Qu’est-ce que je fous là ?!

…J’en ai mi du temps, avant de me décider à cliquer sur ENVOYER… J’en ai lu des témoignages avant d’oser publier le mien…

31 ans….

Un titre annonciateur pourrait être : « Qu’est ce que je fous là… ?! d’ailleurs, elle est où ma place ?!!??? »

C’est précisément la question que j’ai posé un jour à ma psy.

J’ouvre un bouquin de médecine, répertoriant les espèces :
– Je fais partie du troupeau des « êtres humains », et d’une sous catégorie s’appelant « femme ».
Ok.
Je tourne la tête à gauche, je la tourne à droite… Je cherche mon troupeau d’appartenance… Ben…. Y’a un hic.
Elles sont pas comme moi les autres femmes… !!!
Elles ne dépassent pas le 1m90, et celles qui dépassent le mètre 80 sont toutes minces, « longilignes »… Ce n’est pas mon cas…
J’ai une grosse paire de seins, une grosse paire de fesses… Un surpoids non négligeable…

Bon… Alors, il est où mon groupe d’appartenance ?

J’interroge mes parents… Ils devraient savoir eux… ça sait tout un parent…

[non ?!??]

Ma mère ? ben… difficile à dire, à vrai dire, je ne sais pas qui elle est, je ne la connais pas, nous n’avons pas encore fait connaissance en 2012…
Je ne sais pas si elle m’aime, je ne sais pas si elle est fière, je ne sais rien, puisque j’étais expédiée chez les grands parents (mes souvenirs bonheur sont tous liés à eux).
Pas de geste tendre, pas de câlin… Un regard méprisant, une honte, « vire toi »… Et puis, je l’entendais parler de nous à la famille, à ses amis….
Pffffffffff ces enfants ?!?? => quel fardeau !!!
Quand j’y repense, des pans de mon passé me poussent à croire que ma mère, cette absente non-aimante avait raison…
« La honte, elle est vraiment « hors normes » ma fille !!! » …
Me refiler aux grands parents et s’enfuir semblait être la solution de repli la plus cohérente…
Pour ne pas avoir sur soi les regards braqués par cette petite… si grande… Cette enfant qui jouait seule, qui avait de la répartie, et qui en plus de sa grande taille, avait aussi un QI supérieur (cette conne de psy aurait mieux fait de fermer sa bouche à l’époque).

[Encombrante]

Mon père ? Haaaa, lui, ce grand truc qui laisse ma mère se débarrasser de moi en haussant les épaules, et qui lui rend la pareille (histoire d’être dans le ton) en frappant mon frère, ou en le jetant dans une cave, ou en le tirant par les oreilles (c’est super solide une oreille d’ailleurs quand on y pense)….
Mon père ? Celui qui frappait les chiens avec un fouet, au couteau, les étranglant en les attachant à des attaches trop hautes pour que les pattes de ces pauvres bêtes, les chiens, NOS chiens… ne touchent pas toutes le sol…
Mon père ? C’est une « petite frappe »…. En tout cas, c’est ainsi que j’appelle un homme qui frappe des animaux, un petit garçon, et parfois sa femme (la seule à se défendre)…

Mon père à tout fait pour que je devienne un petit soldat, il m’a apprise à manier les armes, à tirer au fusil, à la carabine, m’a acheté des couteaux de chasse… ça avait vraiment l’air de lui faire plaisir, … mon frère ne l’intéressant pas, je jouais le petit soldat à merveille…

[adaptée !!!]

…quelque chose cloche, forcément.

Je vois bien que ma vie n’est pas raccord aux quelques camarades de classe que j’ai. Leurs parents font des goûters, assistent aux conseils de classes, parlent, font mine de s’intéresser….

[Un peu comme si j’étais une espèce pas encore identifiée ?!??? ]

11 ans, je mesure presque 1m85…

Mes parents se détestent, ma mère crie, mon père frappe, ils se désarticulent…
Je leur hurle d’arrêter, ma soeur pleure et mon frère est caché…
Encore et encore… Puis un jour, c’est trop, ma mère fous mon père dehors dans un fracas de plus, l’ultime, c’est la fin, les parents divorcent (… plutôt, ils entament une procédure qui durera plus de 15 ans, et dont l’écho résonne encore aujourd’hui comme un gout de rance dans les repas familiaux).
Nous ?
euh…
je ne sais pas, je ne sais plus, je n’ai pas vraiment de souvenirs, …
Nous sommes livrés à nous mêmes, … Ma mère disparaît (mais ou est-elle ?!?? aujourd’hui encore, je n’en sais rien), et ne rentre que les soirs se coucher…
Ma grand mère nous nourri, telle une portée d’oisillons orphelins.

