Mes poils de combat : un éloge !

Peli2

Il faudra l’avouer: au commencement il y a un homme. Il y a quelques années, il m’a dit aimer mes poils sous les bras, de les trouver extrêmement érotiques. Visuellement, mais encore plus odorifèrement. Un peu par paresse, un peu car je percevais déjà la dépilation comme une constriction, j’arrêtai de me dépiler les aisselles. Je m’aimais ainsi. Dans l’intimité, c’était devenu mon signe distinctif. Signe distinctif, mais saisonnier : avec l’arrivée de la chaleur, des robes sans manches et de la plage, je faisais place nette de ma touffe sous les bras. A contrecœur, bien sûr, et non sans noter sur mon agenda la date de cet acte apocryphe.

Les étés passés, entretemps les poils ont repoussé, et à présent je continue de résister. Au fond, nous ne sommes qu’en avril. Oui, mon acte est, sans le vouloir explicitement, un acte de résistance. Car en piscine moi j’y vais, et j’y emmène même mes poils. Inutile de le dire, je suis la seule. Quand, pendant les exercices d’aquagym –par ailleurs ridicules, il faut l’avouer- on soulève les bras, ma tache noire est la seule à se révéler. Je n’en ai pas honte, même si parfois je remarque que mes poils ont le pouvoir de réveiller auprès des couples de copines cette espèce de complicité féminine qui peut être très bête et agaçante. Je m’en fiche royalement, mais n’empêche que mon excentricité pilifère me met beaucoup de tristesse car elle marque l’homicide consensuel de la variété des corps et de leur naturel qui est si magnifique.

Je ne veux pas assimiler mes aisselles poilues à un acte de résistance féministe : je me méfie des catégorisation et en plus dans ce cas il n’y en a aucun besoin. Simplement, moi j’aime les poils. J’aime leur consistance soyeuse, j’aime l’odeur qu’ils retiennent et j’adore que le nez de mon aimant puisse s’y faufiler. L’existence de ma petite forêt de l’étage du dessus ne devrait pas représenter un acte de résistance. Et pourtant…

La dépilation est désormais devenue une vraie dictature. Complice le porno, complice l’incroyable chiffre d’affaires de l’industrie de l’épilation, complice un diktat culturel qui court après un faux hygiénisme. Complice trop de femmes consentantes.

Femmes, je voudrais venir chez vous cacher vos rasoirs, détourner vos chemins quand vous allez dépenser votre argent dans les centres esthétiques. Venez avec moi dans la forêt des libertés. Faites avec moi l’éloge des nos corps et de leur naturel. Pas non plus d’obligation aux poils, mais une invitation complice à reconsidérer leur rôle et leur beauté. Contre l’esclavage de l’épilation et pour la célébration de notre diversité. Que cet éloge soit un antidote à la solitude pilifère.
-Giulia

20 réflexions au sujet de « Mes poils de combat : un éloge ! »

  1. j aime bien ton intervention, apres tout ils sont là , donc c’est qu’ils sont utiles !!!
    tu sais mais la femme tu sais liberté qui lève les bras, je te jure, j’ai fait une etude sur le tableau, elle est pas épilee,
    bravo en fait tu resistes pas, tu es naturelle, c’est tout, c’est bien,

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  2. Bonjour et merci pour ce message. Je suis fatiguée de devoir me raser…malheureusement on nous regarde de travers quand on en a sous les bras, comme si on était sale. J’aimerais bien les laisser mes poils, ne plus m’épiler, mais comme vous l’avez bien noté, en été pour porter une jupe ou une robe, il faut passer par le rasage des jambes. J’ai pourtant l’impression que peu d’hommes aiment les femmes poilues, ou je me trompe? Et dire qu’au début j’avais honte de mes poils sur les bras..qu’on peut être bête parfois dans la vie. Le problème justement est de tenir compte de ce que pensent les autres gens…or on s’en fiche…l’important est de se sentir bien, de faire les choses comme on le sent et non pas parce que les autres le font. Il faut rester soi-même et pour cela, je vous dis bravo!

