MINDLESS SELF DESTRUCTION

Une enfance heureuse, des souvenirs de bonheurs à foison avec famille et amis. Aucun viol, accident ou maladie qui justifierait mon état, et malgré tout, je ne vais pas bien. Ou plutôt, je ne vais pas tout court, une erre matérialisée dans un corps d’une belle monstruosité. Un physique à la grandeur de mon intellect. Je n’ai pas de talent ni le courage de certaines qui ont publié sur ce blog, je ne sais pas quoi faire de ma vie et je ne pense pas être capable de rendre heureux ceux qui m’entourent. Mais ce qui me fait le plus mal reste mon enveloppe charnelle. 5 ans de mal être à faire le yoyo, manger plus protéiné ou plus du tout,fumer & se remplir de coca light pour ne pas avoir faim, boulimie passagère mais récurrente, médicaments. Depuis qu’Il est là, je n’ose plus reprendre une lame de rasoir, je ne veux pas de questions ou de critique, je ne veux pas l’inquiéter.

Je me hais. Pour ne pas être heureuse malgré tout ce que j’ai, pour être sans cesse en colère contre un mal qui n’existe pas, pour ne rien faire pour changer tout ça. Je veux arrêter de réfléchir, appuyer sur le bouton off, me faire sauter la cervelle; que ça s’arrête ne serait-ce qu’une journée. En fait, ce corps n’est que le reflet de mon âme et c’est ce qui m’éffraie. Si je dois être saine d’esprit pour m’approprier cette enveloppe, patience sera de rigueur.

Je n’ai donc plus d’exutoire, un jour j’imploserais comme un volcan. En attendant je me hais, me détruisant mentalement lorsque j’ingurgite la moindre calorie et fuyant le miroir qui me jette à la figure ces kilos qui se sont greffés à moi. mon esprit est une balance qui vascille entre espoir et haine. Mais je veux me battre pour enfin m’approprier ce corps, donner un sens à ma vie comme on dit. Pour moi, pour lui, pour vivre.

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6 réflexions au sujet de “MINDLESS SELF DESTRUCTION”

  1. hello
    bon moi il me fait peine ton billet, tu sais , je suis pas psy et mes conseils sont peut etre pas toujours super, mais j’ai remarqué un truc, as tu remarqué par exemple, lorsque l’on est triste on ecoute de la musique triste, et puis on pleure ? et puis quand on a des idées noires style suicide (c’est mon experience) bah on se dit j’en ai marre d’etre malheureuse je vais me foutre en l’air, alors que nous voulons etre heureuse en fait ! en fait on se gourre, excuse le francais familier, mais on a été marqué ds l’enfance pas des choses ou bien ado, et meme adulte, bref, du coup voila c’est un peu deraison qu’on agit, en voulant le contraire de ce que l’on fait, ex tu manges et tu en as marre du poids, alors pourquoi le faire ? tu vois, ya des moments on s’appartient plus, alors toi tu veux quoi ? etre heureuse , ne pas avoir de probleme de santé ? bien dans ta peau ? cela semble simple je sais, bah faut aller ds ce sens puisque c’est ce que tu veux, et qui te dis que tu vas pas y arriver hein ? peut etre toi au fond de toi, donc faut se faire aider, soit un specialiste , ou bien mediter sur cela, forcement si tu te hais, tu vas pas t’aider, deja tout doucement il faut que tu t’aimes, cherche , ya forcement une fille interessante en toi, voyons de quoi tu peux etre fiere, fais toi un ti bilan, et tu verras, tu vas te dire sympa la fille ouais elle merite d etre heureuse je l’aime bien, faut que j’aille vers le bonheur et la reconstruction, non franchement travailler sur l’estime de soi, c’est la preums des choses a faire, en attendant chouchoutte toi, fait toi des petits plaisirs, sorites, achat fringues, jolis maquillage, sport, art, papottages copines, je ne sais, fait tout ce qui te plait à toi, puis travailles ton estime, puis va vers les objectifs que tu veux tu en as donner d’ailleurs ds ton billet

    j’ai envie franchement que tu sois heureuse, parceque on le sens que té une fille bien, cela se sent, et moi cela me fait de la peine, je me souviens de moi desfois avec mes idees noire,

    bisous et réconfort pour toi,

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  2. Tu dis ne pas avoir de talent, je t’assure que tu as du talent pour l’écriture. Courage à toi, s’aimer c’est difficile mais possible. Cela s’apprend, avec de l’aide souvent, mais ce chemin tortueux (et torturé) a une issue!