[L’adolescence]

Jusqu’alors toujours première de classe sans la moindre difficulté, vient le collège, et là, je chute, je ne sais plus, je ne veux plus, je suis mal, les regards sont figés sur moi, braqués, je suis la tête de turc, et je ne peux pas me cacher, tout le monde me voit, je suis la plus grande, encore, plus grande que les élèves, mais aussi plus grande que les prof qui me prennent en grippe…. Je suis pétrifiée à l’idée d’entendre en sport « par deux »… je n’ai pas de « deux »… Je suis seule…
Alors que « Juré promis », si je pouvais je me cacherai dans ce trou de souris, la bas, pour ne plus jamais en sortir… Sauf que, pas possible ma carcasse ne passe pas dans un trou de souris, elle ne passe nul part d’ailleurs, tables trop basses, je suis « au fond de la classe » sur une table « pour moi »…. Pour être discrète, c’est raté :(

Ma mère tente de me diminuer par un régime… Mais on ne peut pas perdre de centimètre… du coup, le flop… Qui en rajoute une louche…

[15 ans]

Un homme fait mine de s’intéresser à moi… Il me « protège »… Les gens ont peur de lui, il parait que c’est un « loubard »… J’m’en fiche moi, il me protège… C’est un bouffée d’oxygène pour moi…
Je lui donne tout ce que j’ai, mon temps, ma virginité, mon amour, ma patience, je me donne moi, je me sauve… Bien sûr, il est parfois un peu brutal, et son comportement me fait parfois peur, mais ce n’est rien, et puis, ce n’est pas le premier homme à user de son fort caractère pour me faire plier, il faut au moins ça pour maîtriser une telle carcasse :-).
C’est ça l’amour….
[non ?!??]

[17 ans]

Il me trompe, me quitte, reviens, gentil, méchant, gentil, méchant, gentilméchant… Je suis fatiguée, mais je l’aime (enfin, je crois)…
A la même époque, ma mère me met dehors, … Je ne sais plus vraiment pourquoi, mais je pense que j’étais rentrée trop tard, un jour… 22h…. à 17 ans (presque 18)…. Bon soit… C’est rien, je me casse… Je vis chez mes grands parents, mais j’ai honte d’être un fardeau… Alors, je vis aussi un peu en foret, chez des potes, ailleurs, je ne bois pas, je ne fume pas, …. Je me coupe… du sang partout, ça me soulage…
Je traîne… Je couche…
Des fréquentations mauvaises mais qui me donnent l’impression d’être protégée….
Je rencontre des hommes, je couche, je recouche, à droite, à gauche….
Je traîne
… Du sang partout, des lames de rasoirs, je marque ma souffrance, je l’écris. Je couche, porno un peu… Pas trop sûre de ma sexualité…
Pas vraiment prostituée, viol, mais je me donne pour qu’on m’aime, ou qu’on m’en donne l’illusion…
Je traine… Je… suis fatiguée… Je suis méchante, gentille, je ne sais pas trop…

Je trouve une maison, un appart, j’ai des dettes, je travaille, ou non, je traîne, je couche, je m’endette encore, je zone…..

Seule… Et grignotée par l’idée que de toute manière, une « armoire » comme moi, c’est dur, ça n’a pas de problème, c’est méchant … « faut pas la faire chier celle là, elle a pas l’air commode »…
Pfffff du flan oui…
Je pleure seule, je souffre seule, toujours pas de congénère à l’horizon, j’ai besoin qu’on me protège, j’ai besoin d’un câlin… D’amour… Et au lieu de ça, je suis un jouet, un peu comme une sorte de fantasme, une pièce originale aux trophées des messieurs…