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    1.  » J’ai pourtant l’impression que peu d’hommes aiment les femmes poilues, ou je me trompe?  »
      Je crois que tu te trompes. Aucun des hommes que j’ai fréquenté ne m’a jamais dit de ne pas aimer les poils, bien au contraire. Essaie et tu trouveras la confirmation par toi-même. Le livre de Stephane Rose « Défense de l’épilation intime. Contre la dictature du poil » affirme la même thèse que moi.
      C’est très personnel, mais je peux affirmer qu’un homme qui n’aime pas la pilosité normalement en matière d’érotisme et sexualité laisse beaucoup à désirer…

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      1. Pardon, j’ai cité le titre au contraire!!! C’est bien « Défense du poil. Contre la dictature de l’épilation intime ». Au oui, je me faisais tort à moi même!

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      2. Merci Giulia pour ta réponse. Tant mieux si je me trompe. J’ai 38 ans et les hommes que j’ai rencontrés jusqu’ici m’ont toujours dit ne pas aimer les poils, qu’ils adorent l’épilation du maillot. Alors tu peux imaginer ma gêne d’en avoir sur les bras étant d’origine latine; je sais, c’est stupide de ma part, mais quand on est complexé, on ne se rend pas compte de ses bêtises et puis si on tombe sur les « mauvaises » personnes cela ne fait qu’aggraver la situation. En plus comme je suis née dans un pays à la mentalité germanique où les femmes sont plutôt blondes, châtains clairs, on ne voit quasiment pas leurs poils, j’avais l’impression d’être « différente » à tel point que je me suis épilée les bras depuis l’âge de 17 ans, mais à mes 30 ans j’ai dit stop, je garde mes poils!! Quelle tristesse je le reconnais. Depuis que je me suis installée dans la région natale de mes parents où justement c’est le contraire, la grande majorité des femmes étant assez poilues, je suis fière de mes poils!

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  3. Personnellement, j’adore la pilosité et ces différentes odeurs et textures. En effet la dictature de la mode et la pornoculture font qu’aujourd’hui l’épilation est devenu un passage obligatoire, un segment marketing, un marché la preuve tous ces salons qui se prolifèrent au nom de l’intégrisme hygiéniste.
    Si on regarde « l’origine du monde » de Courbet je ne m’imagine pas la toile sans ses poils ce serait un choc visuel.
    De plus il est fortement déconseillé pour le sexe féminin de s’épiler car devient aride et moins lubrifié !!!!! Et je tiens à te le dire ton combat est juste et courageux, si on visite un peu l’Europe on s’aperçoit qu’en Europe du Nord il y a pas de partisan du « tout poilu » et perso ça réchauffe en hiver…

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  4. J’adore votre billet, Giulia, il est si bien écrit et cet acte de résistance personnelle aux normes imposées est très courageux. Même, si personnellement j’aime les corps lisses, je viendrai volontiers dans votre « forêt des libertés » et je manifesterai la célébration de nos diversités si enrichissantes d’une autre manière.

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  5. Quel plaisir de vous lire ! Pour ma part, je regrette le jour où, suite à quelques remarques désobligeantes, je pris, pour la première fois, un rasoir entre les mains. Une dizaine d’années s’est écoulée, j’ai fait subir de nombreuses épilations, de tous types, à ma peau qui aujourd’hui en pâtit et s’abîme de façon irréversible. Parce que mes jambes sont désormais graveleuses, mon compagnon n’a, en 5 ans de relation, jamais pu les caresser. Le dégoût s’empare de moi toute entière lorsque mon regard se pose sur le résultat du carnage que j’ai, moi-même (!), infligée à mon corps.

    Je souffre de dérèglements hormonaux qui conduisent mes poils à repousser toujours plus rapidement et ce, même si le bulbe est extirpée. J’aurais pu assumer mes poils si ceux-ci étaient fins et doux, comme ils l’étaient avant mon premier rasage. Malheureusement, le temps passant, ma pilosité a pris du poil de la bête en se fortifiant et je ne supporte pas la vue de cette toison qui m’est devenue étrangère. C’est un cercle vicieux.
    Oui, j’aurai peut-être pu apprendre à assumer mes poils si le compagnon sus-cité ne me faisait pas ressentir son hostilité quant à mon corps qui n’est et ne sera jamais net.

