Mon ventre, ce gouffre à sentiments

2 avr

ventre

Je ne suis pas bien vieille et pourtant, je me fais l’effet d’avoir une centaine d’années. Alors, pour annihiler cette impression de douleur cumulée et de mort imminente, je renvoie l’image de l’enfant que je n’ai presque jamais été. Car, si je me mets à réfléchir en adulte, que je suis, je ne peux faire face à mon passé, mes manques, mes pulsions…

Enfant, j’ai souffert de l’abandon, puis plus tard, j’ai essuyé trois viols dont une tournante. À cette occasion, j’ai dû sortir « vivante » d’une benne à ordure… À l’heure actuelle, mon corps est mon pire ennemi. Soit je l’ignore royalement, soit je le combats, le martyrise jusqu’à ce qu’il hurle d’horreur et de douleur.
Quand je me vois dans un miroir ou sur une photo, l’incapacité à me reconnaître me laisse perplexe. Parfois, bien maquillée et habillée je puis me trouver jolie, mais cette pensée est vite balayée par la jalousie : je voudrais être cette fille, c’est injuste que je ne puisse pas ressembler à « ça » ! Mon corps et ma tête ne sont jamais accordés. Quand je prends du poids, je me rends compte que je grossis. Ça me gêne, mais, ce n’est pas dramatique. Lorsque je perds du poids et que je me retrouve avec un corps plus proche de mes attentes, quelque chose chute dans ma tête. Je me trouve affreuse, débordante de graisse. Mon ventre devient difforme. Je me dégoûte… Je m’affame alors pendant des semaines, à raison d’une cuillère à soupe de riz, ou un quart de pomme. L’envie de me déchirer, à coups d’ongle et de dents vengeresses, l’intérieur des bras devient viscéral. Puis, c’est là qu’interviennent les hommes…

Mon rapport aux hommes est, au final, assez conflictuel lui aussi. Je ne suis pas devenue hargneuse ou peureuse après les viols. Mais, j’ai développé un besoin envers eux. Je ne me sens exister qu’à travers la sexualité… Au début les hommes ont donné de la valeur à mon corps à travers les billets de banque. J’ai enduré divers mépris et horreurs uniquement pour avoir ses billets, preuve irréfutable de mon existence et de mon intérêt auprès d’eux. Mais, aussi pour avoir la satisfaction de m’en être sorti « vivante ». Le jeu de la roulette russe : tant pis pour moi si… J’ai arrêté avec beaucoup de difficulté et me suis « contenté » des compliments de l’homme qui partageait ma vie. Malheureusement cela sert uniquement pour pouvoir accepter vaguement de cohabiter avec ce corps embarrassant. Et très vite l’idée que, de toute façon, cet homme est aveuglé par son amour et donc, n’est ni fiable ni objectif s’impose irrémédiablement.
Et là, c’est le retour à la case départ d’un besoin de regard pour me sentir vivre. Vivre à travers les compliments des autres, vivre à travers leurs désirs que je ne partage pas mais auquel je me soumets pour, enfin, trouver une explication à mon existence. Avec cette sensation tenace et irrémédiable que, je ne suis intéressante qu’à l’horizontale.

Je voudrais simplement arriver, un jour, à faire connaissance avec moi-même…
Bulle d’Acide

Mirroir, mon beau miroir, pourquoi me fais tu si mal ?