… Peu à peu germe une idée, je la garde pour moi, mais elle m’envahie, jusqu’à devenir obsessionnelle…
M’en sortir, j’en ai marre, ça ne s’arrête plus, je vis dans l’excès, on me voit alors j’en profite, …
Je suis malheureuse, mais ça personne ne le voit, je suis si « FORTE »…

Et…
Un jour
Je TOMBE enceinte…
Cette idée si longtemps rêvée n’est plus un rêve…

Et la…. Comme si le temps se figeait, une vague inattendue, étrange, inconnue m’envahie, un bonheur, tout s’arrête, je suis ENCEINTE…
J.E. S.U.I.S. E.N.C.E.I.N.T.E….. !!!!
Une révélation, une évidence,
Mon bébé, mon amour, je suis heureuse
Je vis 9 mois merveilleux…
Pas une nausée, pas un mal-être, mon corps me semble soudain si beau… La vie en moi me donne des ailes…

Une naissance…
Amour de ma vie, ma fille, ma révélation…
J’ai trouvé un groupe d’appartenance
Je suis Maman

[elle a fait un bébé toute seule]

Tu as presque 9 ans aujourd’hui, je mesure toujours 1m90, je suis toujours en sur-poids, et pour autant, la vision des choses est tellement différente, bienveillante, …
En 9 années, j’ai donné la vie, j’ai repris mes études, obtenu mes diplômes, j’ai rencontré un homme qui partage toujours ma vie aujourd’hui, je fais un métier atypique, hors normes, comme moi….

Oui on me voit… Non je ne passe pas inaperçue… Certains pensent encore que je suis « forte » et insensible… Alors que c’est tout l’inverse, je suis forte ET hyperémotive… rien n’est hasard, tout est là pour une raison.

Et même si, parfois, je doute encore…. Je ne suis pas trop sûre que je doive, ou non me positionner, ou pas… Pas sûre… Ben c’est rien, ce n’est pas grave, car une chose est sûre… Je sais qui je suis…

Et à vous parents, bande de petites frappes, de nuls, de mauvais, je tiens à dire ceci…
Je ne vous connais pas, dans le fond, vous non plus ne me connaissez pas…

Vous avez surement beaucoup souffert vous même pour avoir été de tels parents, aujourd’hui encore, quand je vois mon frère, si abîmé… mon coeur se déchire…

Aujourd’hui, installée dans ma vie pro, maman heureuse, femme…
J’ai bien compris que le soucis venait de vous
Vous avez ancré en moi l’idée que je n’étais pas « aimable », que j’étais une honte, un ogre, une méchante, une dure, une vilaine…
Et moi, je vous emmerde !
Des gens m’aiment avec mes kilos et mon presque 2 mètres
Des gens ont compris que j’avais un coeur
Je ne veux plus qu’on me maltraite, qu’on ne me respecte pas, qu’on me cache comme une pestiférée…
Il me reste encore un long chemin à parcourir, beaucoup de choses à apprendre, et ça se fera sans vous…

Allez donc vous soigner avant ! !!!

[<3]

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29 réflexions au sujet de « Qu’est-ce que je fous là ?! »

  1. Coucou ,
    Comme ton récit de vie est hyper émouvant et touchant,
    A ce jour, tu t’en est sortie de toutes ces différentes étapes, aujourd’hui tu vis pour les amours de ta vie et c’est le principal, je te souhaite plein de bonheur.
    Que ton petit frère puisse se reconstruire.
    Que vous puissiez oubliés ces années passées.
    Sois heureuse, vis sans eux,( tes parents) mais vis pour eux ( tes amours) et vis, suis ton cœur ! Courage !

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  2. JE vais te dire, moi aussi j’ose pas mettre mon témoignage, je ne fais que répondre tu vois, alors té bien plus courageuse que moi, deja c’est un sacré point !
    31 ans ! quelle chance, je t’assure c’est un âge ou l’on est ni trop jeune, ni trop vieille juste bien, mais faut savoir le savourer
    bon, qu’est ce que tu fou là ?
    ba si té la cé que forcement ya une raison, (c’est bête n’est ce pas ma réponse ? mais réflechi bien tu as forcement toi la vraie reponse)
    je pense que tu dois en avoir marre