    Alors, merci. Merci de lutter contre l’uniformité des corps. J’imagine que ce combat est difficile et admire votre courage.

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  6. Je voulais apporter un autre point de vue ou « pourquoi je me rase le pubis »
    Il y a quelques années, j’ai subit une intervention chirurgicale pour lequel il m’a fallut me raser entièrement le pubis.
    Avant cette date, je ne m’étais jamais posé la question de savoir si je devais ou non me raser cette partie là de mon anatomie. Mes poils faisaient partie de mon identité (même si j’en limitais vaguement l’expansion en période de plage) et mes différents amants n’avaient jamais fait de commentaires à ce sujet. En auraient ils fait que je ne suis pas sure que ça aurait changé quoique se soit.
    Bref, me voilà donc rasée au sortir de la clinique. Dans un premier temps, je n’étais pas très à l’aise avec ce corps qui me semblait celui d’une enfant. Mon mari, lui a trouvé ça amusant et sexy mais ne se serait jamais permis de décider à ma place si ces poils devaient ou non repousser.
    Ce qui m’a fait changer d’avis ? Le plaisir décuplé des caresses manuelle ou buccales et du rapport en lui même en l’absence de poil, tout simplement ! Cette partie de mon corps, déjà par nature sensible aux caresses, s’en trouvait d’autant plus réceptive qu’aucun poils n’étaient là pour la « protéger ».
    Depuis ce jour, mes poils n’ont plus le droit de cité et ce n’est ni un effet de mode, ni la moindre pression sociale qui en est à l’origine !!!

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    1. Vous n’êtes pas la première à évoquer ces sensations plus fortes. Je pense que c’est parce que la zone est irritée par l’arrachage ou l’enlèvement des poils, la sensation est donc « artificielle ».

      Je ne mets pas en doute ce que vous ressentez, je me fais l’écho de ce que certaines femmes ayant testé avec et sans poils m’ont raconté.

      Il ne faut pas négliger non plus les inconvénients liés à l’enlèvement des poils, qu’on les épile ou les rase. Le rasage provoque des microcoupures qui sont autant d’entrées dans le corps pour des organismes n’ayant rien à y faire. L’épilation endommage la peau car les poils font partie intégrante de notre peau, les arracher provoque donc un traumatisme pour celle-ci.

      Bcp de femmes se farcissent des mycoses, une fois sans poils pubiens. Ceux-ci ont une utilité indéniable et je trouve que c’est qqch de bcp trop minoré, au profit de « sensations plus fortes ».

      Je dirais qu’à la limite, je peux comprendre qu’on enlève les poils autour des lèvres, si vraiment la différence de sensation est grande. Mais pourquoi enlever ceux du pubis ? En quoi dérangent-ils ?

      Pour plus de détails sur les inconvénients du glabre pubien :
      http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/08/stop-a-lepilation-pubienne_n_1755891.html

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  7. J’ai 17 ans et j’aimerais pouvoir prendre de la graine de ce que vous dites là et des différents commentaires.
    Mais comme il est si bien dit, s’épiler et/ou se raser, de nos jours, est une question qui ne se pose plus pour la plupart des femmes tant c’est inscrit dans la mode, la publicité, l’image de la « femme parfaite » que nous devons être !
    Alors moi, comme beaucoup trop, j’ai eu la bêtise de commencer à me raser et je sais dors et déjà que je le regretterais plus tard !
    La bêtise est humaine !!!

    Hannah.

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  8. Et bien moi, j’ai horreur des poils sur moi mais je n’ai rien contre celles qui en ont. C’est juste moi, ce n’est pas pour la mode ou autre, j’aime mon pubis sans poils, doux et lisse, mes aisselles nettes et mes jambes douces elles aussi. Ça me donne une confiance « sexuelle », enfin je ne sais comment dire… L’odeur de ma transpiration est horrible et je n’aimerais pas que mes poils la retiennent. Par contre, les poils de bras ne me dérangent pas. Enfin, je suppose que lorsque j’aurais 70 ans et non 30 comme maintenant, mon avis sera tout autre, ou pas ?