25 mar

oeil
Moi et mon corps, une relation ambigu.
Je n’ai pas dans le souvenir d’avoir vécu une enfance malheureuse. Un papa, une maman, un cadre de famille stable et épanouissant, enfin seulement dans ma tête de petite fille.
Car en réalité, tout n’étais pas aussi beau qu’il y paraissait. En y repensant maintenant, je ne sais pas comment je n’ai pu rien remarquer. Le papa adoré, qui ne peut rien me refusé, n’était pas aussi parfait que je l’imaginais. Des absences de plus en plus fréquentes, des comportements étranges, des mots pas vraiment beaux qui sortent de sa bouche, une odeur forte et désagréable qui me pique le nez quand j’enfouis ma tête dans son t-shirt.. L’alcool.
Jusque là, je ne voyais pas ou était le mal, tout le monde buvait de cette boisson, pourquoi lui n’y aurait pas le droit.
Et puis nous avons déménagé, oh pas très loin de ces habituels point de rendez vous, où il avait l’habitude de se retrouver avec ses amis.
Je grandissais, les choses se dégradaient, papa se montrait plus violent, cette fois avec les mains, les pieds, sur maman, qui n’avait rien demandé et en ma présence ainsi que celle de mon frère. Des cris, des pleurs, des coups..
Pourquoi es tu si méchant mon papa ? Ou sont passé tes câlins et tes bisous réconfortants ?
Infidélité, violence physique et moral, manquement à son devoir de père, divorce annoncé.
Lorsque j’ai de nouveau déménagé, je me suis mise a m’empiffrer à m’en faire mal au ventre, bizarrement cela me rassurait, un manque que j’avais surement besoin de combler. J’étais seule, les moqueries a l’école sur mon physique ont débutées. Mon grand frère s’y mettait a son tour, sans qu’il se rende compte que me traiter de grosse me brisait le coeur.
S’en suivi 1 mois seulement après ma "nouvelle vie", l’hospitalisation d’urgence pour ma mère, gangrène a la main, amputation, mort probable dans la nuit. Mais elle s’est battu, la mort n’a pas voulu d’elle, lui a laissé un peu de répis.. Plus d’un an sans voir ma maman, mal dans ma peau, plus d’appétit, le reflet du miroir me rend si triste, je pleures tous les soirs, assez silencieusement pour qu’on ne m’entendes pas. Je suis si seule.
Mon corps a alors décidé de ne plus savoir avalé, même l’eau m’était pénible a déglutir. J’aurais passé toutes mes années collège à me scruter dans les moindres détails, a calculer le nombres de calories que j’engloutis par jour, pour ne plus entendre le mot "grosse". Perte de cheveux, perte de dents, plus de force pour faire un pas devant l’autre, l’envie de continuellement dormir et de ne plus se réveiller..
Mon visage ne reflète plus rien, un visage vide sans expressions.
Tous les soirs, je m’infligeais une heure de sport intensif a en avoir le corps brulant de douleur car il fallait que je ressente le fruit de mes efforts. Cette douleur en devenait presque un plaisir. Lorsqu’a 14 ans, je remarqua de la peau d’orange sur mes jambes, je les frictionnais chaque jour si fort que je me retrouvais avec des hématomes, et cela me rassurait..
Torturer mon corps était devenu une habitude, que je ne comptais pas arrêter, car sinon je risquais de prendre du poids, et c’était hors de question. Plus j’avais mal, plus je sentais mon estomac se creuser, plus cela me rassurait. Je n’étais plus que l’ombre de moi même, isolée du reste du monde, sans amis à qui me confier ou qui aurait pu me faire oublier les démons qui me rongeaient. J’avais besoin de me punir, c’était un défouloir. Pourquoi devrais je être heureuse si tout le monde souffre autour de moi ?
Aujourd’hui à 21 ans, , j’essaie tant bien que mal d’oublié cette période même si elle restera ancré en moi à jamais. La peur de grossir est toujours fréquente, mais je ne suis plus aussi excessive qu’auparavant.
L’amour m’a métamorphosé, je commence à gouter timidement au bonheur, à croire en des jours heureux, ma vie commence maintenant.

Sweetrétro

Je deviens normale

25 mar

Normale
J’avais écrit un premier texte sur le blog il y a quelque temps. "Un corps de mannequin". J’avais un IMC de 16,9 (donc, maigre). Difficilement, j’avais fini par accepter cette maigreur que je n’avais pas choisi.

J’ai longtemps essayé de prendre du poids, en vain. Petit appétit, petit estomac, vite rempli. Je ne me privais de rien, je pouvais manger des plats caloriques, mais les quantités et la régularité manquaient pour me permettre de prendre du poids. Mon objectif: prendre une dizaine de kilos, être normale, ne pas avoir l’impression d’avoir des carences, être en forme(s).

