Je viens de taper « suicide Kétoprofène » dans google

je viens de taper « suicide Kétoprofène » dans google

Bonsoir,

nous sommes le 31 mars 2013. Demain c’est le 1er Avril et je n’ai pas l’humeur à faire des blagues. Il est 23h39.

J’ai un peu honte mais je viens de taper « suicide Kétoprofène » dans google, parce que j’en ai une petite boîte en métal pleine et que je ne sais pas, ça peut servir.

Je ne vais pas toujours bien, mais la plupart du temps je ne pousse pas l’envie jusque là. J’ai un peu honte mais j’aimerais bien mourir. Mais le désir n’est pas assez fort pour que je vide ma boîte. J’ai peur de me rater et d’être « celle qui a voulu se suicider » pendant toute ma vie. J’ai peur de subir mon étiquette de non-battante. Et je ne veux pas avoir mal, j’ai eu mon lot de douleurs.

Ma vie ne m’intéresse pas. Et la suite non plus. Mon cœur est tout sec. Mes yeux sont tout gonflés. Mon dos est voûté. Je voudrais ne pas être née.

Pendant trois ans, chaque soir, j’ai prié Dieu qu’il prenne soin de ma famille et qu’il me fasse mourir. Je devais mourir le jour de mon treizième anniversaire, il n’a jamais exaucé ma prière. J’ai cessé de croire en Dieu. Et puis j’ai été heureuse. En 2011, je suis tombée enceinte. Et en fait la Nature a décidé pour moi que c’était trop tôt et mon bébé n’est jamais devenu un bébé. Tout sombrait, je n’avais personne à qui parler. J’allais mal, je ne mangeais pas, j’ai puni mon corps de m’enlever ce qui aurait pu être ma raison de vivre. J’ai dit que je faisais un régime mais non. Je voulais disparaître, comme mon bébé indésirable et si désiré avait disparu. J’ai voulu encore mourir. Mais je n’ai demandé l’aide de personne, sauf que quelqu’un est arrivé. Alors que je me préparais à voir mon sang couler, pour la dernière fois, s’échapper là, de mes deux petits bras. Cette personne m’a sauvé la vie de bien des façons. Et j’ai eu dix-neuf ans.

Aujourd’hui il n’y a personne. Juste moi et un Dieu qui n’existe pas, et une douleur qui existe bien, là. Alors j’ai tapé « suicide Kétoprofène ». Pour voir. Pour savoir. »

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21 réflexions au sujet de « Je viens de taper « suicide Kétoprofène » dans google »

  1. Il y a bien des choses dont on peut parler. Tu sembles souffrir terriblement. Si tu as besoin d’aide, quelqu’un a qui parler, je suis là. Je comprends ton envie, mais crois moi, t’es pas seule, si tu veux je suis là.

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  2. Je sais que ce que je vais dire est simple, très simple, et peut ne pas être bien perçu, mais si tu as la possibilité, va voir un psychologue. Si tu n’en as pas les moyens, trouve le CMP de ta zone géographique et prend rendez-vous très rapidement.
    Ton passé est lourd, très lourd, mais ne le laisse pas te détruire. La vie peut encore te réserver de jolies surprises, je le sais crois moi.

    Ton témoignage date, j’espère que depuis tu n’as pas envisagé la possibilité de ton suicide. J’espère également que tu n’es pas passée à l’acte.

    Une étudiante en psy et ancienne suicidaire.

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  3. Tu n’es pas seule. Il y a des centaines, des milliers personnes et bien plus qui traversent ou ont vécu l’épreuves du feu, chacune à sa manière. Rien n’arrive qu’aux autres … et tous ces « autres » peuvent t’écouter, te comprendre et même t’aider. Non ne reste pas seule, la parole et le temps pansent les blessures mêmes profondes. Si tu veux me contacter, n’hésites pas, on aura des choses à partager et à se dire, c’est un bon début, tu ne crois pas ?

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  4. Tu sais, ta photo, tes mots, je les ai pris en pleine face.
    Tellement cela me rappelle celle que j’ai été.

    Moi aussi, j’ai voulu ne pas être née.
    Et disparaître.
    Trop encombrante et pleine de vide, j’étais.

    J’ai voulu mourir, longtemps.
    Sauf que je n’ai pas tapé dans google ce soir là.
    J’ai été malade, et pas morte.
    Il faut croire qu’on ne meurt pas avec tout ce que j’avais pris.
    Même mourir, j’étais pas fichue d’y arriver.

    Et j’ai eu quinze ans.
    Et seize, et vingt, et vingt-quatre depuis deux mois.

