Ce corps que je hais

Je ne sais pas depuis quand je suis comme ça, je veux dire, depuis quand
je maltraite mon corps en le bourrant de nourriture. ça ne fait pas
longtemps que j’ai percuté ça : que je ne lui filait pas un excès de
plaisir à travers les ingestions de chocolat et autres « crasses » comme
disent les belges, mais qu’en le bourrant plus que besoin de nourriture,
en mangeant parfois jusqu’à l’écœurement, en le bourrant de chocolat
jusqu’à ce que la bouche brûle, idem pour les turcs apéro… bref, tous
les trucs « gourmands », ben c’était pas du plaisir, juste de la douleur
en fait. Je me rappelle qu’enfant, j’étais normale en fait… et
pourtant, des remarques à la con de la part d’un oncle de ma famille,
comme quoi j’étais tellement ronde qu’il pouvait pas faire le tour de
mon poignet avec son pouce et son index, et puis la vieille (salope de)
tante qui voulait pas me laisser ramener le paniers de fraises car elle
dit que je vais tout m’enfiler en rentrant chez mes parents (à 20m),
etc, etc, etc… vient le collège, la peur des autres, encore plus parce
que je suis d’une famille « où on reste en famille justement », je ne sais
pas décoder les codes sociaux, j’ai peur des autres, mais pourtant
tellement envie d’aller vers eux. Je ne suis pas grosse, mais je me sens
différente, je cogite tout le temps, j’analyse les attitudes, je me sens
bien avec les grands, mais je dois subir les conneries des autres, et
puis je suis mal à l’aise, je ne les comprend pas. Le mardi soir, mes
parents vont à une activité… ils partent juste à temps pour que
j’aille à la boulangerie acheter des trucs à me manger toute seule
devant la tv : des chips, du chocolat, des bonbons, etc… des fois mes
parents rentrent plus tôt, je manque d’être prise en flag. Les fêtes de
Noel, ma mère achète du saumon fumé, mmm j’adore ça ! je passe en douce
devant le frigo et je choque vite trois quatre tranches que je bourre
dans ma bouche et je repars de l’autre côté pour aller vite manger cette
nourriture qui m’étouffe presque tellement j’en ai plein la bouche. les
années passent, je ne suis pas grosse mais pas mince, je suis complexée,
mes soeurs sont minces, ELLES ! elles sont sportives, moi j’aime lire,
je dévore des livres, je me planque dans les couloirs de mon lycée,
toujours un livre prêt à lire, j’ai toujours peur des autres, je suis
amoureuse 1000 fois sans réussir bien entendu à avoir un copain, je me
sens seule, la lecture est une fuite de la vie. Parfois je me demande ce
que ça ferait si je disparaissais, j’ai pas de réponse. Un jour ma mère
découvre que j’ai trop bouffé de conneries, j’ai vidé les placards, elle
trouve des emballages dans ma poubelle, elle pête un plomb elle ne sait
plus quoi faire : elle me traine à l’épicerie de mon village et achète
des 10nes de paquets de gâteaux, plein, comme j’en rêvais, mais j’ai
honte devant la vendeuse, on rentre à la maison, elle vide une étagère
de ma chambre et me dit que puisque je veux manger, ben voilà, je peux
manger mais au moins je volerai plus dans les placards, j’ai honte, je
met un grand poster devant… mais je ne résiste pas, ma gourmandise,
mon manque de volonté font que je pique une plaque de chocolat par ici,
un paquet de gâteau par là. je suis nulle, je suis incapable de me
contrôler. à 14 ans j’ai enfin un petit copain en été lors d’une colo,
ouf, mon premier baiser « avec la langue »… vaut mieux en profiter, ça
ne reviendra pas avant longtemps tellement je suis pathétique lorsque je
suis amoureuse d’un mec, je le vois, je fond et je suis incapable de
sortir quoique ce soit de censé… navrant… mais j’ai envie d’amour,