    bon tu fais partie des especes humaines mamiferes, ok , tu cherches ton troupeau, franchement tu trouves cela genial d etre un mouton toi ,? toi qui a l’air si energique tout compte fait, on sent ta personnalité, on le ressent, quoi que tu crois, alors toi ? dans un groupe de mouton ca va pas la tête ? non non, toi tu es differente et bon, tu as une place differente, ok surtout que c est les autres qui te regardent differentes ou que tu crois que leur regard est different,
    en fait lorsque l’on croise quelqun de grand on a tendance a se retourner car ce n’est pas commun, mais c’est pas du tout forcement négatif,
    mais bon j’imagine bien que c’est enervant et vexant

    moi je ressens plutot que le pire c’est la non appartenance dans le groupe parent qui est le debut de tout, parceque tu as pas eu la chance d’avoir une maman et un papa rassurant, et qui deja t’aime grande,
    pas epaulée lorsque a 11 ans l age ou l’on est petite toi té déja tres grande, et au lieu de faire avec toi ! au lieu de grandir bien on ta rapetissé de l’lintérieur ! pffffffffffff

    j’imagine ! le monde de l’ecole et ses difficultés, et pas de refuge en rentrant a la maison, les cris, et pourtant la grand mere qui s’occupe de vous, le petit ilot humain, et puis l’adolescence, pfff, c’est certain le groupe de moutons n’est pas gentil, une fois les gens pris un a un cela va, mais ensemble ils deviennent un etre horrible ,
    tiens moi je vais te dire, dans mon ecole, yavait une fille tres grande tres gres grande mais c’etait accentué par sa maigreur, et puis son look, on la regardait , la critiquait, moi une fois je lui ai parlé, parceque cela s’est trouvé comme cela, on avait pas le meme age elle etait plus agée, et moi qui suis petite riquiqui je me suis sentie intimidée, et figures toi, c’est devenue une manequin connue , et tres tres connue je dirai pas son nom mais on la voit dans les medias , comme quoi !

    bref, je lis la suite de ta vie, les amours pour trouver la tendresse, et meme desfois indirectement on retombe dans les amours toujours compliqué, parceque on est programmé a cela, on a été habitué a cela

    et puis voila, je continue a lire, a lire, ta vie , et je vois , ton ventre et cette vie, et ce bébé et cette petite fille de neuf ans, et cet homme, et toi toi,
    je lis et relis
    et je vois ce que tu as à dire, que ce n’est plus la meme chose , que c’est une femme ors du troupeau, mais dans un autre mouvement, pas seule, tu fais partie des gens biens, je te jure, bien dans ta tete, meme si il te reste de la sensibilité et alors, tu es original dans le bon sens, moi j’aime pas les moutons, j’ai jamais aimé etre ds un groupe ou ban de poissons,
    tu peux maintenant dire à ceux qui t’ont fait du mal, allez vous faire soigner,

    alors l a bravo,

    franchement, ce que tu fais ici ?

    ba a la finale, je me dis que tu as une grande place, GRANDE, parceque tu vois tous les malheurs que l’on laisse, et qu’on laisse pas comme moi, bah on se dit cette nana a raison, elle a mis un point final a tout cela, elle fait, elle vit, elle s’impose, elle en ecrase par sa personnalité,

    trop belle maman que tu es , trop belle epouse trop belle amie, c’est pas pour te donner des fleurs, mais té trop, pour moi le mot trop ca veut dire TOP, GENIALE

    bises tu fais partie des especes humaines au coeur de superwomanmaximaman, je viens d’inventer une nouvelle heroine
    bises et vive la vie,

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  3. Ton récit est tellement vivant! mon coeur bat plus vite et plus fort tout à coup. Tu les emmerdes et tu as raison! Vis pleinement ta vie à toi avec ceux qui t’aiment, que tu aimes et qui en valent la peine!

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  4. En me relisant moi-même…. Je pleure…. Je mesure à quel point avoir gardé pour moi n’était pas « juste »…. Je mesure que « dire » fait un bien fou !!!!
    Merci à ce site très précieux…
    Je ne saurai que trop vous encourager à dire, vous aussi !

