Que peut-on savoir de soi si on ne s’est jamais battu ? Je ne veux pas mourir sans cicatrice.

scarification

On me le demande presque toujours, quand on voit ma cuisse ou mes bras, avec ces lacérations épaisses, ces cicatrices protubérantes d’un rose qui tend à s’estomper avec le temps, qui devient blanc, mais qui ne disparaîtra jamais totalement.
« Mais qu’est-ce que c’est ? Comment tu t’es fait ça ? Ce sont tes chats ? »

Mes chats. J’en ai beaucoup, c’est vrai. Mais non, ce ne sont pas mes chats.

On me le demande presque toujours, quand on voit mon mollet, avec sa fleur étrange qui se déroule sur ma peau, comme une tentacule végétale dérangeante.
« Mais qu’est-ce que c’est ? Un tatouage ? Oh ? Tu as un motif au henné sur la jambe ? »

Non. Ce n’est pas de l’encre, ce n’est pas de la teinture. C’est du sang. Cette vie, que je me suis si longtemps acharnée à détester et à vouloir extirper de moi. J’ai coupé, gratté, blessé, fait saigner.
Alors, on dit que ce n’est pas bien. Qu’il ne faut pas. Je dis « oui »Je dis « je sais ». On me demande si j’ai arrêté, hein ? Et je dis oui, parce que j’ai arrêté.
Jusqu’à la prochaine fois, bien sûr.

On m’a souvent dit d’arrêter. De faire autre chose. De… sortir. Me promener. De jouer d’un instrument. De tenir un journal. De dessiner. De prendre un bain. De faire du sport. De boire un thé.
Après des années et des années de boulimie vomitive et de scarifications, je peux assurer que ça ne sert strictement à rien, de vouloir tromper la douleur, de vouloir fuir la peur, d’essayer de s’avoir soi-même, avec des ruses éculées. Il n’y a somme toute que trois façons de réagir : ne pas lutter et faire la crise, différer puis faire la crise, ou bien s’asseoir et se dire : je vais faire la crise, je suis une merde de toute façon, tout le mal du monde va m’arriver suite à ça, je le mérite, je suis une faible, tout est catastrophique, ma vie est un drame. Attendre que l’angoisse arrive à son paroxysme. Et… ne pas faire la crise, parce que l’angoisse n’a pas de point de non retour, et finit par redescendre d’un coup. Aussi absurde que ça puisse paraître.
Mais je ne suis pas là pour donner des méthodes pour faire face à sa propre malveillance motivée par un désespoir sans fond ; je suis là pour juste faire sortir tout mon ressentiment passé, lié à ce que j’ai vécu. Face aux autres. Et face à moi.

Ma mère, qui me voyant les bras lacérés n’a rien fait. Rien. Rien. Rien. Maman, pourquoi est-ce que tu n’as rien fait ? Pourquoi tu n’as pas essayé de comprendre ? Pourquoi ne m’as-tu pas envoyé voir « quelqu’un » ? Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas obligée, ne serait-ce qu’un peu, à parler ? Pourquoi ne t’es-tu pas comportée avec moi comme on se comporte avec un enfant qui souffre ?
Mon père, qui me voyant les bras lacérés n’a rien fait. Mais laisse tomber papa, je n’attends de toute façon rien de toi, toi qui voulais seulement des enfants « grands » (adultes) parce que c’est plus « intéressant ».
Les autres. Les autres mômes à l’école. Ne le portais-je pas suffisamment sur moi, mon mal être ? Tout ce noir, tous ces bijoux agressifs, tout ce gras accumulé au fil des années, toutes ces cicatrices ? J’affichais ma souffrance, de la façon la plus provocante, la plus violente et agressive. Ça a fini par marcher, dans le sens où plus personne ne m’a attaquée. Mais personne ne m’a écoutée, non plus.
Les autres. Mes dites amies. Pourquoi aucune n’a essayé de comprendre ou de m’aider ? Pour me juger, oui. Juger, c’est plus facile. Surtout quand on n’a que quinze ans.

Et moi. Surtout, surtout moi. Pourquoi me suis-je maltraitée ainsi ? Je n’ai rien fait qui pouvait mériter le fait de me haïr autant. Pourquoi n’ai-je pas été assez forte pour tenir, envers et contre tous ? Pourquoi, alors que ça aurait dû être les autres qui auraient dû saigner, pourquoi, pourquoi est-ce moi qui me suis faite souffrir ? Pourquoi ai-je entraîné, ne serait-ce qu’un peu, les autres dans ma souffrance malsaine ?
Et pourquoi ça ? Pourquoi comme ça ?

