Archive | août, 2011

Mes yeux !

31 août

J’ai de beaux yeux!

Des yeux verts, parfois bleus, parfois gris en fonction du temps…
Des yeux qui rient quand je rigole…
Des yeux turquoise quand je pleure…

J’ai de beaux yeux!

Des yeux qui racontent une histoire…
Des yeux qui expriment ce que je ne dis pas toujours…
Des yeux qu’on m’envie parfois…

J’ai de beaux yeux!

Oui mais voilà, ces beaux yeux, je ne les ai pas toujours eus…
Je suis née avec un regard qui disait franchement merde!
Un oeil dans un coin, l’autre en l’air…
Une première opération ratée à 18 mois qui me laisse avec regard trop ouvert…
Une deuxième opération un peu moins ratée à 7 ans.
Mon oeil gauche est en face de son trou, le droit se barre en permanence, encore plus quand je fatigue…
Les enfants se moquent de moi à l’école, l’adolescence est difficile.
"Tu pourrais me regarder quand je te parle"
"La fille aux 4 yeux"
J’ai souffert, toute ma jeunesse, de ces yeux mal-foutus qui n’en faisaient qu’à leur tête
J’ai souffert de ces gens qui ne comprenaient pas
J’ai demandé tant de fois à pouvoir encore tenter ma chance… A me faire opérer une fois de plus…
Passé la puberté, finalement je vais chez LA spécialiste du moment qui arrive à trouver les mots que je veux entendre.
Une opération de plus, terrorisée que je suis à ce moment
Peur d’une déception
Peur d’un échec

Mais non! Après 6 semaines à me la jouer Dracula avec mes yeux injectés de sang, je découvre enfin mon nouveau regard…
J’ai découvert la couleur de mes yeux à ce moment là… Avant, je n’avais jamais pris la peine de les regarder, ils n’en valaient pas la peine, ils me pourrissaient la vie.
Maintenant, cette partie que je détestais est devenue ma plus grande fièreté!

Alors oui, je les trouve beaux, mais je les ai mérités après en avoir tant bavé…

Mes jambes

31 août

Avant, j’aimais bien mes jambes…
Elles n’étaient ni fines, ni grosses…
Banales sans doutes, mais je les aimais bien !
Je les montrais avec plaisir en jupe…
Mais c’était avant…
Depuis, il y a eu une phlébite et une embolie pulmonaire.
Mes jambes sont devenues difformes…
Gonflées…. l’une plus grosse que l’autre.
29 ans…
Je n’ai que 29 ans et j’ai des jambes de mémé !
Des jambes cachées sous des bas épais de contention depuis un peu plus de deux ans maintenant.
Je continue de mettre des jupes,
j’essaye de faire comme si…
Mais mes jambes d’avant me manquent !
Et parfois je me surprend à envier de très vieilles dames aux jolies jambes, plus jolies que les miennes.
Anne Sophie

La cicatrice

31 août

J’ai triché, car cette cicatrice n’est pas celle de la photo.
Cette cicatrice, si elle n’est plus sur mon corps, est toujours dans ma
tête.
Au plus intime de moi même, témoin douloureux de la naissance de ma fille.
Si banale.
Mais un an après, toujours béante pour mon esprit.
Une naissance presque idéale. Mais la peur. Peur de ne pas y arriver.
Peur que, comme pour l’aîné, l’obstétricien soit appelé en renfort. Peur
de me déchirer. Peur d’être à nouveau mère ? La sage-femme sent que je
me retiens, me propose de "m’aider". Je sais ce qu’elle va faire, je lui
dis que j’accepte qu’elle me coupe. Une fois incisé, je pousse sans
crainte. Ma fille naît, je vais l’accueillir avec joie.
Une cicatrisation douloureuse. Le feu, durant une semaine. La vision de
ma chair à vif, torture. Les larmes. Mutilée, je suis mutilée. Pourtant,
une belle cicatrisation, d’après ma sage-femme.
Aujourd’hui, plus aucune trace de cette cicatrice. Mais dans mon esprit, si.
Moi aussi j’éteins les lumières avant tout rapport avec mon chéri. La
peur d’avoir mal, l’absence de plaisir. Un an après.
Je l’évite même.
Doit-on renoncer à être femme lorsque l’on devient mère ? Non, mais on
doit cicatriser. Et accepter que jamais rien ne sera comme avant.