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  5. Bonjour,ton récit est très émouvant….je l’ai lu jusqu’au bout et vraiment,j’ai ressentie beaucoup de peine pour toi qui écrivais;je me suis dit « merde,est-ce qu’elle se sent toujours aussi mal?  » est-ce qu’elle est entrain de pleurer en écrivant? » « va -t-elle trouver quelque chose qui puisse lui empêchera de se faire du mal encore une fois? » et là je suis tombée sur « ENCEINTE » et là j’ai souris et éprouvé une grande joie.Tu as vécu des choses difficile ,mais enfin tu as en quelque sorte tourné la page grâce à ton enfant ,tu es devenue la Femme,la Mère aimée et aimante et tu as ,je l’espère caché le masque fragile de tes douleurs d’antant.Je te souhaite beaucoup de bonheur et aussi de trouver la porte du pardon envers ceux qui t’ont tant fait du mal (tes proches) ;ce n’est pas facile mais ça nous grandit amplement.Bravo à toi.

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  6. Parler de ce qui nous fait mal permet parfois de nous libérer ,
    on se rend compte du chemin qu’on a parcouru et dieu sait que celui qui se trouve derrière toi est long
    mais voilà il est DERRIERE
    et ça c’est super , il t’a fallut avoir beaucoup de courage et de temps pour nous raconter ton histoire on a toutes plus ou moins souffert dans notre vie ,

    Toi plus qu’une autre : bien sûr il y a pire dit-on  » MAIS IL Y MIEUX!! » a -t-on enfin de crier
    Dans la souffrance on ne voit que nous et il faut trouver la force de s’en sortir ,
    en cela tu es plus forte que tout ceux qui te montraient du doigt

    Moi aussi ,
    mes parents n’étaient pas très présent lorsque j’étais petite même s’ils ne se battaient pas et ne nous frappaient pas
    mais j’étais dans mon coin seule malgrés ma grand mère qui s’occupait de moi ( elle vivait chez nous, la maison était assez grande )

    ce n’est pas que je n’aimais pas les études au contraire mais c’est les autres que je ne supportais plus

    ce sont mes enfants qui m’ont aidé à trouver la force en moi de me sortir de la dépression et je tente de reprendre des études , je me sens proches de toi en cela :
    bien sûr chaque histoire est unique , je ne cherche pas à dire que j’ai autant souffert que toi Agnès
    mais ton histoire me touche beaucoup et m’encourage à parler ,
    qui sait peut être un jour liras tu mon histoire au détour d’une page de ce site , mais pour le moment le temps et les mots me manquent pour te la conter .

    Je te souhaite bien de bonnes choses pour ton avenir et beaucoup de bonheur tu les mérite largement de ce que je peux juger de ton récit

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  7. J’aime tellement ton récit émouvant… On ne se connait pas, mais j’aurais vraiment envie de dire que j’aimerais te connaître en vrai…

    Je ne suis pas hors norme, je suis juste invisible et heureusement être maman m’a fait devenir maman, quelque chose ou plus exactement, quelqu’un !

    Alors je suis Amani… plus précisément Magali…

    Très beau récit… continue ta belle vie avec ta fille et ceux qui savent t’aimer.

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  8. Chère Agnès,
    Heureusement que vous avez décidé d’appuyer sur la touche « envoyer ».
    Un récit si émouvant, un parcours si difficile mais Victoire ! Celle que vous avez remportée sur vos parents, leur conditionnement qui aurait pu vous briser et qui au final vous a donné de la force. Et celle, encore plus grande, la victoire sur vos démons.
    Vous avez trouvé votre place et j’en suis si heureuse pour vous.
    Un être d’exception, vous êtes aussi grande et forte à l’intérieur.
    Et comme dit le commentaire de Blabla, vous n’avez nullement besoin de faire partie d’un troupeau, votre vie vous appartient en vous en avez pris les rênes. A vous de choisir les gens avec qui vous vous sentirez bien.
    Je vous souhaite d’arriver à pardonner un jour, après avoir expurgé votre colère, c’est difficile mais cela fait tant de bien, comme un fardeau que vous enlevez de vos épaules.
    Vivez pleinement le bonheur que vous avez construit, je vous admire.

    J'aime

  9. Agnès, on ne se connait pas et pourtant, je t’aime, avec tes mots, tes blessures, avec ta foce intérieure, parce que si, pour traverser ce que tu as traversé, et pour être une si belle personne, il faut être forte.
    Continue la belle vie que tu t’es construite et que tu mérites mille fois!
    Et merci pour ton récit qui touche quelque chose en chacune de nous.)