envie d’en donner mais j’ai pas le mode d’emploi. à côté de ça je trouve
le moyen d’avoir des amies « vampires » : vous savez, la nana super
populaire ou mignonne (ou les deux ) qui a toujours une copine élue
« pauvre fille de l’année », ben la pauvre fille, c’était moi. je tombe
dedans à chaque fois… quand j’y repense j’ai la nausée : devant ces
nanas qui en fait étaient bien pauvres d’esprit à se valoriser sur moi,
et devant moi qui était bien triste de soumission… Le temps passe,
j’empiffre tout le temps mon corps, la nourriture est mon ami fidèle, je
peux arriver dans un lieu et repérer tous les endroits qui peuvent
procurer de la nourriture, ceci en moins de 2minutes. J’ai 20 ans,
toujours pas eu de copain, je pars vivre un an à l’étranger… je livre
mon corps à un pauvre mec qui, lors d’une conversation un peu intimiste
où j’avais besoin de parler, sans doute en sachant ce que ça allait
provoquer, lorsqu’il apprend que je suis vierge, le mec devient comme
dingue. Je ne m’en rendais pas compte tellement j’avais le mal du pays,
mais là quand j’y repense… Bref, le mec se retrouve à en parler « sans
en avoir l’air » de cette pesante virginité, en fait je me dis qu’il
avait juste envie de se taper une pauvre fille qui était déjà quasi
tombée dans ses filets… un jour il m’invite chez lui… je vais pas
faire un dessin… Je sais pas trop ce qu’il s’est passé en soit, des
fois j’en viens à me demander s’il aurait pas mis un truc dans mon verre
tellement ça me semble irréèl de passer à boire un verre d’eau sur le
canapé pour se retrouver nue sur son lit avec l’autre qui me propose de
lui faire une pipe et me demande combien je dois être contente de plus
être vierge… ah ? c’est ça faire l’amour ? bon, ben ça va, je me
rappelle pas de tant de chose, juste quelques images, et je me retrouve
un peu écoeurée de je ne sais trop quoi, bref, je ne suis plus vierge ;
ça, c’est fait ! mais j’évite d’y penser, j’ai la nausée, j’ai le
sentiment d’avoir été utilisée, mais bon, y a pire comme on dit.
Je deviens étudiante, je deviens un peu plus sociable, j’apprends peu à
peu à aller vers les autres, ils me font un peu moins peur. J’ai un
autre copain, on couche ensemble, c’est pas mal, c’est doux, mais le mec
est encore plus mal dans sa peau que moi, on s’aide pas trop quoi…
bref, le temps passe, je bouffe, des paquets de gâteau pour amis, des
paquets de crasses pour copain, je me retrouve souvent à pleurer seule
dans mon coin, pourtant je devrais aller bien, merde ! Je passe un super
été, me fais pleins de potes et je fond à vue d’oeil… je me sens bien,
je fais 62kg de muscles mais dans ma tête je suis grosse. je dois
acheter une robe pour un mariage, j’achète la taille 42 pour être
confortable mais la 40 m’allais nickel… pfff, je suis grosse vu que je
met pas du 38 !!! Je rencontre mon mari actuel, je me sens belle dans
son regard, mais je n’arrive pas à m’y voir, dans ce regard, tellement
je trouve mon corps moche, trop gros, trop gras, des seins trop visible
devant lesquels les mecs bavent pourtant, mais ça m’embarrasse… mais
pour une fois dans ma vie je me sens belle, même si j’évite de penser à
ce corps. des problèmes persos, un déménagement, un burn out… et je
perd pied, je prend 20kg en 6 mois, mon mec n’a rien vu, que ça soit de
mes excès de bouffe comme de mon corps qui gonfle comme un ballon : mon
qui était finalement mince et me voyait grosse, je devient grosse sans
voir que je suis grosse. Je me réveille et je vois que je fais 86kg et
1,69m. Je décide de voir une diététicienne pour bosser sur mon