Parce que le sang qui coule est si libérateur. C’est tout le sale, tout le cri, tout le noir, tout le péché qu’on évacue. Le contraire du blanc de la vie, ce n’est pas le noir, c’est le rouge de la mort.
Parce que la souffrance morale, si étouffante, devient physique. D’immatérielle et tueuse, elle devient comme accessible, gérable. Il suffit d’arrêter de jouer avec la lame, avec les ciseaux, avec le scalpel. Et la souffrance psychique, elle, a disparu pendant un moment.
Parce qu’on estime intolérable que tant de douleur psychique n’aie pas, au moins un peu, une manifestation physique. On estime ça contre-nature. Contre logique. Ce n’est pas admissible. Ce sang rouge et rouillé, c’est le hurlement ruisselant qu’on n’arrive pas à pousser. Il jaillit, coule, salit, fait mal, mal comme des cordes vocales souffriraient d’un cri vibrant de haine et de désespoir.
Parce que si même votre mère vous rejette quand elle va mal, c’est que vous ne méritez pas grand chose de plus.
Parce que si on a pu vous prendre, à plusieurs, comme un jouet sexuel sans âme, alors que vous n’étiez même pas encore adulte, vous ne pourrez jamais vous blesser plus qu’ils ne l’ont fait.
Parce que c’est tout ce qu’on mérite.
Parce que quand on est cassée à ce point, il n’y a plus que ça qui nous rappelle la vie. Il n’y a plus que ça qui semble remettre, un court instant, les choses en place. Le sang, c’est la vie. Tant qu’il y a du sang, il y a de la vie. Et tant qu’il y a de la vie… il y a de l’espoir. Non ?
Parce qu’après, on a une bonne raison. De pleurer.
Parce qu’après, on a une bonne raison. De se soigner, de désinfecter la plaie, de se faire un pansement. On ne peut pas mettre de compresse sur la souffrance mentale, mais sur ces plaies saignantes et suintantes, on peut. On se bichonne un peu, enfin. On accompagne la cicatrisation. On prend soin de soi – on s’y autorise, une courte période. On ne peut rien faire contre les démons qui bouffent notre cerveau, mais contre une série de balafres, on a des armes : de l’hexomédine, des compresses et du sparadrap. De la douceur, enfin, et de la patience. De l’intérêt et de la compassion pour une chair qui souffre.
Parce qu’un court moment, on a le contrôle.
Parce qu’un court moment, on sait que la mort et la vie ne tiennent qu’à nous.
Parce que le lendemain, la douleur reste. Et on sait qu’on n’est pas si faible. Qu’on est un combattant, qu’on est une warrior. On se bat, contre soi, ouais, mais on se bat. Et le matin, dans le froid pinçant, quand on marche en serrant un peu les dents pour aller prendre le bus, les cuisses ou les bras qui tirent douloureusement, on se dit, « je suis vivante. Fuck. Et tout ça, c’est pas si grave ». Envers et contre les autres et soi-même, on est vivant.

Putain, vous me faites rire avec votre thé. Du thé. Mais oui. Bon sang mais c’est bien sûr. Plutôt Lipton ou Earl grey au fait ? C’est quoi pour vous, la panacée des suppliciées, des lésées, des violées ? C’est ça ? Du thé ?

_______________________________

Le temps a passé – ou presque.
Ma fleur est la dernière en date – le deuil de ma dernière peur de l’abandon. Et mon esprit, exercé, s’est envolé. Je ne me saigne plus, je ne me remplis plus de nourriture pour ensuite me vider violemment. Je pense bienveillance, et pour moi, et pour les autres.

Le corps médical ne dit généralement rien. Pas quand les chéloïdes semblent avoir quelques mois, quelques années. Il n’y a rien à dire. Je ne sais pas ce qu’ils pensent. Moi, à leur place, j’aurais pitié. Mais d’expérience, ce n’est pas la pitié qui étouffe les gens : c’est l’incompréhension, qui elle, étouffe tout dialogue. Alors je reste là, debout, désabusée, avec mes cuisses lacérées, que je n’essaie même plus de cacher. Pourquoi les cacherais-je, puisqu’au fond, je pense que le corps médical s’en fout ? Y compris moi, à ce jour. Aussi, il n’y a bien que le recul, en toute chose. Je dis juste un rapide « c’est rien » quand un médecin ne comprend pas assez vite de quoi il s’agit et qu’il me le demande. Tout de suite, il laisse tomber – béni soit-il.

La plupart des autres personnes, lorsqu’elle voit mes marques, continue à me questionner, pour conclure par un : « il ne faut pas ».
Certes. Cependant, quand vous aurez marché autant que moi dans mes new rocks et que vous serez arrivés à mon niveau de sagesse sur la question, vous en arriverez à la même conclusion, mais avec beaucoup moins de hauteur et d’a priori.
Il reste une partie des gens qui ne dit rien. Qui fait comme si elle n’avait pas vu. Vous avez raison – ce n’est plus maintenant qu’il faut relever. Je souris avec indulgence quand on me dit, avec un air catastrophé – surtout pour ma fleur, véritable manifestation de body art, que j’ai dû avoir mal. Cette douleur n’est pas la vraie douleur, croyez m’en. Si je me suis résolue à cet ersatz de douleur physique pour surmonter ma douleur – ma perte – morale, soyez sûrs que ce n’est pas la souffrance de la cicatrice que vous devriez déplorer. Mais mes réels affres ont toujours été secrets.