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  10. Merci pour ton témoignage. A moi, il me donne du courage, il me donne aussi la foi qu’il est possible de s’en sortir. Ton parcours est terriblement dur mais tu t’en es sortie, grâce à l’amour. On sous-estime souvent son pouvoir. Merci

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  11. Coucou agnès,
    Je te relis encore, tellement tout ceci est prenant !
    Tu sais le fait de dire, d’écrire cette partie de vie vécue : on dit que les mots soignent maux !
    Je te souhaite encore et encore plein de bonheur, de courage, vis avec les amours de ta vie, ta fille ton homme, ne t’accroche pas à des choses ou des gens qui te semblent floues, le pardon viendra en son temps et pt au moment ou tu t’y attendra le moins.
    Vis Agnès, vis ses moments merveilleux de ce présent, tu es là comme tant d’autres , tu as une place dans le cœur de certaines personnes et sur terre, ne te pose pas la question a savoir ce que tu fous là, tu devrais écrire un livre et le déposer chez un
    éditeur ! je t’embrasse ! Régine dit reg !

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  12. Ho la la…
    Vous lire me fais « pétiller l’intérieur »
    C’est doux, c’est « chaudoudoux » pour moi…

    Vous savez, j’ai encore beaucoup d’élastiques qui me retiennent et entravent mes mouvements pour être celle que je voudrais être vraiment !

    Congruente, bienveillante, « non jugeante », dans le pardon, etc, etc…
    Le chemin est encore long…
    Beaucoup de choses à traverser encore (heureusement).

    La certitude que j’ai, c’est que dire, est vraiment salvateur…
    Crier « STOP », gueuler, hurler, et dégueuler ses tripes… Comme ça… Toutes crues, et aussi brutes que possible… ça allège, ça réintègre…
    …ça sort de l’isolement à garder pour soi et ça apaise la sensation d’être une « cocotte minute » !
    Une bouffée d’oxygène, et de la liberté, la liberté d’être, de sentir et d’exister telles que nous somme… C’est que nous méritons toutes !

    Merci à toutes <3

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    1. Sois celle que tu aurais toujours dû être ! C’est ça qui compte après tout. C’est vrai que ce n’est pas chose aisée, mais il est possible de le faire, possible et même nécessaire, mais heureusement, tu as toute la vie pour cela ! Déjà, en avoir parlé, avoir divisé en milliers de petits morceaux la situation par des mots (changer les maux par les mots) quelle délivrance ! Alors, je ne n’ai plus que ça à dire… lâche tout ! :-) Et au plaisir de te lire !

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  13. tu es en effet une grande femme, avec un grand coeur ! continue a aimer a vivre et a être heureuse, tu le mérites et tu ne doit rien a tes géniteurs ! bonne continuation, ta fille peut être fière de sa mère, j’espère qu’un jour tu lui raconteras !

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  14. Merci!
    Merci pour ce partage.
    Je suis touchée par ton texte déchirant de sincérité.
    Parce que je n’ai pas vécu ta vie mais que quelque part, je me reconnais dans une partie de toi.
    Je ne mesure pas 1M90 mais 1M85… depuis que j’ai 13 ans.
    Alors tu peux tourner la tête la mienne dépasse aussi ;-)
    Je n’avais pas de surpoids mais les regards se sont aussi souvent tournés sur moi.
    A ce jour, ce que j’aime chez moi c’est être maman et mon métier: j’accompagne des ados en souffrance, torturés physiquement et psychiquement. C’est une façon à moi de m’aimer mais …surtout…. être maman!!
    Ce statut a été salvateur pour moi.
    Alors encore MERCI!
    MERCI pour ce partage qui touche.
    Je te souhaite de magnifiques années à venir en étant toi! rien que toi!

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  15. Je suis très touchée par ton témoignage , j’ai pu ressentir la peine de ton enfance abîmée et la joie de te découvrir maman et femme dans ton corps …
    Je t’imagine belle et rayonnante et je te souhaite encore beaucoup de bonheurs à venir avec ta famille et si je peux te donner un petit conseil ;) profite de ta grande taille pour te payer de beaux concerts et spectacles un vrai avantage pour le coup d’être un grand humain ♡♥♡

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