comportement ! Elle me demande pourquoi je viens, je répond que j’ai
besoin d’apprendre à gérer pour pas m’effondrer en cas de gros coups dur
! Elle m’aide, je me dépatouille dans mes problèmes persos, familiaux,
je lui dis que toutes les familles ont des grosses valises à trainer et
pourtant il faut bien faire avec et tout le monde ne devient pas
boulimique non ? Parce que oui le mot se prononce… moi (et tout le
monde aussi d’ailleurs) qui me croyait juste trop gourmande, sans
volonté, je me rend compte que oui mon comportement avec la nourriture
en mode remplissage c’est anormal, c’est pas QUE une question de
volonté, mais un mal être plus profond, c’est pas aussi simple que ce
que ma mère dit « si je dois moins manger, ben je mange moins ». Elle
m’aide, mais je maigris pas, je me stabilise un peu, j’apprends à gérer
petit à petit, mais c’est dur, j’ai peur d’aller dans les magasins, je
ne peux souvent pas me promener avec de la monnaie dans les poches sans
vouloir acheter à manger, c’est plus fort que moi. j’ai honte, je me
sens nulle, si nulle, mais je ne sais pas comment faire. et finalement
le coup dur, du genre coup dur de compétition arrive dans ma vie… un
enfant vient habiter mon corps pendant 9 mois… et quitte la vie juste
avant d’en sortir. je m’effondre, je veux mourir, la vie me semble juste
insupportable… mais je ne mange pas plus. Je suis contente de moi, je
sais gérer mes émotions et la bouffe… sauf que des années et des bébés
plus tard, ben j’ai encore pris du poids, lentement, petit à petit,
chocolat après chocolat, je retombe doucement dans la boulimie. ce corps
je le hais, il m’encombre, je tente de ne pas y penser à ce à quoi il
ressemble quand je fais l’amour et que j’aime ça, toute cette chair qui
ballotte, qui bouge dans tous les sens… Comment il peut aimer mes
seins mon mari ? je les trouve si immonde ? Je m’habille comme un sac,
je fais 102kg, je suis moche, c’est si dur d’écouter son appétit quand
ça fait des années qu’on la nie, quand j’ai envie d’exploser je me mord,
presque jusqu’au sang, j’ai envie de lui faire encore plus de mal à ce
corps physiquement parlant, j’aimerais faire autrement que de le remplir
comme ça, je me vois comme une oie qu’on gave, sauf que je suis la gavée
et la gavante, je me dis que ça serait plus facile si j’avais fumé ou si
je m’étais droguée, si je buvais ? au moins je peux arrêter totalement,
alors que la nourriture, je peux pas ! Je me dis que jamais je n’y
arriverai, qu’il va falloir l’aimer comme ça ce corps, mais je me rêve
légère et pas encombrante à tel point que je me cogne partout, je n’ai
pas conscience de mes limites corporelles, normal, je ne l’habite pas ce
corps, du moins je suis en lutte constante pour y arriver, mais c’est
dur de rompre avec cette haine que j’ai pour lui depuis si longtemps. Je
ne comprend rien à tout ça, je culpabilise énormément de ce mal être que
je me traine depuis toujours, je culpabilise moins depuis ce bébé qui a
traversé ma vie car ça a été un tel chamboulement dans ma vie que je
m’en veux moins de mal vivre ça, mais je me dis que j’ai eu une enfance
heureuse, des parents aimant même si sans doute maladroit, donc pourquoi
je suis mal, pourquoi je sais pas m’aimer ? J’ai pas le mode d’emploi…
j’aimerais pouvoir déménager de ce lieu où je suis si mal …
paradoxalement, les seuls moments où je me sens infiniment belle, c’est
quand je suis enceinte, là je me trouve magnifique, désirable, plus
belle que tout, j’aime ce ventre que d’habitude je hais, ces courbes si
belles, je me prend en photo et là je me sens plus belle que tout…..