Après des années d’échec, il aura fallu un déclic tout simple: vivre avec mon amoureux. Il se préoccupe de moi et surveille au quotidien que je mange correctement. Que je ne saute pas de repas, que je ne remplace pas un plat par une sucrerie. Que je n’oublie pas de manger (oh oui, ça m’arrivait tout le temps). Que je mange de manière équilibrée. Et bien sûr, le résultat est là: je prends du poids doucement mais sûrement, environ 1 kg par mois. Sans excès, simplement en mangeant normalement, j’arrive enfin à grossir. Mon IMC est actuellement à 18,6 et je pense continuer sur cette lancée encore un peu, ça me semble très sain. Je continue à faire du sport et à me muscler des pieds à la tête. Je pense être enfin parvenue à avoir une bonne hygiène de vie.

Je suis toujours mince, mais pour la première fois de ma vie, une vendeuse m’a dit cette semaine "Vous êtes une fausse maigre". Je prends des formes, mes hanches se sont élargies et j’ai des toutes petites "poignées d’amour" que j’aime beaucoup. Je me sens plus vivante, mieux dans ma peau. Tout va bien!

Lena

Intimité, pudeur et respect

25 mar

Intimité, pudeur et respect

 Premier souvenir.
J’ai 12 ans, je suis en vacances chez ma tante. J’ai de forts maux de ventre, qui me tordent et me font pleurer. En fait j’ai une appendicite mais on ne le sait pas encore. Ma tante décide d’appeler le docteur de garde.
Il arrive, on est dans le salon, il décide de m’examiner. Il me demande de me mettre à quatre pattes pour me faire un toucher rectal. Pour vérifier si il n’ y a pas une occlusion ou une constipation importante à l’origine de mes douleurs.
Je me rappelle de ma tante qui reste dans la pièce, je me souviens de son rire quand le docteur enfile un gant en latex, je me souviens de ma peur et de mon extrême gêne en me retournant, ma tête qui tourne en pensant à des images vues à la télé – ce gant – ce vieux canapé à fleurs qui sent le renfermé, mes yeux qui se ferment, mon visage qui grimace et sûrement une larme ou deux.
Je me retourne, remonte ma culotte, c’est fini.

Deuxième souvenir.
Je dois avoir 13 ou peut être 14 ans. Je suis partie faire du vélo avec ma cousine. J’ai pris le vélo de son père. Je ne suis pas très grande et la barre transversale me gêne. On roule autour de l’étang, la piste est bosselée. Je chute et je me cogne l’entrejambe sur la barre transversale. Très vite j’ai un énorme hématome qui se forme, gonfle et se gorge de sang, juste à l’entrejambe, comme un énorme testicule plein de sang. Ça fait un mal affreux et en plus je ne peux pas marcher sans que ça fasse pression sur l’hématome. Je suis donc conduite aux urgences.

Là bas, dans une salle d’examen, porte ouverte sur la salle d’à côté, bruits du couloir, on m’examine. En été, avec un petit t-shirt et sans bas, on se sent vite nue et vulnérable sur une table d’examen au milieu de toutes ces blouses blanches. Mon vagin de jeune fille nu et souffrant exposé.
Le professionnel de garde n’a jamais vu ça ! Il commente à haute voix son grand étonnement et invite des collègues à venir voir ça. Ça débarque, c’est un peu le spectacle ? Je ne sais plus où regarder, j’aurais bien envie de disparaître tellement j’ai honte.
Je me souviens de mon père qui vient me chercher, et aussi des invités, qui sont, le soir là, à la maison. J’étais tellement gênée que j’aurais voulu être seule et que personne ne sache tout ça.

Je ne sais pas pourquoi j’ai eu envie d’écrire ça mais certaines lectures m’ont fait remonter ces deux souvenirs, qui sont gravés dans ma mémoire et ont marqué mes souvenirs d’enfance, sûrement autant que mon rapport au corps et ma pudeur.

N.

Je me sens belle

18 jan

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Mon histoire risque de surprendre, j’hésite depuis plusieurs mois à écrire ici, aujourd’hui je me lance !

Pourquoi surprendre ?

Parce que je me suis toujours sentie grosse, j’écris bien « sentie » car en regardant les photos de moi ado à présent je ne l’étais pas du tout. Je me sentais grosse parce que tout mon entourage autour de moi me le disait, me le criait.