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  9. Merci Giulia pour ce billet. Je fais partie des hommes qui préfèrent les corps féminins inaltérés. J’ai toujours dit à mes compagnes qu’elles pouvaient garder leur pilosité, si elles le souhaitaient. Les poils peuvent être des partenaires de jeux érotiques, et comme les aisselles sont une zone érogène, je vous laisse imaginer la suite ;)
    Je dirais même qu’un homme dégoûté de la pilosité des femmes a un problème avec les femmes, il les refuse dans leur féminité de femme adulte (vs la fillette prépubère, sans poils et sans seins).

    Par contre, je ne souscris pas à ce que vous dites sur l’engagement féministe. Je suis un homme pro féministe et c’est à cause des poils de ma compagne que je le suis devenu, justement.
    Car lorsque nous allons à la piscine ou à la plage, certaines personnes pilophobes ont des regards de dégoût, voire se permettent des remarques ou des insultes vis-à-vis de ma compagne. Or, moi aussi j’ai des poils mais étrangement, personne ne me dit rien. C’est vraiment le double standard patriarcal, dans toute sa splendeur.

    Donc, il me semble que face à une norme aussi répandue que le glabre (99,99% des femmes ont les aisselles et les jambes glabres en été, dans tous les pays occidentaux), il est impératif de défendre le droit de garder ses poils (ou de les enlever, bien sûr). Mais on se heurte alors à des obstacles à différents niveaux :
    l’imprégnation inconsciente et millénaire suggérant que les poils féminins sont un problème, car ils indiquent une maturité sexuelle (comme les seins) et la sexualité des femmes a posé un problème au patriarcat pendant des millénaires et ce n’est pas fini. S
    Si on y rajoute le business autour de l’enlèvement des poils, ça fait 2 gros obstacles. Il n’existe des produits que pour enlever les poils, pas pour les entretenir (sauf sur la tête mais ils ne sont pas liés à la puberté). Donc, garder ses poils n’arrange pas l’industrie cosmétique ou les personnes qui vivent de leur enlèvement, c’est un paramètre dont il faut tenir compte.

    Une femme peut parfaitement garder ses poils uniquement parce qu’elle préfère, sans le voir comme un acte de résistance. Mais malgré elle, c’est un acte de résistance face à cette norme absurde

    J’ai consacré un site à la décortication de cette norme du glabre, 100 pages pour expliquer son origine misogyne, son rôle dans la sexualité, la notion de libre arbitre, etc.

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  10. Bonjour, merci pour ce témoignage :)
    Je me rase une fois par mois surtout en ce moment avec les beaux jours qui reviennent mais plus par contrainte esthétique que par envie pourtant il y a quelques années je passais chez l’esthéticienne pour tout me faire enlever par envie. Mais depuis la naissance de ma fille, j’aime mes poils… Surtout sur mon sexe, avec ses poils je ne suis pas une petite fille mais une femme! Et puis mon compagnon aime mes poils plus que ma peau lisse…
    Ton témoignage et les commentaires me démontrent que je ne suis pas une extra-terrestre… Et puis ne sommes-nous pas des animaux? Des mammifères? Et les animaux ont des poils, non? On épile pas nos animaux femelles alors pourquoi nous femmes devons nous epiler…
    Vive le poil!