ça fait un an que j’ai eu un choc : je lisais pour la première fois THE
roman d’ado « moi Christine F, droguée, prostituée, etc… » et quand elle
parle de son état avant/pendant/après avoir pris de l’héroine, je
réalise que je suis dans le même état quand je prend du chocolat… ça
me fait peur, vraiment, d’autant plus que je fais une sorte de bad trip
en mangeant trop de chocolats une fois, je sens limite le sucre me
monter au cerveau… ça me fait peur… vraiment.
ça fait presque un an que j’apprends peu à peu à habiter cet étranger
qu’est mon corps, à en prendre soin, à lui faire du bien, à tenter
d’arrêter de le maltraiter, je ne maigris toujours pas, mais déjà je le
coiffe un peu, je le maquille un peu plus, je tente de remplacer les
sacs par un paréo… mais c’est dur, l’habitude de cette violence est
là, tenace et peine à me quitter, j’ai envie d’y croire, j’ai
l’impression de vouloir monter une montagne infranchissable, mais bon,
faut bien y croire non, j’ai pas bien le choix ?

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7 réflexions au sujet de « Ce corps que je hais »

  1. desfois on mange parceque l’on a mal, manger fait du bien, cela procure du plaisir comme la drogue,et pis on s’accoutume, et pis on part dans un cercle, on grossit on se sent mal on mange et patati, mais je sais qu’on a toute cela en nous, et tu sais que c’est possible aussi de faire machine arriere, ce qui est passé est passé, et devant toi ya tout, le devenir, faut soigner ses maux, mettre des mots , et pis fastoch a dire, mais se reconstruire, analyser ce rapport a la nourriture,
    et pis tu sais,un truc, met des fringues autre que par exemple ce que tu aimerai etre, enfin je m’exprime mal, je t’expique, j’etais mince, c’est ma nature, et j’ai grossi aussi, mais moi c’est pas bien car en plus j’ai des soucis santé, cholesterol trigle et debut petit diabete, pfff, j’ai cette tendance a grignoter quand je vais pas bien, j’ai pris du poid avec lage, bon je suis pas une cata, mais je m’aime pas, je me trouve grosse, alors que je le suis pas, mais j’ai pas le ventre plat, j’ai pas le look a la mode, bref, je me dis je vais me faire belle, et j’ai fini de sortir du magasin en pleure, j’ etais boudiné moche, plus tard j’ai reflechi, je m’appercois que je prend les fringues que j’aimerai etre si j’etais mince, le look que j’aimerai avoir, style la jeune nana mignonne , ors j’ai vieilli j’ai grossi, et la le tilt
    je retourne au magasin, et tu sais quoi j’essaie des trucs un peu feminin coloré mais a une taille au dessus, et dans un style qui finalement est le mien, féminin vaporeux, et d’un seul coup cela le fait, mon bidon est caché, je ressort les coté bien donc ma taille et autres truc pas trop moche, cela s’appelle se mettre en valeur, et je me fais un maquillage
    bref, je m’appercoi que je suis avec finalement des petits bourrelets, pas si moche, et pis tant pis ya que moi qui le sais et toi et ceux qui lisent lol, bon, moi j’ai pas un gentil compagnon du vois ! bref autre probleme, donc, une fois que ta pigé, que tu peux te fringuer jolie, voila tu entames ton habitude alimentaire correct, c’est a dire, que tu vas ds internet et tu pique des recettes sympathoche, moi ca y est je me met aux papillotes j’ai meme commencé un blog papillottes, lol si si, ensuite tu penses ka te faire du bien a toi, pendant au moins un an soit egoiste, pense a toi toi et toi, et na, jolie coiffure coiffeure, petit soins, petites foulées avec une copine ou plusieurs, si t’en a pas, mais une annonce en bas de l’immeuble ou je sais ou, cherche dame pour faire le tour du paté de maison, enfin tu vois, tu deviens ta meilleure pote, toi seule te connais et sais, donc moi je te le dis, tout peut s’arranger, on a vu plein de dames redevenir mince, ou d’autres dames s’accepter, ou d’autres dame qui se trouvait grosse se rendant compte que c’est dans leur tete, enfin ya plein de cas avec cela, donc pourquoi que toi tu y arriverai pas, dis pas j’ai pas le choix
    si si tu as le choix, soit tu vas vers la joie le positif et chouette le changement sois tu ressasses, donc tu fais et tu feras le choix j’espere du bonheur et de la feinte de maigrir jsute pour passer dans la famille et frimer, et se la peter, bon la c’est pas bien comme conseil, lol, mais comme cela fait du bien aussi, bon fo pas tomber dans l’exces, allez haut les coeurs, tu es belle, je le sais je sais pas pourquoi mais je le sais,
    bisous

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  2. Très émue par votre témoignage, d’accord avec la réponse précédente…
    La nourriture vous sert à combler le vide, il serait bon de savoir lequel, probablement les carences affectives de votre enfance, surtout vu le comportement de votre mère…
    Mais c’est bien, votre récit bien que douloureux est lucide, je crois que vous tenez un bon bout, alors continuez. Franchir une montagne commence par un petit pas,sans regarder la route à parcourir. Soyez douce avec vous, il y a eu trop de violence…
    Toute ma tendresse….