Moqueries, insultes, humiliations, …

J’ai connu la solitude à l’école très tôt, j’ai connu les coups aussi, que je recevais puis que je donnais, seule véritable arme que je connaissais à l’époque pour me défendre, me protéger, me préserver.

Pour survivre.

Oui la cours de l’école est ingrate, les platanes s’en souviennent peut-être, les seules à m’écouter.

Mais pas que, j’ai connu les professeurs humiliants, rabaissant, violents. Ceux qui pensent que s’en prendre à l’élève fragile de la classe pour briller aux yeux des autres est ce qu’il y a de plus courageux. Un professeur me donnait même des gifles en sport. Un autre me traitait de grosse vache devant toute la classe, et je pleurais, et ils riaient.

Durant toutes ces années difficiles, je construisais ma vie seulement en moi, dans ma tête, à cette endroit mes parents étaient réconfortants et doux, mes frères protecteurs, mes professeurs soutenant et mes camarades amusants.

Et puis j’ai pu intégrer un lycée au lycée, à 100km de chez moi, en internat, où j’apprendrais l’Art et peut être même à vivre à l’extérieur aussi.

Je ne connaissais personne là bas. C’est là que j’ai découvert que j’avais un corps.

Je n’existais pas seulement à l’intérieur, dans mes pensées. J’existais aussi avec un corps.

Alors j’ai commencé à le découvrir, me toucher, à me masser, ça à commencé bêtement, j’ai acheté une crème ventre plat et la notice disait masser vous le ventre en faisant des mouvements circulaires matin et soir bon je m’exécute, et là je découvre que mon corps peut ressentir des choses, qu’il est là, qu’il est à moi, c’est le mien !

Grâce à ces petits massages anodins je prends possession de mon corps et je commence à l’aimer.

C’est le début d’une belle histoire d’amour.

Oh elle traverse des tempêtes mais elle perdure.

Aujourd’hui, je suis en surpoids, toujours, mais j’aime mon corps, chaque centimètre de mon corps. J’aime mes vergetures, j’aime mes grains de beauté, j’aime mes bourrelets, mes yeux, ma bouche, mes petites rides qui arrivent, mes sourcils bien fournit, mes poils qui repoussent trop vite, mon sexe, mon nez, mes mains …

J’aime mon corps non pas parce que je suis grosse, je l’aime parce que c’est le mien.

Depuis maintenant plus d’un an j’ai découvert pourquoi j’étais en surpoids, après une importante réforme alimentaire il y a 10 mois environ, j’ai perdu une vingtaine de kilos et je continue de perdre du poids.

J’aimais mon corps avant cette perte de poids, comme je l’aime maintenant.

Je le chouchoute, je le masse, je lui choisi de beaux vêtements, je danse, je vibre dans ce corps que j’ai cru inexistant pendant très longtemps.

Je suis intimement convaincue que la beauté d’un corps réside dans la manière dont on l’habite.

Je me sens belle ! Pour la première fois de ma vie, j’ose le dire ! J’ose l’écrire !

J’ai mis du temps à faire une photo, et puis j’ai décidé de vous montrer ce que j’aimais le plus en moi, ce petit grain de beauté très léger parfaitement déposé sur mon front entre le sixième et le septième chakras. Entre la terre et le ciel, là où je suis, là où nous sommes.

Mon ventre, ma honte

17 jan

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Quand j’étais jeune, j’avais un petit ventre gonflé à cause de la maladie coeliakie ( allergie à la farine ) et j’en avais déjà honte mais il était pas si voyant que ca quand j’y repense.