Aujourd’hui, j’ai toutes mes réponses, à tous mes pourquoi. J’ai compris, et j’ai pardonné, à tous, aveuglement et cruauté. Y compris à moi.
Tout est interdépendance. Il n’y a pas de réel fautif. Des gens perdus, dans un monde qui s’effondre. Je ne suis qu’un symptôme parmi des milliards, dans une société percluse de maux.
Et aujourd’hui, j’ai travaillé à remettre chaque chose à sa place. Aujourd’hui, je n’en veux plus à personne. Et certainement plus à moi.

Maintenant, je bois du thé. Allez-y, marrez-vous – c’est vrai que c’est drôle.
Mais c’est seulement parce que j’ai appris à affronter et à dépasser. Le luxe du thé pour être serein, ça n’est que lorsqu’on a compris. Et pour comprendre, il n’y a que l’expérience des choses – le sang, et les larmes. Il m’a fallu arriver à l’âge vénérable de vingt six ans pour le comprendre.
Mes cicatrices, toutes, y compris piercings et tatouages qui s’inscrivent également dans cette histoire de Peau, je les aime. Je pourrais écrire des pages sur leur sens, leur signification, leur rôle, leur raison d’être, leur syombolique, leur inscription sociologique, même. Elles sont la manifestation physique de mon parcours émotionnel – elles racontent, bien mieux que je ne pourrais le faire. Elles sont une partie de moi. Elles écrivent mon histoire.

«Que peut-on savoir de soi si on ne s’est jamais battu ? Je ne veux pas mourir sans cicatrice. »
Tyler Durden, Fight club.

3 réflexions au sujet de « Que peut-on savoir de soi si on ne s’est jamais battu ? Je ne veux pas mourir sans cicatrice. »

  1. Tu es tres courageuse et j’admire la bienveillance que tu as aujourd’hui envers toi meme.
    Tu es une belle personne dedans comme dehors, ne laisse jamais personne t’en faire douter!

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  2. he oui les gens sont curieux de tout, il y a qq choses de pas ‘normal » pour eux sur ton corps, ils en veulent l’explication, cela les effraient, ou leur fait peine, ou simplement de la cuiriosité, dès que quelqun est un peu different, l’humain d’en face qui aime se meler à la foule , aime etre semblable, la difference les intrigue ou les fait fuir ou certains les attire, mais cela ne reste rarement indifferent,
    tu interpelle, et se faire du mal c’est un cri,, tu cris a toi et aux autres peut etre le mal passé ou le mal etre présent
    desfois cela doit etre pas marrant de devoir toujours se justifier, alors on cache ses bras avec des manches longues, on sait que ce que l’on fait est « special »

    alors ceux qui veulent aider sincerement, vont te proposer des solutions toutes simples , qui ne sont pas sottes, le sport, la lecture, etc, mais il faut dire qu’ils sont demunis et pas du tout conscient de tout le probleme psychologique, ils ne sont pas medecins, et ils vont te dire ce que l’on dirait a quelqun qui est un peu tristounet, allez sort, fait qq chose, mais ils n’imaginent pas que tu vis en fonction de pulsions, et que meme si tu te balades ds la foret les pulsions peuvent etre la, pour une raison ou une autre,

    en tous les cas, tu peux en prime abord, faire oui, du chant de la peinture, des activités divers, mine de rien, c’est une occupation saine, et tu auras un prof, qui te guidera, une attention particuliere vers toi, qui ne remplacertont pas tes parents mais tu seras entouré et aimé , apprecié, et tu feras qq chose dont tu pourras etre fiere , un beau tableau, belle photo, je ne sais, donc cela ne te guerira pas peut etre mais c’est bien, et il y en aura certains petit benefice, qui te donnera peut etre a la longue un declic, d’ailleur ton message en est deja un

    tu as l’angoisse de tes angoisses, a l’linterieur de toi, ya la lutte, donc effacer, ou faire sortir, ce qui te calme c’est te faire du mal, des gens diront elle aime se faire du mal, et c’est horrible, non elle n’aime pas se faire du mal, elle le redoute, elle voudrait dire stop, mais c’est une commande, un ordre de l’interieur de soi, faut le faire, faut que je saigne, bien sur c’est pas dit avec ces mots, c’est un cri, c’est j’en ai marre, c’est effacer, rayer sur sa peau ce qui c ‘est passé ya longtemps mais qui est toujours présent !
    se faire du mal, et puis se soigner, mettre de désinfectant, une douce compresse un petit pansement, c’est le seul moment bien, le soulagement, et puis apres place peut etre à la deception et puis les , je le referai plus