Anonyme

Soi est dedans

31 août


© azadpicture 2008


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Azadpicture et Paul Avillach 2009


© Roxanne Petitier


© Roxanne Petitier

Comme beaucoup d’autres femmes, j’ai dû, et je devrai, apprivoiser cette image du corps, changeante et en inadéquation avec LE modele mais tellement en harmonie et en réponse à mon chemin de vie. L’adolescence et ses rondeurs, trop et pas assez,
l’âge béni où je me trouvais belle,
la maternité et ce gros ventre tendue dont j’etais si fière mais aussi ce corps si soudainement transformé.
Un ventre parchemin sur lequel sont inscrites les lignes de mon amour pour mon fils et son père, et puis mes formes arrondies moins bien définies que je n’arrive pas à envisager comme miennes encore. Des seins vidés de leur lait et ce "soleil" dessiné autour de mes mamelons.
J’ai été mannequin un peu, avant, le corps allait bien avec l’attente. Au debut de ma grossesse, on me sollicite encore, j’ai quelques belles photos.
Et puis il n’allait plus, trop grossi pendant la grossesse, un photographe qui tarde à venir faire la séance qui immortaliserait mon ventre tendu, des photos ratées…
Et puis, j’ai eu la chance de rencontrer une artiste qui trouvait que "mon corps avait de la matière et que c’etait interessant à travailler en clair obscur." j’avais accouché depuis 7 mois, j’ai adoré cette séance et le résultat m’a permis de l’apprivoiser un peu.
J’ai encore du mal sur la plage, j’ai encore du mal à accepter les vergetures, je suis une adulte responsable voilà, je suis maman, et c’est un si grand bonheur, que parfois, j’arrive à les voir comme un témoignage d’un instant si fugace, 9 mois passés trop vite, où j’ai été serre avant d’être mère.

©

Mes seins, mon histoire

31 août

Merci pour cette initiative…peut-etre que nous,les femmes,les mères,nous arriveront a apprivoiser un peu nos imperfections…

Mes seins ont toujours representé beaucoup de choses pour moi.Petite,c’était un lieu rassurant,le giron de ma mère ou de ma mamie,un endroit chaud,doux et confortable ou je pouvais me blottir .
En primaire,j’ai commencé a me rendre compte que c’était beau;la notion de séduction m’était alors inconnue mais déjà,j’esperais avoir de gros seins plutot ronds,comme ma maman…
En entrant au collège avec un an d’avance,j’ai été confrontée au fait de ne pas etre encore "formée" quand la plupart des filles de ma classe l’étaient…elles portaient des soutien-gorges,pas moi…premières blessures narcissique.
A l’adolescence,enfin mes seins ont commencés a pousser…un peu.Moi qui revait d’une grosse poitrine a l’image maternelle,j’avais de petits seins,fermes et pleins mais a l’époque je ne m’en rendais pas compte,je voyais juste qu’ils tenaient dans une main-celle des differents garçons qui ont été ravis de vérifier leur taille-et surtout leur forme,en poire,légèrement écartés…rien a voir avec les jolis seins touts ronds des magazines.

Et puis je suis devenue mère.trois fois.Mes seins sont devenus plus gros,plus ronds,plus fermes encore durant mes grossesses.J’affichais fièrement un décolleté,promesse d’avenir puisqu’il annonçait la vie.
Et quand cette vie est arrivée,tant attendue,il m’a semblé naturel que ma poitrine désormais servirait a nourrir ces petits etres…Ils ne s’en sont pas privés,et malgré toutes les difficultés j’ai éprouvé beaucoup de satisfaction a allaiter.

