Histoires de cicatrices

Les cicatrices racontent toutes une histoire.

Histoire d’enfance, Histoire de vie, notre histoire.

 

J’en compte une jolie collection, mais certaines racontent une histoire de souffrance, de vol, de viol.
Ces deux toutes petites cicatrices là, se sont placées au coeur de mon intimité, le jour où on m’a tout volé.
Une innocence, une confiance, une joie de vivre.

Depuis ce jour, tout a changé, mon regard a changé.

 

Ces cicatrices furent pendant longtemps des plaies béantes, aujourd’hui elles se sont refermées, laissant place à ces deux petits témoins de mon passé.
Tous les jours elles me rappellent ce qu’il m’est arrivé.
Mais c’est un autre regard que je pose sur elles aujourd’hui.

Elles font partie de moi, elles sont là et le seront toujours… Je suis fière aujourd’hui de les regarder et de pouvoir me dire que j’ai surmonté tout ça, que j’avance.

Une histoire de cicatrices qui m’aura fait grandir, peut être un peu trop vite, mais qui fait ce que je suis.

 

Iezael.

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Ma plus grande souffrance

Cette cicatrice je la hais. Pourtant elle n’est pas visible immédiatement, il faut que je me tourne dans le miroir pour la voir.

Elle se trouve sur le côté de mon ventre. Je l’ai depuis 6 ans. 6 ans de douleur. Elle ne me fait pas souffrir mais lorsqu’elle est apparue une autre est venue se loger sur mon coeur. Cette « jumelle » me fait par contre énormément souffrir.

Il y a 6 ans pourtant j’étais le plus heureuse. J’allais devenir maman. Une joie indescriptible pour moi. Malheureusement un malade que j’ai croisé dans la rue m’a anéanti cette joie. Alors enceinte de 8 mois cet « homme » a planté un couteau en moi. A 1 mois de mon accouchement mon bébé meurt. Une petite fille qui devait s’appeler Sarah.

6 ans ont passé et ma vie est devenu un enfer. Avec mon compagnon on a bien essayé de surmonter ça à deux. Mais la disparition de Sarah a été trop dur pour nous deux et nos chemins se sont écartés. Cette année ma fille aurait fait sa rentrée au CP. Je pense constamment à mon petit amour.

J’essaye de me l’imaginer. Aurait elle eu mes yeux bleus ? Aurait elle eu le sourire de son père ? Toutes ces questions resteront à jamais sans réponse.

L’homme qui a tué mon enfant a fait quelques années en psychatrie. Moi j’ai pris perpet’. Depuis 6 ans cette cicatrice me rappelle ce que j’ai perdu, et me rappelle surtout que personne n’est à l’abri du malheur, et que celui peut frapper à n’importe quel instant comme devant la porte de son immeuble.