    tu voulais des parents attentifs, tu voulais leur crier quelque chose, mais quoi, toi seul le sais alors pour en rajouter, tu n’as pas eu l’ecoute, ni dans le milieu scolaire avec tes amis, alors d’autres maux sont venus, manger, grossir, se vetir de noir, ne cherche pas trop le pourquoi, c’etait inevitable, , c etait une maniere courageuse, au contraire, de se montrer, de dire , de crier, jusqu a etre exclu, et tu n’as pas été non pas une apparence comme tous les ado, style a la mode, non tu as été toi , toi meme avec ta soufffance qui debousole les amis, et qui fait perdre le pied a tes parents, tu voulais qu ils viennent vers toi,
    tu ne sais pas ce qui se passait ds leur tete, peut etre etaient ils pas tres psycho, peut etre on leur avait dit, faites comme si vous voyez rien etc, moi aussi j’ai eu des blems avc mes parents, mis en pension, j ai pas compris, j’ai fugué, j’ai pensé ils m’ont abandonné juste quand mon frere est decedé on m’a mis en pension, cela a fait une cassure en moi,
    j’ai vieillit, il y a des choses ok pas malin, mais j’arrive a penser autrement , pourtant quand je suis revenue de la fugue, qui a duré longtemps c etait pas une petite fugue, mes parents se sont tuent, pas le mot tuer, mais presque, ils jouaient au scrablle je suis rentree ds la salle, ils m’ont regardé, non rien dit, je suis allée ds la chambre, puis on m’a dit a table, comme si de rien n’etait, parceque on leur avait dit, surtout ne l’enguelez pas si elle revient, bah oui, mais moi je voulais qu’on me saute ds les bras, et qu’on me dise, que se passe til, mon enfant, bah non, et le pire, c’est que je suis dans une famille nombreuse et mes freres et soeurs, se sont concertés et on dit, cette année on fera pas de cadeaux de noel pour elle, elle sera puni,
    quelle horreur, ya eu que ma mere qui m’a offert un truc, et les autres ouvrait leur cado respectifs, j ai pleuré, je suis parti, ma soeur a voulut me gifler elle me tenait le bras en criant ta fait quoi ds la rue, hein la P…. ?
    j’ai refugué
    maintenant, je me dis que oui les parents l’entourage font des trucs cons, et ne voient pas les repercutions, et alors ? c’etait hier, aujourdh’ui c’est fini, c’est moche pas de chance mais c etait pas leur faute, manque de qq chose ds leur affect, oui ca a du etre dur et te marquer

    maintenant tu as avancé car tu as pardonné et compris, que tout le monde fait des conneries, tu en as fait aussi, maintenant tu as un stade en avant puisque ta pensée est devenue beaucoup plus adulte, tu as compris, bien sur tu as encore des deceptions , le corps medical, tiens le mot corps le mot medical, bref, oui ils laissent tomber, quelqun qui a des marques, desfois ils pensent meme que c’est chiqué, et ils sont genes aussi de poser des questions, bah oui ils s’en foutent pas mais je comprend pas moi meme, alors yen a un qui tout de meme pose la question, mais a quoi bon, du coup on dit tout va bien, du coup, il se dit bah j’insiste pas, c est pas a moi d’insister, et patati

    ta derniere scarification c’est une fleur, j’ai l’impression que c’est symbolique, une fleur qui fleurit, tu as fait qq chose de joli, un tatouage de fleur qui s’ouvre peut etre un peu plus a la vie, et non plus des griffure, des coupage des lacerations, la tu as fait du joli, et c est un tres bon signe

    et je lis la fin de ton message, ou maintenant, tu assumes, tu as tes cicatrices, et tu les accepte parceque c’est ton histoire, et ca aussi c’est tres bien, car tu n’as plus honte de ce qui s’est passé, c’etait un point c’est tout, et respect à toi,

    j’espere que tu vas mieux, je ne suis pas therapeute,, il me semble comprendre, c’est tout, tu vois yen a aussi qui comprenne

    en tous les cas, tu as l’air vachement bien comme fille, alors continue ton evolution, franchement ta vie, tu en as tout de meme fait quelque chose , et le combat avec toi, a faire finalement une alliance, une acceptation,

    je te dirai , sois ta meilleure amie,

    gros bisous, et merci de ton temoignage, cela va aider peut etre des jeunes filles , et des dames, souvent on parle de scarifications d’ado, et faut penser aux femmes qui adulte le font et qui on en plus le poids de se dire, merde je fais des trucs ado, alors elle le cache encore plus,

    biz

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