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  11. Un très joli témoignage qui m’a fait me demander pourquoi je me rasais? Quelles en sont les raisons profondes?
    Je me remémore alors mes années collège et les remarques sur les filles à poils : « tu as vu les poils qu’elle a celle-là?! » Après avoir vécu une 6ème très difficile car exclue de la caste des élèves aisés, je ne voulais en rien me différencier de la masse. Adieu poils aux jambes!
    Et c’est aussi ce qui m’a amené à commencer l’épilation du pubis après une réflexion des plus vexantes en seconde d’une de mes camarades de classe me faisant remarquer qu’étant en maillot je pourrais « quand même » avoir la décence de ne pas exhiber mes poils à la vue de tous.
    Cela aurait pu s’en arrêter là, mais non, les poils me poursuivent! Il faut dire que d’origine espagnole, j’ai le poil visible, pas trop fourni, mais incontestablement noir.
    Ainsi donc, jeune et célibataire à l’âge de 23 ans, je rencontre pour une aventure sans lendemain un jeune garçon. Plein de bonnes volontés, voulant me donner du plaisir celui se retrouva nez à nez avec ma joli toison et là … et bien j’eut droit à une petite phrase m’expliquant qu’il ne pouvait pas aller plus loin car il ne faisait pas dans le poil….
    Alors après toutes ces mésaventures et n’étant alors pas aussi solide qu’à ce jour, vous comprendrez mieux ma mise en pratique intensif de l’épilation.
    Les années ont passé et j’ai continué.Mais pourquoi me diriez vous me dire. Pourquoi continuer alors que l’on a une vie de famille, une pleine intégration sociale et surtout plus rien à prouver à personne si ce n’est à soi même?!
    Et bien parce que finalement, c’est sans poil que je me sens le plus à l’aise. Mon compagnon a beau me répéter que lui cela ne le dérange pas, personnellement, avec mes poils, j’ai peur des odeurs, que cela pique et que finalement ce ne soit pas beau à voir!
    A la réflexion, sans le dictât de la mode et son imprégnation sur la jeunesse je n’en serai peut-être pas là! Alors bravo à vous de vous affirmer dans votre conviction!
    Et après tout, avec ou sans poil l’important c’est de se sentir bien dans sa peau!

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    1. Merci Belle pour ce témoignage un peu pessimiste.
      Si réellement, vous vous épilez par crainte d’odeur, sachez que des tas de personnes gardent leur pilosité et n’ont aucun souci, il suffit de se laver et d’utiliser une méthode parmi d’autres. En vrac, la pierre d’alun ou le bicarbonate de soude (couplé éventuellement à des huiles essentielles) et vous ne sentirez jamais. Je croise en ce moment bcp de femmes glabres et certaines sentent la transpiration, preuve que l’odeur et les poils n’ont rien à voir, c’est l’hygiène qui compte.

      Vous craignez que ça pique ? Mais si vous laissez les poils aller jusqu’à leur longueur maxi (ça dure de 8 à 12 semaines), vos poils seront très doux. C’est juste une autre perception mais la douceur des poils est légendaire, voir les chats, par exemple. Personne ne tond son chat pour qu’il soit plus doux, n’est-ce pas ? ;)

      Pour le « pas beau à voir », c’est entièrement subjectif. En ce moment, des tas de blogs publient des photos de femmes ayant des poils aux jambes et aisselles, il faut peut-être que vous en consultiez pour vous y habituer ? On manque cruellement de référent dans les médias mainstream et c’est une des causes de l’insécurité des femmes par rapport à leur pilosité.

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  12. Je me rase plus depuis l’âge de 14/15 ans (j’ai 34) quand je suis allé en colonie de vacances et une de les animatrices cool m’as inspiré. Tant mieux parce que la sensibilité de mon peau ne peut vraiment pas supporter le rasage. Je porte toujours des traces de une ou deux tentatives au maillot en tant que ado. J’aime mes poils, hors question de l’autre. Une fois dans la rue on m’avait traité de « singe » :P. Aux states le réaction le plus frappant est, deux fois séparés, ou les hommes m’ont dit que pour la femme de ne pas se raser était immorale! C’est vrai que je fait beaucoup plus d’efforts pour le cacher en ville que je veux. Le regard d’un homme qui t’estime « attirant », qui t’approche, et qui fait un visage d’horreur quand il voit tes poils – amusant et triste. Les hommes plus que 35 ans me semble être plus flexible à ce regard. Ceux de plus de 50 ans même le préfères, beaucoup de jeux dans ces categories, bien sur. Ce article me donne du courage, en tout cas. Merci.

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  13. bonjour,
    je suis content de voir qu’il y a encore des femmes naturelles.
    c’est plus érotique et plus excitant.
    je souhaiterai trouver une femme ainsi, très difficile aujourd’hui
    bravo à toutes celles qui restent ainsi

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