Mais voilà qu’aujourd’hui,mes fils sont sevrés,et il n’y aura probablement plus d’autre grossesse.Mes seins sont vides-oui,comme ce ventre qui a porté la vie,mais j’ai réussi a accepter que mon ventre soit vide,et distendu,et abimé;Et puis il y a les abdos…Mais pour la poitrine,tous les exercices de musculation au monde ne me réhausseront plus jamais ces seins,que dans les heures sombres j’ai meme eu l’impression de voir atteindre mon nombril. Ces seins débiles me semblent aujourd’hui inutiles,et si inesthétiques…Mon mari prétend qu’il ne voit pas le problème,mais les seuls adjectifs qui me viennent lorsque j’essaie de les décrire sont négatifs:vides,mous,flasques,écartés…et ces aréoles qui ont pris un diamètre énorme…Ces seins,jadis accessoires de séduction puis nourriciers,aujourd’hui je les cache,je les dissimule derrière des soutien-gorges push-up.

Mais malgré tout,ces seins,mes seins de mère,je les aime un peu car ils sont a leur tour un refuge pour mes enfants,ces garçons plein de vie,grace a moi,grace a ma poitrine entre autre.Ces enfants que j’aime plus que tout au monde et pour qui je donnerai bien encore dix paires de seins s’il le fallait.

(lapovlucette)

Mon corps en revue

31 août

Tout d’abord mon ventre:

Avant mes grossesses il était plat, musclé et ferme et mon tatouage s’y fondait parfaitement…
Maintenant il est flasque, plus si plat, remplis de vergetures et mon tatouage est devenu affreux et difforme, il es boursoufflé et le soleil d’avant ressemble plutôt à un dessin d’enfant de 4 ans…
Mais peu importe je ne suis pas superficielle et mon ventre ne me déplait pas tant que ça finalement, et heureusement mon mari non plus n’y voit aucun inconvénient, au contraire, souvent on s,amusent comme deux gamins a tripoter toute cette peau molle et en faire des bourrelets, on essais d’en faire le plus possible en une seule fois, on as déjà réussi, en rentrant bien le ventre a prendre une poignée qui contenait 6 bourrelets :D

Ensuite mes seins:

Mes seins sont vraiment LA seule partie de mon corps que je n’aime pas particulièrement ou plutôt que je n’aimais pas avant…Avec mon homme je n’ai aucuns complexes, mais il reste que, je ne sais pas si vous remarquez mais, j’ai d’énormes mamelons, d’énormes auréoles surtout…Avant ça me gênais de mettre nue devant un homme, surtout que j’ai les seins qui pendaient beaucoup plus que ça avant d’avoir mes enfants, la grossesse m’as raffermi un peu tout ça, vous imaginez jusqu’où ça tombait avant! Par contre je reçois souvent des compliments de la parts des hommes de mon entourage concernant ceux ci lorsque je met un décolleté avec un soutif qui soutient correctement, juste pour cela je les aiment bien finalement ;)

Mes fesses:

Elles ont toujours été ainsi, larges et molles avec la graisse qui pend bien sur les cuisses, mais je ne m’en fait pas trop avec ça, c’est derrière donc je ne les vois pas souvent!

Finalement mon pied gauche:

Lui il m’écoeure carréement…j’avais un oignon au gros orteil, vous savez l’orteil qui pousse de travers et qui fait que l’os ressort sur le coté du pied, résultat c’est la merde trouver des chaussures correct…À 16 ans je me suis fait opéré, ils on cassé l’articulation pour mieux replacer l’orteil droit, ont mis une plaque de métal et une vis pour bien tenir le tout en place, 3 mois le pied dans le plâtre a souffrir le martyr! Maintenant il me reste une énorme cicatrice et une région du pied hyper sensible en plus d’une sympathique vis qui justement semble se dévisser un peu plus chaque année…Bah oui le podiatre avait oublié de nous dire que je devais retourner 6 mois après l’opération pour faire retirer la vis et la plaque…Je me suis rendue compte il y as 4 ans que la vis ressortait beaucoup, on la voit à travers la peau (juste sous la petite flèche), et j’avais été consulter pour me faire "ha bah fallait revenir la faire enlever y a 10 ans"….Du coup je peut la garder aussi longtemps qu’elle ne me dérange pas…Elle n’est pas dérangeante mais juste elle me dégoûte, j,ai des frissons chaque fois que je la touche…BERK!