    Je porte encore les traces de ces années.
    Parfois j’y pense encore, dans les moments de doute.
    A cette douleur sourde qui fut ma seule amie.

    Aujourd’hui, je voudrais te dire,
    Je voudrais te dire tout ce que tu as sûrement déjà entendu,
    Ce à quoi on ne croit pas quand on est las de tout.
    Ces mots qui semblent vides,
    Ces encouragements qui passent loin au dessus de la tête,
    Qui semblent dérisoires et impuissants.

    Aujourd’hui, je vais juste te dire,
    Je vais juste te dire que je suis là.
    Même si c’est tellement incongru
    Même si c’est froid à travers un écran.

    Il y a quelqu’un, tu sais.
    Peut-être que je suis loin, mais je suis là.
    Si tu veux m’écrire, tu peux essayer,
    yael.assal@yahoo.fr

    Pour voir.

    [ Ici j’avais écrit : https://le-corps-des-femmes.com/2011/11/14/en-vers-et-contre-tout/ ]

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  5. Ton témoignage, si court et pourtant si poignant, m’a profondément touché. Alors j’espère qu’il n’est pas trop tard pour t’apporter un petit message de soutien… Tu ne me connais pas, et moi non plus, mais je sais que parfois, un petit mot peut suffire pour se raccrocher à la vie, même s’il vient d’une inconnue. Chacun doit apprendre à vivre avec ses blessures, et tu verras que finalement, un jour, tu découvriras que la vie vaut la peine d’être vécue. Ne restes pas seule, même si tu te sens isolée, il y a des gens à qui tu peux parler : ne te renfermes pas, n’ai pas peur de demander de l’aide, il faut aussi savoir se tourner vers les autres… Courage !!!

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    1. J’en suis arrivée à la conclusion aujourd’hui que si j’étais folle c’était parce que personne n’a jamais pris la peine de m’aimer quand j’étais enfant et que maintenant je cherche à détruire ceux que j’aime parce que c’est la seule chose que je connaisse. Ca marche tout un temps et puis tout s’écroule. Lundi cela fera 8 mois que c’est fini avec la personne qui à su m’aimer le plus longtemps. J’espère qu’il sera triste d’apprendre la nouvelle, c’est la seule perspective de bonheur que je puisse encore avoir.

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  6. Mourir, depuis gamin j’y ai pensé comme beaucoup d’autres, pour des futilités, quand rien ne va, quand je suis en colère … et puis avec le temps cette idée de mort volontaire a changé. En comprenant ce qui se passe dans ce monde, ce monde complètement déréglé, où les gens jouent un rôle et où tout le monde cherche un équilibre précaire en compensant le vide par des plaisirs ou des addictions diverses…. le suicide est devenu un échappatoire. Car quand on a pas d’addiction, quand on se refuse à avoir du plaisir dans cette société là, alors là seule issue possible – la délivrance – est la mort. Combien de fois j’en ai rêvé… souvent le soir ou le matin dans mon lit (ou à d’autre moment) je ferme ou referme les yeux et j’imagine comment procéder. Avec le temps le rêve, la vision s’est précisée et à chaque fois je ressens une satisfaction, je sais qu’un jour je pourrai être maître de mon destin au moins une fois dans ma vie en la cessant…. et j’enterrerai avec moi tous mes soucis et souffrances.. Mais je n’ai pas encore franchi le pas… pourquoi? Au début pour ne pas attrister mon entourage, ma famille, puis après je me suis dit que je pouvais très bien disparaître, et laisser croire que je me suis exilé. Mais je n’ai rien fait, car je n’ai pas encore tout fait, tout essayer pour être maître de mon destin. Le seul conseil que je puis te donner et de rencontrer des gens. Car en fait dans notre vie on ne connait bien que quelques personnes, beaucoup de gens dans notre vie ne sont là que parce qu’ils sont de notre famille, nos voisins, ou parce qu’on les a rencontré à l’école, au boulot etc mais même si on s’attache à ces personnes elle ne nous ressemblent pas forcément. Mais quand on rencontre au travers d’associations, d’événements diverses, de site internet de réseaux sociaux etc dans des endroits où les gens sont eux-même et se lâchent alors on finit par trouver des gens qui partagent les même sensibilités, les mêmes besoins et envies etc Au début j’étais assez dubitatifs mais en me démenant et me forçant un peu j’ai trouvé des compagnons de vie qui me motivent à la garder ne seraient-ce que par solidarité, des gens avec qui je n’ai pas honte d’avoir du plaisir, des gens qui me reconnaissent comme je suis réellement, des gens qui sont prêt à me soutenir dans mes projets. À 19 ans tu as encore beaucoup de temps pour découvrir qui tu es réellement, te dévoiler à tous, et trouver les bonnes personnes! Courage.