Au jour d’aujourd’hui, je ne vois que lui. J’ai 31 ans et j’ai eu deux grossesses de 9 kilos chacune. A ma première grossesse, mon ventre est devenu énorme que tout le monde me demandais si j’avais des triplés.
Après mon accouchement mon ventre est devenu ce qu’il est maintenant car j’ai perdu trop vite, ma peau n’étais pas élastique et le voilà qui pend.
Mon assurance à refuser l’abdominoplastie et ainsi gâcher ma vie sentimentale.
Mon mari m’a quittée, j’ai retrouver un homme qui dit m’aimer comme je suis mais qui ne me touche jamais.
Maintenant je manque de confiance en moi, je n’ose pas me regarder dans un miroir, quand un homme me regarde je me dit que dans sa tête il doit se dire: oh mon Dieu, la grosse baleine…
Je n’ai plus le sourire, mes enfants me voyent toujours en larmes. De temps en temps je me dit qu’il faut que je me bouge, faire du sport ou appliquer des crèmes amincissante, mais j’abandonne tout aussi vite car je ne vois pas de résultats et je me demande à quoi bon…

Entre nous je vais vous confier que je n’aime plus mon copain, je reste avec lui juste pour ne pas me retrouver seule car je suis sûre que personne ne voudra de moi. J’accepte donc de vivre avec un homme avec lequel il n’y a aucune relation sexuelle, aucune communication, qui ne sort jamais avec moi, qui dort dans le canapé et moi dans le lit… On a rien d’un couple mais au moins je ne suis pas seule…

Geste permis

14 jan

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Ce jour de bonheur, tâché de douleur.

Je l’ai sentit enfoncer ses doigts glacés, j’ai commencé par avoir mal…peut être est ce normal…
Puis la douleur devenait si forte, je ne tenais plus en place !

Elle me répète « je ne trouve aps votre col, je ne trouve pas votre col…ah je ne le trouve pas ! »
Apres 2 grossesses, je savais ce que c’etait un touché vaginal douloureux, je savais ce que c’etait quand la sage femme ne trouvait pas le col ou n’arrivait pas à l’attrapper.

J’etais allongée là, sans défense, les jambes ecartées, quelques larmes… Je ne sentais même plus les contractions, juste cette douleur. Elle m’a arraché, me disais-je.
Quand elle eut enfin trouvé ce fameux col (selon elle), j’ai eu moins mal, la douleur montante s’est stagnée.

Elle a retiré ses doigts violeurs, j’avais encore mal, moins mais la douleur etait présente. « elle m’a tué le vagin »
C est le pire touché vaginale que j’ai eu, le touché violent, le touché violeur. Et j’en ai eu des touchés ! Tous les mois, sur 3 grossesses, comptez les accouchements où c’est toutes les heures…ça en fait des touchés.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, l’histoire fut pire ensuite, cet épisode de mon 3e accouchement n’etait que les prémices de mon calvaire.
2 ans plus tard, en plein traumatisme de cet accouchement inhumain, en plein de doute avec ce premier contact indécent avec mon bourreau… je me rends compte en discutant avec d autres femmes que c’etait bien ça. J’ai été victime d’un decollement de membrane non desiré…victime oui, Avant ça je ne la detestait pas, je la victimisais la pauvre sage-femme qui pensait bien faire, le courant n’avait pas passé entre nous sans doute…

Alors quand je me suis rendu compte de ça, je suis sortis de la salle, j’ai voulut vomir, vomir ma haine, vomir ce viole. Je l’ai detesté, hais, violenté en pensées!

Je me demande encore comment je n ai pas pu lui dire d’arrêter, pourquoi je ne lui ai pas juste dit d’arrêter ça tout de suite, arrêter de me faire mal juste pour des centimetres. J’etais prisonnière de ses doigts, prisonnière de la confiance que j’avais commencé à lui donner à cause de son statut medical.

Pour certaines cela paraît anecdotique, je pense que si la suite n’avait pas été chaotique, cet épisode aurait sombré dans l’oubli…et pourtant personne n’oserait enfouir son doigt au fond du vagin d’une femme sans son consentement, et pour aller plus loin, dans mon cas, dans l’utérus d’une future mère.