Voilà ^^
Cordialement, Marie-Jo alias Ériu sur la blogosphère!

Mes seins

31 août

Pfff mes seins… Enfin ce qu’il en reste … Je faisais un joli 90c avant d’avoir mon premier enfant.. C’était une partie de mon corps que j’aimais telle quelle.. J’ai envie de dire "une des seules parties" que j’aimais …
Et puis j’ai eu deux enfants .. Et a chaque grossesse j’ai perdu un peu plus de profondeur.. Au point de ne presque plus rien avoir du tout ..
J’ai pris un paquet de photos avant d’obtenir quelque chose que j’estimais être "montrable" car aujourd’hui je complexe énormément … Plus possible de m’habiller comme je veux… Plus possible de me sentir sexy et désirable nue ou même en sous vêtements …
J’ai la chance d’avoir un homme qui me rassure énormément a ce sujet et qui du coup me permet de continuer a vivre sans être obnubilée par cette absence de poitrine … Mais quand je suis seule face a ce reflet dans le miroir, ou dans cette cabine d’essayage avec ce joli vêtement décolleté beaucoup trop grand … J’ai systématiquement les larmes qui montent…

Mon dos, mes cicatrices de l’amour

31 août

Le voila, le bas de mon dos….
Marqué par les vergetures, celles que certaines appellent "les cicatrices de l’amour, pour moi cela reste mon plus gros complexe….
Maman a 20 ans, je me demande si elles disparaitront un jour.

"Qui m’a volé mes jolies oranges?"

31 août

Quand, ado, je demandais à ma mère pourquoi ses seins étaient si petits, elle me répondait que mon frère et moi lui avions mangé sa jolie poitrine… Je ne la croyais pas bien sûr… Et j’étais fière de mes deux belles oranges, pas énormes, mais un honnête 90B (ou parfois 85C selon la forme du soutif)!
Enceinte de mon fils, j’ai profité à fond de mes gros lolos, j’en ai profité encore quand je l’allaitais puis, pouf, 1 taille en moins…
Après la naissance de mon deuxième enfant, j’ai encore perdu une taille, mes deux belles oranges sont devenues des toutes petites mandarines, toutes sèches, de celles qu’on trouve au fond d’un carton de supermarché…
Alors, certes, j’ai retrouvé ma taille de guêpe très vite, mais je suis maintenant obligée d’utiliser tous les artifices existant pour gonfler un peu mon 85A.
Je reprends la jolie phrase de ma maman quand mon grand me demande pourquoi mes seins sont tout petits!!!
Et je ne bronze plus seins nus sur la plage, trop honte de ce A…

Mes seins, mes cicatrices

31 août

Je dévoile un peu mon ventre, ravagé par les grossesses, mais il n’est pas un complexe.
Mes seins, ces "trucs" pendants, asymétriques..
Je ne les déteste pas parce qu’ils sont laids, je les déteste parce qu’ils sont mes cicatrices.
Quand je les vois, je m’y replonge, cette enfance si dure, cette adolescence pleine de souffrance.
Le manque d’amour, de confiance, d’estime.
Cet handicap que je combats plutôt efficacement, bien que les après-grossesses me renvoient souvent quelques mois en enfer.
Cette souffrance, ce mal être, cette frustration qui ne me lachera jamais.
Même les yeux doux et amoureux de mon mari n’y change rien.
J’ai rêvé, prié, jalousé, pleuré, envié, crié, rien n’y fait. On ne me rendra pas ma féminité.
Rien n’y fera, jamais.

Mes seins… mon obésité, mon combat sans fin.

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