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  7. Voilà, aller de l’avant, être maître de sont destin, devenir ce qu’on est réellement et se libérer de ce qu’on nous impose parfois en voulant nous aider et ainsi ne plus avoir de dégoût pour soi. Et même si on se croit capable d’y arriver sans aide, on se trompe, car l’être humain n’est pas fait pour être seul, c’est pourquoi je te conseille de rencontrer des gens avec qui exprimer et partager ce qu’il y a en toi.

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  8. Ta souffrance m’attriste vraiment, tu n’es pas seule tu sais, beaucoup de personnes sont là pour t’écouter et te comprendre…. Je t’envoie plein de courage et je suis certaine que tu peux t’en sortir, c’est facile à dire mais demain ne sera pas pareil qu’aujourd’hui, tu connaitras, j’en suis sure, des jours meilleurs.

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  9. Si tu as besoin de parler, je suis là. Je t’écouterai, et je ferai de mon mieux pour t’aider. Il y a des gens prêts à s’intéresser à toi. Courage.

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  10. ton temoignage est deja un premier pas.
    ca n’a pas du etre facile pour toi.
    il faudrait que tu arrives à continuer d’en parler, oser aller voir qq’un, n’importe qui, infirmière, psychologue, amie, médecin.
    bon courage a toi, la vie n’est pas que souffrance :-)

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  11. Elle peut être dure la vie mais elle peut être belle aussi. Je vais te dire le mots que j’aurais voulu que quelqu’un me dise dans ces années où mon cutter était encore mon meilleur ami.: « ca va aller ! ». Mais demande de l’aide, tu serais surprise de voir le nombre de gens près de toi qui voudrait t’aider. Et même regarde ici tous les messages de soutien. On est toujours très entouré et les gens savent plus qu’ils ne le disent, ils se taisent juste pour respecter ta pudeur. Mais un mot de ta part et tu auras quelqu’un qui te tendra la main.
    Et comme le disait Kissa appelle un psychologue. Pour moi ca a été une libération. Et si tu veux m’écrire aussi, je serais heureuse de partager avec toi : urikokatsura@gmail.com

    Courage ! Bisous !

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  12. Toute la souffrance qu’on n’a pas le droit de dire, la souffrance qu’on a honte d’exprimer, parce qu’au fond peut être que ce n’est pas grand chose, peut-être qu’il y a des choses plus graves, des gens plus en difficulté que nous. S’interdire de dire que l’on souffre parce qu’on en a honte dans cette société qui nous fournit en théorie tout ce dont nous avons besoin pour trouver notre bonheur. Il faut être anormal pour ne pas être heureux, il faut être carrément un chieur, un jamais-content, mais de quoi te plains-tu encore ?. Pourtant, la souffrance est là, bien au fond et elle macère de ne pas se dire. Laisse la sortir. Laisse la s’exprimer, à sa façon, à coups de cris, de verre brisé s’il le faut,de torrents de larmes, d’ongles enfoncés dans les bras. Toutes ces comportements interdits qu’on n’a pas le droit de faire, parce qu’ils laisseraient penser que nous sommes fous. Mais non. La souffrance est bien réelle et si intense, si tue et cachée, que l’on s’imagine que pour s’en débarrasser il faut partir avec elle. Mais non. Il y a plusieurs voix en nous. On croit devenir timbré. La volonté de mourir d’un côté, parce que, même si se donner la mort, soi-même, est difficile, il nous semble encore plus difficile de continuer à vivre. On a tous la possibilité de mettre un terme à notre vie. De décider de ne plus vivre. Lorsqu’on découvre cette possibilité on a l’impression de tomber dans un gouffre. Quand l’envie nous prend, c’est une tempête qui s’abat sur nous. Mais toute au fond, une petite, toute petite voix, pourtant, se fait entendre. Comme un micro grain de sable qui luit. L’éducation, la société, l’école on bien essayé de la faire taire, de l’éteindre, mais elle ne s’éteint pas. Cette toute petite voix qui nous sussure, très doucement dans un coin de notre tête « ne t’inquiète pas, c’est une grande crise de douleur, mais comme tout, ça ne va pas durer. sois forte, laisse tout ces choses en toi couler au dehors. c’est ta souffrance qui s’écoule. regarde là, affronte là, vois ce qu’elle te dit et d’où elle vient. Elle est violente et terrifiante. Mais tu es forte. Et je suis là. Fais moi confiance. ». cette petite voix , c’est notre part instinctive, cette part de nous qui nous protège et nous guide. Il faut parfois sombrer pour retrouver cette part instinctive, cette force de vie qui ne meurt pas tout au fond, qui résiste à tous les vents. Alors pleure, hurle, et d’épuisement tu sombreras dans le sommeil, les yeux encore dégoulinant de larmes. au petit matin tu t’éveilleras et peut-être que comme moi, tu entendras des oiseaux chanter dehors, au loin, et tu te diras « j’ai survécu. j’ai survecu à cette nuit horrible. j’ai survécu à moi-même ». et peut-être te diras-tu aussi « plus jamais ça. plus jamais je ne me ferai souffrir comme ça, plus jamais je ne laisserai quiconque me faire souffrir comme ça ». Alors tu avanceras dans ta vie toute neuve en ne choisissant que ce qui est bon pour toi, en écoutant ta petite voix te dire » bon sang ma poule! t’es vivante! t’es vivante! ». vivante et magnifique.