La mort à fleur de peau…

10 jan

S

J’ai toujours été une fille très sage, belle, très souriante, une fille sur qui on pouvais compter dessus… même si personne ne m’as jamais réellement accordé son amitié ou simplement un peu d’attention :(
Jusqu’à mes 16 ans 1/2…
Je tombe littéralement amoureuse d’un beau Grec qui est en première année de Science Po, celui à qui j’offre ma première fois au bout de 6 mois. Je trouves en lui mon âme soeur. Quand il m’embrasse, il me fait voir des étoiles. Je jouis de ses simples baiser, je passe des journées entière serrée dans ses bras, les heures passent d’une vitesse affolante !
Mais ma mère est une véritable mère poule et me prive de liberté car elle a peur que je la délaisse un peu, du coup elle enchaîne les punitions : "Range ta chambre et tu pourra sortir" et quand je fini, elle me redonne une autre punition… sans raisons…
Du coup mon amoureux se lasse de m’attendre. Il me demande d’être plus cool avec ma mère, alors que je fais déjà TOUT ce qu’elle me demande de faire.
Je suis punie 1 semaine… puis 2… puis 3 … Le jour de la St Valentin je décide de fuguer, passer la journée avec mon amoureux que je n’ai pas vu depuis si longtemps !!! Il me fait rentrer en cachette dans sa chambre pour ne pas que sa mère alerte la mienne. Il me joue de la guitare… je lui offre son petit cadeau… On fait l’amour pour la 3 ième fois. Magique…
Il me ramène au bus fin de journée. Ma mère apprend que j’étais avec, du coup… sanction !
Je ne peux plus le voir ! Elle est devenue jalouse ! Il décide donc de me quitter… et moi, j’ai qu’une envie, c’est de crever !
J’erre comme un fantôme pendant des mois, ma mère à peur car je perd du poids, je deviens blanche, je ne fais plus attention à moi, je ne parles même plus. Je me sent mentalement morte.

Un soir je craque, j’ai tellement de haine, de rage en moi que je veux me faire mal physiquement. Aussi mal que j’ai intérieurement. Je me frappe le visage, je tombe sur un rasoir de coiffeuse avec une lame aussi grande qu’un index. Et la je me coupe une fois… deux fois… 25 fois… et au bout d’une heure je me sent plus calme. Comme si j’étais apaisée par cette douleur physique.
Forcément, vu l’état de mon poignet… ma mère le remarque. Elle commence alors ses discours qui ne servent à rien face à la rage que j’ai envers elle. "tu as besoin d’aide… tu devrais prendre des médicaments… tu te mutile pour te rendre intéressante" J’ai qu’une envie, c’est de lui crever le coeur pour qu’elle ressente comment je vie depuis 7 mois !
Elle pense que je fume du cannabis et que je prend de la cokaine, elle me menace chaque jours de m’amener à l’hôpital pour faire des testes et moi je ne demande que sa pour qu’elle puisse me lâcher la grappe étant donné que je n’ai jamais rien pris !

Mon père m’inscrit au Viet vodao afin de canaliser mon énergie et à me changer les idées. Et sa marche !
Je rencontre un autre homme et j’oublie ma peine de coeur, ma peine de tout les jours :)

Mais… Ma mère recommence les punitions ^^
Et cette homme me propose de vivre avec lui. Je fais ni une, ni deux, j’prépare mes valises à 18 ans et 5 mois. Je me caaaaasssse !
Ma mère me fait la gueule car elle déteste mon nouvel homme et elle ne me parles plus. je ne peux plus voir mes 2 frères et mes deux soeurs… Du coup sa me fait énormément souffrir… En plus sa ne se passe pas très bien avec cette homme, et j’peux pas retourner chez maman, ni vivre des mes propres moyens vu que je suis toujours étudiante. Je n’ai pas de copines car mon hommes les dragues… il as 6 ans de plus et le décalage d’age se fait bcp ressentir.

19 ans (Novembre) je me sent patraque, j’ai vomis dans la voiture… je suis malade avec les odeurs… Je suis enceinte !
J’apprend que je fais un déni de grossesse, je suis à presque 5 mois de grossesse et en 10 min mon ventre a gonflé tellement que je ne peux plus attacher mon pantalon. Cette grossesse imprévue va bouleverser toute ma vie.
Il ne veux pas d’enfant, et moi je me sent déjà mère et j’aime mon bébé… il me dit "Tu avorte ou je te quitte" Je n’ai personne à qui parler, et si je le garde, je me retrouve à la rue. Je subi une IVG en hollande à 5 mois 3/4, il paye 900 euros pour ruiner ma vie…
Il passe les teste psychologique à ma place car je suis tellement sous le choc, que je n’arrive même pas a réaliser, à parler, j’suis tétanisée.

