pot…j’ai payé pour me sentir femme..en tout cas c’est ce que je ressent..

Adolescente j’ai attendu et attendu..et rien !! Pourtant mes sœurs et ma mère ont de la poitrine..alors ?? Je pense qu’un bug génétique a dû se produire et voilà..je suis la « plate » de la famille..

Alors à 20ans, je pesais 45kg toute mouillée avec un corps de rêve et des soutiens-georges rembourés.. J’en plaisantais tout le temps pour ne pas montrer ma vraie souffrance.. « je prendrais de l’eau plate..comme moi !! » « moi je suis comme les églises, les saints sont à l’intérieur !! » et j’en passe.. on me disait que ca allait bien avec mon corps.. et comme une marque de défense j’enchaînais les petits copains comme pour me prouver que je pouvais séduire..

A 25 ans les kilos arrivent sans qu’on les appelle et là..ben ça va de moins en moins.. je me sens mal dans ma peau , j’en arrive même à détester les gamines de 15 ans qui affichent des décolletés 90C..grrrrrr je LES HAIIIIIIIIS !!!!!!!!!!! arf..

Heureusement mon chéri est là et m’aime comme je suis..et puis on n’a pas de sous donc..

et arrivent mes grossesses, je ne me suis jamais sentie aussi femme que durant mes grossesses, elles auraient pu durer 12 mois j’aurai été heureuse (enfin, pour ma 2ème à j+5 après terme je disais pas ça lol)..J’ai un peu d’espoir de voir ma poitrine se gonfler..et finalement..au lieu de faire grossir mes seins, je découvre que j’ai une polymastie.. « wow c’est quoi ce mot barbare ? » « ben c’est simple, en gros vous avez des nichons sous les aisselles ! » Ô Rage Ô Déséspoireeeeeeeee……(n’empêche ca fait super mal une montée de lait sous les aisselles :/ )

Heureusement ça ne reste pas entre les 2 grossesses..paske bon, j’ai cherché partout et des soutif porte-aisselles ca n’existe pas !!!!!!! lol

eh puis mon homme trouve un super boulot avec un bon salaire et l’été 2010 il me dit « tu sais, tu peux te les acheter tes seins si tu veux.. » (my looooooooove !!)

et voilà..décembre 2010..une nouvelle vie commence.. se sentir femme, « être » femme, pouvoir essayer toutes les fringues qu’on a toujours rêvé et qui nous rendaient ridicule, et puis dans l’intimité aussi, avoir le sentiment de vraiment pouvoir offrir quelque chose de plus à son homme.. c’est juste MAGIQUE..

maintenant, j’assume être une siliconnée mais j’avoue que si je recroise des gens pas vu depuis longtemps je leur dirai « ben ouai..les grossesses ca fait des miracles qu’est-ce que tu veux !! lol »

sur cette photo, j’en suis à 4 mois post-op..il faut dire que les seins prennent leurs formes définitives au bout de 1 an.. là à 8 mois post-op ils ont déjà super bien évolué encore.. je les kiffe mes nénés.

 

« Anna »

Mes mammelons

 » Des mamelons ombiliqués depuis toujours … une opération chirurgicale en 2007 car cela était devenu un gros complexe … 4 ans plus tard, toujours un mamelon qui ne sort pas, meme en le stimulant, meme quand il fait froid ! L’autre est « guérit » et plutot réussi mais je fais une fixette sur le fait qu’ils soient différents l’un de l’autre maintenant … ce n’est pas bien grave en effet, a peine visible meme, mis a part une impossibilité d’allaiter car canaux calactophores trop courts et une gêne esthétique mais c’est mon complexe à moi et une opération n’aura rien changé … Je sais que beaucoup de femmes ont cette particularité et si c’était à refaire, je m’accepterais, parce que ça fait partie de moi, tout simplement … »

(Non signé)