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  3. j’ai envi de pleurer !!
    je repère aussi la bouffe en moins de 2min dans tous les endroits où je vais !! je n’ose pas imaginer mon corps prenant du plaisir!
    aaah si seulement j’étais alcoolique je me sèvrerais et arrêterais totalement de boire… mais on ne peut pas arrêter de manger…
    enceinte c’est si beaux les rondeurs mais qu’est ce que j’aime en faite? être porteuse d’amour moi qui en demande tant ? être chouillée par les autres car je porte la vie ? est-ce l’état que j’aime ou ce foutus corps !!
    j’ai envi de pleurer de me reconnaître dans ton texte et de haïr ce corps. j’ai eu aussi une phase facile, je fumais de l’herbe toute la journée. c’était coooooool !!! mais depuis que je suis maman je ne peut plus ! j’ai besoin d’être une mère « suffisamment bonne » comme disent les psy …. je suis retombée si bas !! j’ai envi de pleurer en regardant ce corps qui fait presque 100 kg … ce corps qui ne me permet pas de courir, de me mettre à genoux !! ce corps qui n’ai pas à moi …….
    je suis obsédée par la nourriture ! même quand mon fils mange j’ai envie de lui prendre et de l’engoufrer dans ma bouche ! j’ai si honte !!!

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    1. moi aussi j’ai été boulimique… j’ai vécu exactement la même chose. cette nourriture qui nous obsède. ce gavage jusqu’à en vomir. cette obsession de la nourriture. mais pour moi maintenant c’est fini. je peux acheter des gâteaux et laisser les paquets ds mes placards sans les manger pdt plusieurs jours même plusieurs semaines. même moi je n’y crois tjrs pas. et pour ça je peux remercier ma psychothérapeute!!!! elle a mis un nom sur ma souffrance, et ma aidé à sortir mes peurs, mes rencoeurs, mes angoisses…et quelle souffrance. quand à devenir alcoolique ou toxico n’est sûrment pas mieux ni une solution pour vous guérir de votre boulimie. pour preuve ma soeur est alcoolique depuis plus de 15 ans et ses nombreuses cures et visites chez les psy ne l’on pas sauvée… et oui sympa les soeurs, une alcoolique et une boulimique… et surtout n’ayez pas honte de vous. la boulimie nous dirige nous commande, et sans aide elle nous bouffe. le combat vaut vraiment la peine, je revis! et mon conjoint ne souffre plus de la violence que j’avais envers moi, et de mes « je suis moche », je suis grosse » ect…

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  4. Il y a tant de souffrance dans votre histoire. Je suis moi même hyperphage (c’est de la boulimie non vomitive). J’ai des reflexes, conservés depuis l’enfance: me mettre devant un film et manger longtemps, lontemps…. Je parviens à échapper à la dictature de l’hyperphagie uniquement lorsque je suis occupée par le travail ou les obligations familiales mais dès que j’ai du temps pour moi, je ne sais plus faire. Face au vide: « il faut » que je mange…. C’est atroce. J’espère en sortir un jour. Bon courage à vous en tout cas et oui, je crois à la psychothérapie, il n’y a que ca de toute manière hein? Que peut on faire d’autre? Prier peut etre…

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  5. Merci pour ce douloureux témoignage, c’est courageux de ta part cette lucidité presque maso, et c’est dure de te lire sans avoir envie d’apprendre à te connaître et te serrer dans les bras! Tu as le DROIT d’exister, autant que les autres humains vivant sur terre, autant que les arbres, autant que les cailloux. Pas plus, pas moins, pareil. Courage à toi, courage à vous!

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