En rentrant le soir même à la maison, je vide une demi bouteille de vodka cul sec (Lui il est trop occuper à jouer sur son ordi, et à faire des rencontre "coquine" car il me trompe)
Je me déteste, je veux ENCORE CREVER… Donc j’y vais franco, j’enfonce la lame dans mon avant bras, dans mon bras et dans ma gorge le sang coule à flot, je suis fière car je me sent mourir et c’est ce que je veux plus que tout ! Je vois mes tendons bouger, trop dégeu.
Malheureusement, ou heureusement, il descend au frigo et me trouves à moitié morte et appelle l’ambulance.
On me réinjecte du sang et on me fait 42 points de suture. J’explique mon histoire aux urgentistes (ils étaient bien 15 dans la sale) y en as qui se mettent à pleurer quand je raconte que je veux mourir… Le jour après je signe une dérogation pour sortir de l’hôpital car je veux pas passer devant le psy qui vas me bourrer des médoc et je retourne chez cette homme, que je salifie de MONSTRE à présent. Il avait fait mes valises… et le soir même, j’étais à la porte !

Je me suis retrouvée au sans abris à 19 ans…

j’ai repris vie grace l’arrivée de mon fils que j’élève seule, il est toute ma vie. C’est lui qui me fait oublier ce passé monstrueux. Et chaque jour qui passent à présent, nous les mordons à pleines dents :D Et nous sommes très heureux, lui du haut de ses 3 ans et moi du haut de mes 25 ans :))

Plus jamais aucun homme ne me brisera !

Mes petits seins adorés!"

7 jan

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J’ai 30 ans, 2 enfants en bas-âge. J’ai allaité.
Quelques mois après la naissance de mon deuxième, un nodule bénin dans mon sein (fibro-adénome), repéré et suivi depuis quelques années, s’est mis à grossir.
Après échographie, mammographie et biopsie, mon gyneco à décidé de m’opérer rapidement.

L’année dernière, je suis donc passée sur le billard. J’angoissais beaucoup par rapport au résultat esthétique qu’aurait l’opération sur ma poitrine. Aux répercussions sur ma vie de femme, mon couple (oui, mes seins, j’y tiens)

L’opération a finalement duré plus longtemps que prévu: au lieu d’un fibro-adénome, le chirurgien à découvert et retiré une grappe de mini-fibro-adénomes… Équivalant à une boule d’environ 3 cm de diamètre. Mon chirurgien m’a expliqué après-coup qu’il avait du me retirer une très grosse partie de ma glande mammaire, et qu’il avait tout reconstruit à partir de ma propre glande, qu’il avait en quelque sorte "étirée" pour la ramener vers l’avant.
Moi qui donnais l’impression de rester assez détachée et cool par rapport a tout ça, je suis tombée dans les pommes lorsqu’il m’a tout expliqué, et qu’il m’a dit qu’en chirurgie, tant qu’on n’a pas opéré, on n’est jamais sûr de ce que qu’on va trouver.
Il m’a annoncé dans la foulée qu’après analyses, ce qu’on m’avait retiré était bénin.

3 semaines après l’opération et des soins infirmiers 3 fois par semaine, j’ai pu retirer le pansement qui me comprimait le sein. J’ai été bluffée par le résultat. Mon sein était parfait, avec un joli bombé, presque mieux qu’avant. Mon chirurgien avait fait des miracles, et comme il me l’avait précisé, avec des petits seins comme les miens, son boulot n’était pas facilité.

Un an après, mon mamelon a repris toute sa sensibilité, la peau de ma cicatrice s’est bien assouplie. J’ai une cicatrice en zigzag de 4 cm autour de mon téton, mais qui ne se voit pratiquement pas, car elle s’est éclaircie petit à petit.
Je me rendais malade avec l’aspect esthétique de la chose…. Je me suis aperçue, quelques semaines après, que si j’avais fait une fixation sur l’aspect physique des mes petits seins adorés, c’était pour ne pas penser à autre chose, qui aurait pu être pire.
J’ai su après mon opération que ma gyneco avait eu un doute sur l’aspect bénin de mon nodule, d’où son empressement à me faire opérer. Car une de ses patientes, du même âge que moi, et qui avait eu la même chose que moi, avait eu la malchance de découvrir une tumeur maligne, alors même que le diagnostic pré-opératoire était bénin.