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  3. Quelle sensation étrange : quand j’ai commencé à lire je me suis reconnue dès les premières lignes. A la différence près que c’était moi… avant. Je ne peux que compatir devant ce que tu décris, les non-sens d’un mal-être dont on ne comprend rien, des questions sûr soi sans parvenir à savoir exactement où l’on en est, du « réconfort » dans des refuges qui ne font qu’accentuer le mal-être…

    Tu parles « d’Il » et c’est encore une fois ce qui me parle. C’est mon « Lui » qui m’a fait sortir de tout ça, Lui et les projets que l’on a construit au fur et à mesure. Il a été ma béquille quand j’ai été la sienne, nous avons fait des pactes et nous nous sommes reconstruits ensemble, doucement. C’est ce que je peux te souhaiter pour la suite. ça et de continuer à chercher ce qui te plait : un exutoire « sain », voyager, s’évader. Pour ma part, quitter le cocon et naviguer dans des études qui me plaisaient m’ont permis de me poser et de voir ensuite vers quoi me diriger.

    Quelques fois je regarde à nouveau mes cicatrices, je me dis que ce monde est toujours vain, que ma petite vie n’est rien… mais malgré tout j’avance et je suis sûre quant te laissant du temps tu sauras y arriver. Patiente comme tu l’écris. D’ailleurs tu écris ! Et fort bien ! En voilà un exutoire pour sortir tout ce qu’il y a en dedans, continue.

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  4. Terrible témoignage…effectivement, je vous sens prête à exploser, comme un volcan.
    Heureusement, il y a ces mots à la fin : « Mais je veux me battre pour enfin m’approprier ce corps, donner un sens à ma vie comme on dit. Pour moi, pour lui, pour vivre. »
    Vous êtes venue ici, vous avez une belle capacité d’expression et assez de lucidité sur votre état. Et ce témoignage signifie pour moi un début d’ouverture à quelque chose d’autre. Alors, continuez, au début, cela ne sera pas pour vous mais un jour…
    Comme dit Émilie : « Courage à toi, s’aimer c’est difficile mais possible. Cela s’apprend, avec de l’aide souvent, mais ce chemin tortueux (et torturé) a une issue! »
    Et Meli-melo, qui est passée par là, aussi.
    Je suis émue et je vous adresse toute ma tendresse…

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    1. Moi-même je me suis reconnue à travers vos mots, à travers ces ilgnes qui décrivent un mal-être, sans savoir exactement d’où vient celui-ci. Je vais surement en faire bondir plus d’une, mais on aimerait parfois avoir vécu un traumatisme afin de trouver une raison à ses angoisses, afin de se déculpabiliser, afin de pouvoir comprendre !
      Ce que je retiens néanmoins, tout comme Elisabeth, ce sont vos derniers mots. L’envie de vous battre est là alors exploitez là ! Après plusieurs essais de thérapie infructueuse, j’ai enfin trouver le « bon » psy, celui qui me fait avancer, petit pas par petit pas. Qui me permet de comprendre que non, je ne suis pas folle, mais que certains évènements de ma vie, en apparence anodins ont participé à créer ce mal être, ce manque permanent de confiance en moi, cette facilité avec laquelle je me dénigre et me rabaisse en permanence…
      Ne perdez pas espoir surtout ! Il faut du temps, mais vous avez la force en vous, ça se sent ! L’implosion du volcan pourrait avoir lieu (je ressens moi-même souvent cette impression) mais dites vous qu’elle peut avoir lieu dans le bon sens du terme: vous pouvez à travers elle vous révéler, vous libérer et exister sereinement.

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