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  13. Bonsoir,

    Je suis celle qui a posté ce texte. Comme vous pouvez le voir, je suis toujours vivante. Vivante physiquement s’entend, car parfois je me sens déjà morte, ou très vieille. Pourtant je ne suis ni l’un ni l’autre.
    Je pense que si j’ai eu enfin le cran de publier les quelques lignes, un peu plus haut, c’est que justement je peux complètement voir mes vérités en face.
    Alors j’ai établi quelques constats. Je ne suis pas laide, je ne suis pas un monstre, je suis malheureuse parfois, et d’autres fois j’étouffe sous le poids de l’euphorie. Je puis être sereine, par moments je suis pleine de félicité. Alors les retombées dans la déprime, l’inutilité et le désespoir sont plus féroces.
    Mon corps va mieux, il a pris une forme qui me permet d’être complètement socialisée. Pour autant je le hais, je veux le tordre à mes caprices, je veux lui faire payer.
    Ma tête ? Mon cœur ? Je ne sais pas.
    La première fois que j’ai pu parler de ce bébé jamais né j’ai minimisé les choses, en mettant en avant mon jeune âge et le fait que « de toute façon je n’avais pas fait mon choix, alors on a choisi pour moi ». Faux. J’avais manifestement fait mon choix, chaque jour je me demande qui il aurait été ce bébé, conçu dans l’amour de surcroît. Je crève de trouille d’avoir laissé passer ma chance d’être mère un jour. Les derniers choix que j’ai fait ces dernières années n’ont pas été les bons pour moi, sur le long terme. Je me suis perdue, je me suis salie, je me suis battue, je suis tombée si bas. C’était nécessaire, manifestement, pour que je me réhausse et que je grandisse. Mais j’aurais souhaité ne pas passer par là.
    Je ne vais pas bien, c’est vrai, je le sais, et Clarisse a parfaitement expliqué cette honte en moi. De quel droit, moi, je n’irais pas bien ? D’où vient cette dépression chronique ? J’ai tout pour être heureuse. Je suis tellement entourée, mais si seule, je fais les études qui me plaisent, je vis confortablement, je crois bien que je suis jolie femme, et je suis intelligente. Pourquoi ce désespoir ? Pourquoi ces crises d’hystérie qui me feraient me frapper la tête contre les murs ? Pourquoi ce désir de voir saillir chaque os, comme pour exhiber fièrement mon contrôle absolu sur mon mal-être ? Quel contrôle ? Pourquoi je me répugne ? Je me sens si vile, si vide. On me couvre de compliments sur mes qualités de cœur et de corps, mais je voudrais qu’ils se taisent, ils parlent d’une autre que moi. Mon corps est toujours trop lourd, trop épais. Ma tête est souveraine et ne laisse plus la parole au cœur. Se disputent perpétuellement en moi la sainte et la malade. Je ne vais bien qu’en m’oubliant, qu’en donnant aux autres ce que je ne peux m’apporter à moi-même. De l‘indulgence pour commencer. Je suis lucide, je me connais, et je ne veux pas changer, je veux juste pouvoir vivre avec tout ça, être heureuse. Je ne parviens pas à savoir ce qui me manque, mais il me manque bien quelque chose. Un jour je saurai, j’espère que ça ne sera pas trop tard.
    Je veux mourir car je ne me projette pas dans l’avenir, et aussi un peu car j’ai perdu de ma joie de vivre en perdant un bout de vie inachevée. Mais j’ai terriblement peur des pensées de mes proches « elle ne s’est pas battue », « elle n’avait pas de raison de faire ça », « elle n’était pas aussi forte qu’on croyait ».
    Je prends toutes vos pensées, je sais que je ne suis pas seule, et je suis simplement triste qu’on soit si nombreux à avoir mal.