Alors voilà. Régulièrement je regarde mes seins dans la glace, je me dis qu’on ne voit presque pas les traces de l’intervention… et je dis OUF… Et MERCI à mon chirurgien!

Signé: Framboise.

Sein opéré: celui qui est à gauche sur la photo.

Papillon blessé

27 déc

papillon

Il était là, derrière moi, j’entendais sa respiration aletante, je sentais sa chaleur et son sex se frottait en durcissant contre ma fesse gauche.
Il y avait du monde autour, j’étais dans une foule pressée autour d’un bassin où il y avait un spectacle d’otaries.
Je n’ai pas compris tout de suite, ce qu’il était en train de se passer.
Ce dont je suis sûr c’est que je ne souhaitais pas cela, je n’avez pas envie de le sentir contre moi!
Je me suis décalée, plusieurs fois, pour me dégager, mais il revenait contre moi!
Alors j’ai cherché en vain le regard de ma mère qui était un peu plus loin, derrière, elle aussi et ne la voyant pas j’ai eu très peur!
J’étais au bord de l’évanouissement, comme tétanisée. Les pensées tourbillonnaient dans ma tête, j’étais coincée par ce porc!!!
Je me disais qu’il fallait que je me retourne, que je vois quelle bête immonde était en train d’abuser de moi, en train de désirer mon corps de petite fille de 11 ans!
Il faut que je me retourne, il faut que je me retourne… et pourtant j’avais tellement peur de ce que j’allais découvrir…
J’aurais voulu hurler, mais en vain, je suis restée muette, et je me suis retournée dans un élan surhumain, pour en finir, pour que ça s’arrête, parce que je ne voulais pas, parce que je n’avais pas envie!!!!!
Et alors j’ai vu son visage et son regard m’a transpercée de part en part. Un regard de prédateur, un gros mou de porc rougeaud, la cinquantaine, une merde de lâche et un gros malade pédophile. je n’ai pas dit un mot, j’ai l’impression de l’avoir fusillé du regard et je me suis faufilée dans la foule, pour chercher ma mère qui n’était finalement pas loin.
Je me souviens du soulagement lorsque je l’ai vu. Je ne lui ai rien dit, je crois qu’elle n’a rien vu, sinon elle aurait réagi et la vie a continué comme si de rien était jusqu’à il y à deux jours.
Je l’avais bien oublié, remisé dans un coin de mon esprit où le souvenir de cet immense traumatisme d’enfant avait affleuré il y a 5 ans et totalement explosé récemment.
Je pensais cet instant anecdotique et anodin alors qu’il ne m’a pas quitté pendant 27 ans, alors qu’il a conditionné mon devenir de femme car je ne suis pas devenue celle que j’aurai du être puisque qu’il a été au coeur de tous mes actes, envahissant, débordant, dégoutant!
Et je me suis oubliée, moi, pour devenir une autre, en réaction, en protection!
J’ai gommé inconsciemment toutes traces de féminité, j’ai fait de mon corps un repoussoire dégoutant pour ne plus jamais être objet de désir.
Mais malgré tout, on m’a aimé et plus on m’aimait, plus j’étouffais, plus je me sentais coincée comme lors de ce jour de foire , dans la foule, contre le bassin, contre mon bassin…
Je n’ai pas envie, je n’ai pas envie, je n’ai pas envie…..parfois en totale contradiction avec mon corps qui montrait les signaux du désir, malgrè tout….une sexualité mentalisée, une incapacité à se donner, à partager, un corps qui jouit en force, aucun lâcher prise!!!!
L’idée de l’abandon me tétanise, je suis dans la maîtrise!!!!!
Je suis un papillon blessé, mais je suis en chemin vers moi même, je suis désormais à l’écoute de l’enfant qui pleurt et criant de douleur,
je laisse advenir la peur et la douleur, je l’entends, je pleurs….je pleurs….des pleurs libérateurs…

A tire d’Elle

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