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  14. Bonsoir MN,

    Ta douleur je l’ai connue, j’ai perdu un bébé à 6 mois de grossesse, j’avais 23 ans. On se sent si mal ensuite, si vide… A l’inverse de toi, j’ai voulu remplir ce vide, remplir ce corps qui n’avait plus de raison d’être. J’ai mangé, grossi, pris une « consistance ».

    Aujourd’hui c’est mon anniversaire, j’ai 41 ans, et je vis avec ce manque, depuis 18 ans, tu vois, presque ton âge. Je pense un peu moins souvent à lui, je pleure un peu moins longtemps à chaque fois, mais il sera toujours le fils absent. J’ai eu une fille ensuite, c’est ma seule raison de vivre. Hier soir encore, j’ai voulu mourir, et j’ai pensé à elle… et je suis là.

    Tu as déjà rencontré une belle personne qui t’a sauvée, tu en croiseras peut-être d’autres sur ta route. Tu es jeune, tu auras des enfants, et ta vie prendra son sens. Ne désespère pas aujourd’hui, tu ne sais pas ce que te réserve l’avenir.

    Ne reste pas seule, et si tes proches ne te sont d’aucun secours, va chercher de l’aide auprès de professionnels. Je ne sais pas si on peut s’en sortir, seule… Tu as le droit d’être triste, tu as le droit de pleurer, tu as le droit de baisser les bras, tu as le droit d’envoyer promener tous ces gens qui attendent que tu sois « forte », tu as le droit de dire que tu as besoin de soutien, que tu ne surmontes pas ça.

    La vie peut être faite de petits bonheurs, aussi. Si tu ne peux/veux pas les apprécier maintenant, cela viendra quand même, avec le temps.

    Sache que tu n’es pas seule à ressentir cette tristesse. Je te serre virtuellement dans mes bras.

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    1. Ton témoignage est poignant de vérité et de souffrance. J’ai aussi longtemps voulu mourir, disparaître de cette vie, vide de sens, juste remplie de souffrance. Jusqu’à ce que je décide de, soit passer à l’acte, soit donner du sens à ce qui n’en avait aucun.
      Tu te dis : « j’ai tout pour être heureuse » et pourtant tu ne l’es pas… c’est ainsi et culpabiliser et t’accuser ne sert à rien. Ta souffrance est là, réelle et il vaut mieux s’en occuper.
      Tu dis te sentir tour à tour enthousiaste ou malheureuse, ce qui me ferai penser plutôt à des troubles bipolaires et non pas à la dépression.
      Sois fière de toi de l’avoir confié ici, après, le choix t’appartient mais si je puis me permettre tu t’en sortirais bien mieux avec l’aide d’un thérapeute compétent. Mais si tu fais des choses, fais les pour toi, non pas pour les autres…
      Tendresses

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  15. Ton appel au secours est déchirant. Tu ne dois et ne peux rester seule plus longtemps. Et si le pas est parfois difficile à franchir, il faut que tu te fasses aider, et pouvoir vider ton sac de toutes ces douleurs qui t’empêchent de vivre. Il ne s’agit pas de les oublier mais d’apprendre à vivre avec ces douleurs. Et de pouvoir avancer, se reconstruire, se découvrir, aimer, être aimée, vivre, rire, et enfin mettre un peu de couleurs dans ta vie. Ne reste pas seule, prends ton courage à deux mains, ton téléphone et prend un rendez-vous avec un psychologue, ou psychothérapeute. Tu verras, tu es si jeune, la vie est devant toi.

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  16. Je rebondis juste sur deux choses :
    * tu as le DROIT de ne pas être heureuse, même si, de l’extérieur, tout est rassemblé pour que tu sois heureuse… C’est le principe de la dépression, elle ne frappe pas que les gens qui extérieurement « ont des raisons » d’être dépressifs… Elle touche tout le monde, c’est comme ça… Tu as déjà franchi un pas : tu sais que tu ne vas pas bien. A toi de franchir le pas suivant : sortir de cette dépression et voir quelle méthode est la meilleure (suivi psy, groupe de parole, médicaments…)
    * tu as perdu un bébé, c’est très très triste. Mais fais confiance à ton corps… Je suis sûre qu’il saura t’apporter un autre bébé et te rendre heureuse. Mais attention, si un bébé apporte énormément de bonheur, il ne suffira pas à te « soigner »…(c’est une mission trop lourde pour lui)

    Je te souhaite de sortir de ce trou sans fond, je te fais confiance et je t’envoie des tonnes de soutien.

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